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Routiers I

9 avril 1998 · Débat · 12 894 mots

26 « dégage » / « tu vires » 8 « ta gueule » 40 insultes 5 « de toute manière »

Équipe citée : Manu, Phildar.

Pseudos des auditeurs (5)

Gertrude · Fabio · Robert · Juan Lucas · Manu

Relevés automatiquement dans le transcript (annonces de Max / Gérard) : orthographe et oublis possibles.

[SPEAKER_02]: Donc on accueille Gertrude.
[SPEAKER_00]: Ouais, Gertrude, camionneuse.
[SPEAKER_02]: Bonsoir.
[SPEAKER_02]: Bonsoir.
[SPEAKER_02]: Tonton Belleuil.
[SPEAKER_02]: Tonton Belleuil, t'es là ?
[SPEAKER_02]: Tonton, tu travailles s'il te plaît, merci.
[SPEAKER_02]: Une fois, deux fois, trois fois, bonne nuit.
[SPEAKER_02]: Bonne nuit.
[SPEAKER_03]: Ah non, tu peux pas le virer, c'était le seul routier que j'avais trouvé.
[SPEAKER_02]: On a une routière, c'est pareil.
[SPEAKER_02]: Ouais, mais il faut un mec.
[SPEAKER_02]: On a Spoon.
[SPEAKER_02]: Ouais, je veux un collègue.
[SPEAKER_08]: Bonsoir, c'est Spoon.
[SPEAKER_08]: Didier.
[SPEAKER_08]: Salut à toi, poids lourd.
[SPEAKER_08]: Didier !
[SPEAKER_08]: C'est moi, salut à toi, poids lourd.
[SPEAKER_08]: Jean-Pierre !
[SPEAKER_08]: Ouais, salut, je suis pompiste.
[SPEAKER_02]: J'ai retrouvé tonton Belleuil.
[SPEAKER_02]: Tonton Belleuil, t'es là ?
[SPEAKER_08]: Excuse-moi, Gégé, bonsoir.
[SPEAKER_08]: Réveille-toi, tonton Belleuil.
[SPEAKER_08]: Non, non, c'est rien, en fait, j'étais dans la cuisine avec ma femme.
[SPEAKER_02]: Non, mais pour l'instant, t'es avec nous au débat, ou t'es en train de faire à bouffer ?
[SPEAKER_08]: Non, en fait, je voulais te dire que le premier débat, déjà, il était super, avec les petits jeunes et tout, c'était bien sympa, sur la gourmandise, en plus, on a appris des trucs.
[SPEAKER_02]: Donc on va attaquer le deuxième en espérant qu'il se passe aussi bien.
[SPEAKER_03]: Le troisième ?
[SPEAKER_03]: Non, le deuxième.
[SPEAKER_03]: Ah pardon, excuse.
[SPEAKER_02]: Pensez-vous que le métier de routier est-il dangereux ?
[SPEAKER_02]: Donc on va demander à Jean-Pierre, comme c'est un pompiste, je pense qu'il a dû en voir... Jean-Pierre ?
[SPEAKER_02]: Ouais.
[SPEAKER_02]: Donc toi ?
[SPEAKER_07]: Si c'est dangereux, ben moi je suis pas routier, je peux pas trop te dire, mais bon, des fois... Oh, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît, vous laissez répondre Jean-Pierre, merci.
[SPEAKER_07]: Ouais, ben si c'est dangereux, ça dépend, quoi.
[SPEAKER_07]: Le mec qui conduit bourré, c'est clair, moi j'en vois souvent arriver à la station un peu bourré, quoi, mais...
[SPEAKER_07]: Mais bon, s'il roule normal, ouais, ça peut aller, quoi, mais des fois je les vois arriver dans un état, je sais même pas comment ils sont arrivés à la station sans rentrer dedans, quoi.
[SPEAKER_02]: Non, mais là, tu dis...
[SPEAKER_02]: Attendez, là tu dis que tu envoies qu'ils sont bourrés, mais dans quel sens ?
[SPEAKER_02]: Comment tu peux le voir ?
[SPEAKER_02]: Comment tu peux voir que le mec, il est bourré ?
[SPEAKER_07]: Le mec, quand il me parle, il sent la vinasse, quoi.
[SPEAKER_02]: Non, mais même, il n'y a pas besoin de sentir la vinasse pour...
[SPEAKER_02]: Alors, dans ces cas-là, tu ne le vois pas avec le camion, alors ?
[SPEAKER_02]: Tu ne le vois pas quand il descend pour te parler ?
[SPEAKER_07]: Des fois, par exemple, il descend, il manque de se vautrer, après, il cherche le trou pour mettre la pompe.
[SPEAKER_07]: Enfin, tu vois, ça dure 10 minutes, quoi.
[SPEAKER_02]: Donc, Didier ?
[SPEAKER_08]: Moi, je trouve que c'est vraiment dangereux, parce que
[SPEAKER_08]: Moi, je m'occupe des péages.
[SPEAKER_08]: Et souvent, je les vois qui se font braquer, les pauvres.
[SPEAKER_02]: Attends, attends, attends.
[SPEAKER_02]: Non, là, je ne vois pas.
[SPEAKER_02]: Je te demande.
[SPEAKER_02]: Moi, je les vois, justement.
[SPEAKER_08]: Je les vois, ils se font braquer.
[SPEAKER_02]: Celui qui s'amuse avec ça, il va se calmer tout de suite.
[SPEAKER_02]: Je préviens d'entrer.
[SPEAKER_02]: D'accord ?
[SPEAKER_02]: Donc, pour toi, Didier, donc...
[SPEAKER_02]: C'est dangereux, hein ?
[SPEAKER_02]: Bon, qui c'est qui s'amuse avec le combiné ?
[SPEAKER_02]: On s'en fout, vas-y.
[SPEAKER_02]: Donc pour toi Didier, c'est dangereux ?
[SPEAKER_02]: Ah ouais, c'est dangereux.
[SPEAKER_08]: D'accord.
[SPEAKER_08]: Spoon ?
[SPEAKER_08]: Oui, ben moi si tu veux, je fais un métier qui est très en rapport avec les routiers.
[SPEAKER_08]: Je suis caissier dans une caisse d'autoroute.
[SPEAKER_02]: Non mais attends, c'est bien, n'importe quoi.
[SPEAKER_02]: Non mais attends, tu vas pas me dire que... Attends, Spoon, tu vas pas me dire que tu fais le même métier que Didier, alors que sous les yeux, je t'appuie, c'est marqué anti-routier ?
[SPEAKER_08]: Attends, mais je peux très bien exercer le métier de gars qui fait payer des gars qui arrivent à l'autoroute.
[SPEAKER_08]: Tout en n'aimant pas les routiers.
[SPEAKER_08]: Mais bon, si tu veux, les routiers, moi, je les aime bien, sauf que quand ils arrivent à ma cabine, souvent quand ils ouvrent la vitre pour me donner des sous, ça pue.
[SPEAKER_02]: Déjà, pour commencer, normalement, les trois quarts des routiers payent avec une carte.
[SPEAKER_02]: On va avoir le... Oui, des sous, une carte, c'est pareil, c'est pour payer.
[SPEAKER_08]: Stop, 5 minutes.
[SPEAKER_02]: Oui, excusez-moi tout le monde, on accueille un gendarme, c'est le capitaine Daubet.
Bonsoir, capitaine.
[SPEAKER_08]: Oui, bonsoir, capitaine.
[SPEAKER_08]: Tu es à l'appareil du 23e bataillon.
[SPEAKER_02]: Non, mais on s'en fout.
[SPEAKER_08]: Oui, bonsoir.
[SPEAKER_08]: Alors, j'appelais pour au sujet des routiers.
[SPEAKER_08]: Chevalier de la Légion d'honneur.
[SPEAKER_08]: Pour dire que, quand même, statistiquement, il faut savoir que les routiers ont quand même beaucoup plus d'accidents de la route que n'importe quel autre type de conducteur.
[SPEAKER_02]: Bon, pour l'instant, ce n'est pas la question.
[SPEAKER_02]: Donc, tu as laissé terminer Spoon.
[SPEAKER_02]: Et puis, quand on est poli, on dit bonsoir.
[SPEAKER_02]: Quand on est bonsoir.
[SPEAKER_02]: On dit bonsoir.
[SPEAKER_02]: Ça va mieux.
[SPEAKER_02]: On attend que Spoon ait terminé de répondre.
[SPEAKER_02]: Spoon, je vais répondre à ta question.
[SPEAKER_02]: Tu dis que ça pue par moment donné.
[SPEAKER_02]: Ça sent quoi l'alcool ?
[SPEAKER_08]: Ça pue.
[SPEAKER_08]: Des fois aussi, ils dorment dedans et ils oublient d'aérer la cabine.
[SPEAKER_02]: Je peux te dire une chose.
[SPEAKER_02]: Là, tu mens.
[SPEAKER_08]: Mais ça arrive des fois.
[SPEAKER_08]: Non.
[SPEAKER_08]: Mais il y a certains routiers qui ne sont pas aussi propres que nous.
[SPEAKER_02]: Non, non, mais attends, parce que moi je sais ce que c'est, je paie de la route, et fais-moi confiance que les camions sont aérés.
[SPEAKER_02]: Non, ça fouette le chacun.
[SPEAKER_02]: Non, non, c'est pas vrai, t'es un menteur.
[SPEAKER_05]: Ça sent la hyène, ça sent la hyène.
[SPEAKER_03]: Oh, s'il vous plaît, là, on se calme.
[SPEAKER_03]: Il y a une question militale de Fabio, 22 ans, qui nous demande, enfin il demande à Gérard, étant ancien routier, quel était ton QRZ ?
[SPEAKER_02]: QRZ, Sibis, on n'en parle pas tout de suite.
[SPEAKER_02]: Ah d'accord, il y a une question, excuse-moi.
[SPEAKER_02]: Bon bah tu la sauras plus tard Fabio la réponse.
[SPEAKER_02]: Donc on m'a demandé à Belleuil.
[SPEAKER_02]: Bon lui il est où là ?
[SPEAKER_02]: Il voit rien ou quoi lui ?
[SPEAKER_02]: C'est bon il est là ?
[SPEAKER_02]: Non ouais j'étais en train de... Bon vous avez pas commencé les premières questions comme ça parce que sinon vous allez gerber.
[SPEAKER_02]: Tu me copies ?
[SPEAKER_02]: Qui c'est qui s'est mis à dire ça ?
[SPEAKER_02]: Beloeil.
[SPEAKER_02]: Beloeil, tu réponds s'il te plaît.
[SPEAKER_08]: C'est assez dangereux quand même.
[SPEAKER_02]: Dans quel sens ?
[SPEAKER_08]: Dans le sens où c'est risqué de faire de la route en étant routier.
[SPEAKER_08]: Et qu'est-ce qui se passe ?
[SPEAKER_02]: Si t'as du monde derrière, l'œil, tu dégages.
[SPEAKER_08]: D'accord.
[SPEAKER_08]: Bonne nuit.
[SPEAKER_02]: Salut.
[SPEAKER_02]: Gérard ?
[SPEAKER_00]: Gertrude.
[SPEAKER_00]: Moi, je suis routière.
[SPEAKER_00]: J'ai une femme, je suis routière.
[SPEAKER_00]: Bah ouais, le métier, c'est dangereux, hein.
[SPEAKER_02]: Surtout quand tu prends l'autoroute, hein.
[SPEAKER_02]: Manu !
[SPEAKER_02]: Bon, attends, Gertrude.
[SPEAKER_02]: Non, non, excuse-moi, Gertrude.
[SPEAKER_02]: Celui qui s'amuse à faire du bruit comme ça se calme ou dégage !
[SPEAKER_02]: D'accord.
[SPEAKER_02]: C'est bel oeil.
[SPEAKER_02]: Bon, alors, Manu, s'il te plaît.
[SPEAKER_02]: Manu, s'il te plaît, une fois !
[SPEAKER_02]: Tu me vires bel oeil.
[SPEAKER_02]: C'est un routier !
[SPEAKER_02]: Non, non, mais tu le vires...
[SPEAKER_02]: C'est con, un routier, on le sait, hein.
[SPEAKER_02]: Je le vire, alors, c'est con, les routiers.
[SPEAKER_00]: Fais gaffe à ce que tu dis, toi.
[SPEAKER_02]: Bon, vas-y, Gertrude, je t'écoute.
[SPEAKER_00]: Ouais.
[SPEAKER_00]: Je disais quoi, là ?
[SPEAKER_00]: Je disais, ouais, c'est dangereux, là, sur l'autoroute, à cause des vieux.
[SPEAKER_00]: Parce que, franchement, les vieux, ils savent pas conduire.
[SPEAKER_00]: C'est clair.
[SPEAKER_00]: On arrive en bahut, derrière, on peut pas, franchement, toujours s'arrêter.
[SPEAKER_07]: Vieux voulant, me retournant.
[SPEAKER_00]: Et puis les jeunes, les petits cons, là.
[SPEAKER_00]: « Ah bah les petits cons, faut voir comment ils roulent, hein. »
[SPEAKER_00]: « Non, non, c'est des petits cons, ça. »
[SPEAKER_02]: « Mais ça, je peux te dire une chose, je suis d'accord avec toi, parce que j'ai fait de la route, donc... » « Ah, t'es d'accord avec moi, c'est des petits cons. »
[SPEAKER_02]: « T'as fait de la route, Gérard ? »
[SPEAKER_02]: « Oui, j'ai fait de la route. »
[SPEAKER_02]: « Comment ça ? »
[SPEAKER_02]: « Bon, tu me laisses répondre, s'il te plaît, t'arrêtes de me couper la parole, sinon tu vas dégager sec, quoi. »
[SPEAKER_03]: « Bah, il était dans un camion, et puis il mettait du goudron, et puis après ça se séchait, et ça faisait de la route, quoi. »
[SPEAKER_03]: N'importe quoi.
[SPEAKER_02]: Donc pour répondre à Gertrude, moi je peux te dire une chose que c'est plutôt chiant, c'est quand tu les vois qui sont à se traîner sur la file de droite à 60.
[SPEAKER_02]: Moi je peux te dire une chose, que ça c'est des emmerdeurs pas possibles.
[SPEAKER_03]: Mais pourquoi ils se mettent pas sur la pile de gauche alors ?
[SPEAKER_02]: Non mais attends, déjà sur la pile de gauche, quand tu commences à doubler, t'en as toujours un qui est là pour te faire chier, qui avance pas, celui qui est sur la pile de droite c'est encore pire.
[SPEAKER_02]: Alors quand tu prends les vieux, les vieux on dirait que c'est la première fois qu'ils vont sur une autoroute, alors là c'est encore la catastrophe pire.
[SPEAKER_02]: Les vieux vont sur une autoroute ?
[SPEAKER_02]: Non, non, non.
[SPEAKER_02]: Les vieux ils vont pas sur une autoroute.
[SPEAKER_02]: Oh non, ils vont passer en autoroute.
[SPEAKER_02]: Non, ils y vont jamais.
[SPEAKER_02]: Tu peux me dire que vous n'avez jamais vu ça ?
[SPEAKER_08]: Moi je le connais, je travaille dans un péage, je suis péageur, et jamais, il n'y en a jamais.
[SPEAKER_02]: Comme Spoon.
[SPEAKER_02]: Non, non, non.
[SPEAKER_02]: C'est ça, tu rêves.
[SPEAKER_03]: S'il vous plaît, merci.
[SPEAKER_03]: On accueille donc Robert et on accueille M. Claude aussi.
[SPEAKER_02]: À la place.
[SPEAKER_02]: À la place de rien du tout.
[SPEAKER_04]: Oui, bonsoir, c'est M. Claude.
[SPEAKER_04]: Donc j'aimerais apporter mon témoignage.
[SPEAKER_04]: Bonjour, c'est le moteur de Toulouse.
[SPEAKER_04]: Bonsoir.
[SPEAKER_04]: Donc moi, je tenais un varapute sur l'autoroute, en plein milieu d'autoroute, et j'accueillais là des routiers.
[SPEAKER_04]: Ils étaient en transport, si vous voulez, qui effectuaient un trajet.
[SPEAKER_04]: Et Robert aussi.
[SPEAKER_04]: Et Robert !
[SPEAKER_02]: Salut, GG.
[SPEAKER_02]: Salut.
[SPEAKER_02]: Ça va bien ?
[SPEAKER_08]: Ben, Hussein, il est les 20 ours.
[SPEAKER_02]: Bon, alors, donc, t'as compris la première question ou pas ?
[SPEAKER_08]: Non, j'étais au standard, j'ai rien entendu.
[SPEAKER_02]: Pensez-vous que le métier de routier est-il dangereux ?
[SPEAKER_02]: Celui qui s'amuse à perdre du bruit, arrête !
[SPEAKER_02]: Je peux répondre ?
[SPEAKER_02]: Bon, Manu, s'il te plaît, tu me calmes, celui qui s'amuse avec ça.
[SPEAKER_02]: Je peux pas savoir humainement d'où ça vient.
[SPEAKER_03]: Je crois qu'il y a un routier, donc il est peut-être dans son camion.
[SPEAKER_02]: Alors, est-ce que le métier de... routier...
[SPEAKER_02]: Moi, je ne continue pas avec un son comme ça pour que...
[SPEAKER_08]: Je peux répondre, Gégé ?
[SPEAKER_08]: Vas-y.
[SPEAKER_08]: Même avec le son qui est dégueulasse, on s'en fout.
[SPEAKER_02]: Non, non, mais moi, je ne m'en fous pas parce que je voudrais...
[SPEAKER_08]: Écoute, Gégé, le son, il est dégueulasse pour toi, comme pour moi, comme pour les autres.
[SPEAKER_08]: Oui, c'est vrai.
[SPEAKER_08]: Donc, lâche l'affaire avec le son et écoute ma réponse.
[SPEAKER_02]: Si tu n'es pas content, déjà, c'est moi qui mène mes débats.
[SPEAKER_02]: Oui, mais il a raison.
[SPEAKER_08]: J'ai quand même raison quelque part.
[SPEAKER_08]: C'est moi qui mène mes débats.
[SPEAKER_02]: Si tu n'es pas content, c'est le même prix.
[SPEAKER_02]: Lâche-le répondre, Gérard.
[SPEAKER_08]: Pourquoi tu fais comme ça ?
[SPEAKER_08]: C'est dangereux, pourquoi ?
[SPEAKER_08]: Parce que quand tu roules, t'es sur la route, il est la journée ou le soir, et que là, tu rencontres deux
[SPEAKER_08]: Deux filles du sexe féminin sur le bord de l'autoroute, qu'est-ce que tu fais en tant que routier ?
[SPEAKER_08]: T'es tout seul, t'as fait ta journée, soit t'es marié, soit tu ne l'es pas, mais qu'est-ce que tu fais ?
[SPEAKER_02]: Alors déjà pour commencer, sur le bord de l'autoroute, déjà pour commencer, je vais te répondre, et ça Gertrude va être d'accord avec moi.
[SPEAKER_02]: Déjà pour commencer...
[SPEAKER_06]: Écoute, il y a le côté vicieux du métier.
[SPEAKER_02]: Écoute-moi Robert s'il te plaît, parce que tout à l'heure tu as m'écouté ou sinon tu as gerbé ?
[SPEAKER_02]: Hein ?
[SPEAKER_02]: Ok ?
[SPEAKER_02]: Donc, déjà pour commencer, sur l'autoroute, les gens n'ont pas le droit de s'y arrêter sauf si t'es en panne.
[SPEAKER_02]: Déjà une... Non ?
[SPEAKER_02]: Bon, oh !
[SPEAKER_02]: S'il vous plaît, vous me laissez répondre ?
[SPEAKER_02]: D'accord, merci.
[SPEAKER_02]: Donc Gertrude, elle est d'accord avec moi déjà.
[SPEAKER_02]: Il n'y a que ceux qui sont en panne qui peuvent s'arrêter sur la bande d'arrêt d'urgence.
[SPEAKER_02]: Les autres, normalement, il y a des aires de repos pour ça.
[SPEAKER_02]: Non, non, non, non, non.
[SPEAKER_02]: Je ne vois pas du tout le rapport avec deux nanas qui sont sur l'autoroute.
[SPEAKER_08]: Je te donne un autre exemple.
[SPEAKER_08]: Tu es depuis toute ta journée dans ton cabine, si je me trompe, dans ton tracteur.
[SPEAKER_08]: Je crois que l'avant du camion, ça s'appelle le tracteur.
[SPEAKER_08]: Non, c'est pas le coche-pig.
[SPEAKER_08]: Si je me trompe, tu es tout seul dans ta journée, tu as eu la radio ou quoi que ce soit, une petite télé.
[SPEAKER_08]: Tu vois au bord d'une nationale ou d'une autoroute, comme tu veux, tu vois deux lingots d'or.
[SPEAKER_08]: Qu'est-ce que tu fais ?
[SPEAKER_08]: C'est pas vicieux ?
[SPEAKER_02]: Non mais ça, je vois pas le rapport avec ce que tu disais au début.
[SPEAKER_02]: Stop, 5 minutes, oui ?
[SPEAKER_02]: Oui, on accueille donc Juan Lucas, à la place de Didier, il est cibiste.
[SPEAKER_02]: Mais t'inquiète pas, il est pas sur la cibille, il est sur le téléphone.
[SPEAKER_02]: Qui ?
[SPEAKER_02]: Juan Lucas.
[SPEAKER_05]: Oui, bonsoir Juan Lucas.
[SPEAKER_05]: Il y a un vrai problème là.
[SPEAKER_05]: Salut Juan Lucas.
[SPEAKER_05]: Bonsoir.
[SPEAKER_05]: De Lingo, qu'est-ce que tu fais ?
[SPEAKER_05]: Je suis cibiste, c'est pas mon métier, parce que cibiste ce n'est pas un métier.
[SPEAKER_02]: Et Rouen, tu laisses quand même finir Robert, un peu de discipline.
[SPEAKER_08]: Est-ce que tu trouves pas que le métier de routier...
[SPEAKER_08]: C'est vicieux, par lui-même.
[SPEAKER_08]: Mais dans quel sens ?
[SPEAKER_08]: Dans le sens où...
[SPEAKER_03]: Je te donne un autre exemple.
[SPEAKER_03]: Non, mais moi j'ai un exemple.
[SPEAKER_03]: Est-ce que toi, en tant que routier, quand tu étais routier, est-ce que tu avais le droit, par exemple, de t'arrêter quand tu travaillais, quand tu faisais de la route, pour prendre des autostoppeurs ou des putes ?
[SPEAKER_02]: Déjà, là, je vais te répondre tout de suite à ta question.
[SPEAKER_02]: Déjà, les autostoppeurs ou autostoppeuses, normalement, c'est interdit de les prendre dans les camions.
[SPEAKER_00]: Oui, mais est-ce que tu peux pas... Non, non, mais attendez, attendez, attendez !
[SPEAKER_02]: Merci Robert !
[SPEAKER_02]: Oui.
[SPEAKER_02]: Donc, Fildar, là la question, tu la poses trop vite parce que c'est une question qu'on va poser.
[SPEAKER_03]: Ah d'accord.
[SPEAKER_03]: Deux secondes, j'ai un truc sur Minitel aussi de Fabio, qui nous dit que selon une étude américaine, être longtemps assis au volant peut rendre stérile.
[SPEAKER_03]: Donc il parle bien sûr des chauffeurs routiers et tout ça, donc il voudrait savoir si Gérard, en tant qu'ancien routier, t'as eu des séquelles.
[SPEAKER_02]: Euh, non.
[SPEAKER_02]: Explique.
[SPEAKER_02]: Non, parce que déjà, même que tu restes trop longtemps assis, t'en as marre, donc t'es obligé de t'arrêter pour faire des pauses.
[SPEAKER_02]: Il paraît que les couilles, elles peuvent rentrer dans le cul à force.
[SPEAKER_02]: Non, mais ça, Manu, si c'est pour me poser des questions cons comme ça, tu fermes ta gueule.
[SPEAKER_02]: Ok, pardon.
[SPEAKER_02]: Voilà.
[SPEAKER_02]: Tu pisses de la merde.
[SPEAKER_02]: Donc, on va passer à la deuxième.
[SPEAKER_02]: Peut-on avoir une vie de famille pendant qu'on conduit ?
[SPEAKER_02]: Bah non.
[SPEAKER_02]: Bah attends, mais tu permets, toi, c'est pas à toi que je m'adresse, d'accord ?
[SPEAKER_08]: On va demander à Robert.
[SPEAKER_08]: J'aimerais répondre.
[SPEAKER_08]: Robert.
[SPEAKER_08]: Une vie de famille pendant qu'on conduit, c'est ça ?
[SPEAKER_08]: Ouais.
[SPEAKER_08]: Je crois que ça fait partie des métiers où, justement, t'es loin de la famille.
[SPEAKER_08]: Et tu te retrouves seul, ce qui fait que tu t'éloignes de plus en plus.
[SPEAKER_02]: Non mais Robert, est-ce que tu as bien compris la question ?
[SPEAKER_02]: Peut-on avoir une vie de famille pendant qu'on conduit ?
[SPEAKER_08]: Non, je vais être honnête, je crois que je n'ai pas bien compris la question.
[SPEAKER_02]: Alors donc, si tu n'as pas très bien compris la question, tu aurais dû le dire.
[SPEAKER_08]: Explique alors.
[SPEAKER_02]: Bon, on va demander à Jean-Pierre.
[SPEAKER_02]: Non, mais explique peut-être.
[SPEAKER_02]: Mais 5 minutes, je laisse parler les autres et après je donnerai mon point de vue.
[SPEAKER_02]: Ouais, Gérard, moi j'ai plutôt une vie de chien.
[SPEAKER_02]: Qui ?
[SPEAKER_08]: Paul.
[SPEAKER_02]: Quoi ?
[SPEAKER_02]: Ou qu'on a un Paul ?
[SPEAKER_02]: T'as pas de Paul, Manu ?
[SPEAKER_02]: Y'a pas de Paul.
[SPEAKER_02]: Je fais que passer, je fais que passer.
[SPEAKER_02]: Non, je fais que passer, je suis déjà parti.
[SPEAKER_02]: Ouais, bah alors bonne nuit.
[SPEAKER_02]: Bonne nuit.
[SPEAKER_02]: Jean-Pierre.
[SPEAKER_02]: Oui ?
[SPEAKER_02]: En tant que pompiste.
[SPEAKER_02]: Oui.
[SPEAKER_02]: Pendant que je conduis, c'est ça ?
[SPEAKER_07]: Bah oui, mais moi je suis pompiste, je conduis pas.
[SPEAKER_02]: Bah oui, c'est pour ça que je vois pas...
[SPEAKER_02]: Le terme du débat, non ?
[SPEAKER_02]: Non mais je vois pas, je veux bien...
[SPEAKER_02]: On va te garder, mais si t'as vraiment rien à dire, ça sert à rien qu'on te garde.
[SPEAKER_02]: Écoute, moi je propose qu'on fasse un vote pour le garder.
[SPEAKER_02]: Non mais attendez, c'est pas vous qui commandez, c'est moi, d'accord ?
[SPEAKER_02]: C'est moi qui fais les débats, ok ?
[SPEAKER_02]: Donc on va demander à Juan.
[SPEAKER_05]: Juan Lucas, s'il te plaît.
[SPEAKER_02]: Je donnerai des noms comme ça me fait plaisir.
[SPEAKER_05]: C'est quoi déjà la question ?
[SPEAKER_05]: Est-ce qu'une vie de famille ?
[SPEAKER_05]: Peut-on avoir une vie de famille pendant qu'on conduit ?
[SPEAKER_05]: Ben non.
[SPEAKER_05]: Ben non, c'est clair.
[SPEAKER_02]: Attends Manu, s'il te plaît.
[SPEAKER_02]: Excuse-moi, c'est mon cœur qui a parlé.
[SPEAKER_05]: Je suis d'accord avec Manu.
[SPEAKER_05]: Je suis d'accord avec Manu.
[SPEAKER_02]: Spoon, pour l'instant tu t'écrases, on demande à Juan.
[SPEAKER_05]: Juan Lucas.
[SPEAKER_05]: Et donc non, parce qu'en fait, la femme ou le mec, quand il est sur la route, l'autre côté, la femme ou le mec fait ce qu'elle veut.
[SPEAKER_05]: Et le chien aussi, surtout le chien.
[SPEAKER_05]: Qui c'est qui sort le chien ?
[SPEAKER_05]: C'est Jérôme.
[SPEAKER_02]: Gérard, comment tu vas avoir une vie de famille quand tu conduis ?
[SPEAKER_02]: Attends, on va laisser tout le monde parler, moi je vais répondre après.
[SPEAKER_02]: Ça serait bien que tu leur expliques avant.
[SPEAKER_02]: Non mais là, donc... S'il vous plaît, merci !
[SPEAKER_03]: Écoutez Gérard, un peu de discipline, il va expliquer.
[SPEAKER_02]: Déjà, quand tu conduis, tu ne peux pas avoir de vie de famille, ça c'est sûr.
[SPEAKER_02]: Explique.
[SPEAKER_02]: Donc, une vie de famille... Bon, tu la fermes ?
[SPEAKER_03]: Explique, explique.
[SPEAKER_02]: Après ?
[SPEAKER_02]: Après les questions, il reste Spoon et Gertrude.
[SPEAKER_02]: Et Robert.
[SPEAKER_02]: Non, Robert, tu as déjà parlé.
[SPEAKER_02]: Vas-y Gérard.
[SPEAKER_02]: Donc une vie de famille, de toute manière, tu ne peux pas en avoir parce que déjà, une, tu ne peux pas t'occuper de tout, du volant.
[SPEAKER_03]: Du levier, de ta femme, tout ça.
[SPEAKER_02]: Non, tu ne peux pas être avec ta femme si elle est avec toi parce que je sais qu'il y a des chauffeurs routiers quand même, leur femme avec eux.
[SPEAKER_03]: Et même son famille alors ?
[SPEAKER_03]: On peut conduire en famille.
[SPEAKER_02]: Si je vois des couples qui conduisent en famille, ça oui.
[SPEAKER_02]: C'est débile.
[SPEAKER_02]: Non mais c'est peut-être débile pour toi, mais pour moi non.
[SPEAKER_02]: Moi j'ai déjà vu des couples qui conduisaient, il y avait le mari et la femme.
[SPEAKER_02]: Et il n'y a pas si longtemps que ça, je crois qu'il y a à peu près un mois.
[SPEAKER_03]: Il y a deux semaines.
[SPEAKER_03]: Deux semaines, non un peu plus.
[SPEAKER_03]: Ah bon ?
[SPEAKER_02]: Ça a été en début d'année je crois.
[SPEAKER_02]: Il y a eu un couple...
[SPEAKER_02]: Il y a eu un couple qui était là, et ils étaient mariés-femmes, et ils conduisaient tous les deux.
[SPEAKER_07]: Et elle fait quoi, la femme, pendant qu'il conduit ?
[SPEAKER_02]: Elle se repose, et quand lui, il est crevé, c'est elle qui reprend le volant.
[SPEAKER_02]: Donc, Spoon ?
[SPEAKER_08]: Oui, en fait, je pensais justement à ce que tu disais, là, que la femme pouvait accompagner son mari, et en fait, je me disais que c'était très bien, parce que la femme pouvait relayer son mari, et en fait, il n'avait pas besoin de s'arrêter toutes les trois heures, et...
[SPEAKER_08]: Ils pouvaient mener une vie de famille agréable.
[SPEAKER_02]: Attends, Spoon, tu dis qu'on dira toutes les 3 heures ?
[SPEAKER_08]: Non, mais je sais que les routiers, en général, ils doivent s'arrêter toutes les 3 heures.
[SPEAKER_02]: Non, c'est toutes les 2 heures.
[SPEAKER_08]: Toutes les 2 heures.
[SPEAKER_02]: Et encore, on va demander à... Jean-Pierre, j'ai un truc à dire.
[SPEAKER_02]: Tonton Belleuil, il n'est plus là, lui ?
[SPEAKER_02]: Ah non, c'est Robert à la place.
[SPEAKER_02]: Il a déjà répondu.
[SPEAKER_08]: Jean-Pierre, j'ai un truc à dire.
[SPEAKER_07]: On n'a pas de jambes.
[SPEAKER_07]: Ah oui, ici.
[SPEAKER_07]: Oui, oui, oui, Jean-Pierre.
[SPEAKER_07]: Moi, je suis à la pompe.
[SPEAKER_07]: Et à la pompe, il y a un bar à côté.
[SPEAKER_07]: Ça fonctionne les deux.
[SPEAKER_07]: Et à propos de vie de famille, moi, je les vois, les petits routiers, quand ils sortent, ils prennent leur pause.
[SPEAKER_07]: Dans le bar, ils ne sont pas très sérieux.
[SPEAKER_07]: Ils ont de la famille.
[SPEAKER_07]: Tu t'écrases, toi, pour l'instant.
[SPEAKER_02]: Tu n'as pas appelé pas de chambre.
[SPEAKER_03]: Anthony, tu t'écrases.
[SPEAKER_03]: J'ai pas de mari.
[SPEAKER_03]: Le mari, c'est la route.
[SPEAKER_02]: Oui, ça, c'est...
[SPEAKER_02]: C'est une belle phrase.
[SPEAKER_00]: Moi, je suis mariée à la route, donc la route, c'est ma vie.
[SPEAKER_00]: Donc, ben non, moi, je dis non, c'est pas possible.
[SPEAKER_00]: La vie de famille, c'est pas possible.
[SPEAKER_00]: Moi, j'y pense pas.
[SPEAKER_00]: Marie, c'est la route, alors... Et la biroute ?
[SPEAKER_08]: Et la biroute, Gérard ?
[SPEAKER_02]: Bon, celui qui s'amuse à dire des conneries comme ça va se calmer ou il se dégage ?
[SPEAKER_08]: C'est Eric.
[SPEAKER_02]: Alors, il n'y a pas d'Eric.
[SPEAKER_02]: Bon, Manu, s'il te plaît, t'essayes de voir, parce qu'il y en a qui passent par-dessus tout le monde quand quelqu'un parle.
[SPEAKER_02]: Je suis pauvre, débordé.
[SPEAKER_08]: C'est qui ?
[SPEAKER_08]: C'est Spoon.
[SPEAKER_08]: Je peux remercier un routier ?
[SPEAKER_08]: Non.
[SPEAKER_08]: Pas de bonjour.
[SPEAKER_08]: Il n'y a pas de remerciement.
[SPEAKER_08]: Et ni de bonjour.
[SPEAKER_08]: Allez, on y va, Gérard.
[SPEAKER_03]: J'ai répondu, tu n'as pas répondu.
[SPEAKER_02]: Qui n'a pas répondu ?
[SPEAKER_02]: Tout le monde a répondu ?
[SPEAKER_05]: J'ai un truc à dire.
[SPEAKER_05]: Dépêche.
[SPEAKER_05]: Est-ce que c'est le métier de routier qui a gâché ton mariage, Gérard ?
[SPEAKER_02]: C'est pas trop indiscret.
[SPEAKER_05]: Non, mais quel est le rapport ?
[SPEAKER_05]: Le fait que quand t'es marié avec quelqu'un et que tu es routier, ça peut gâcher un mariage, quoi.
[SPEAKER_05]: Non.
[SPEAKER_05]: Ça dépend du verglas.
[SPEAKER_02]: Bon, alors toi, tu dégages et je veux plus t'entendre.
[SPEAKER_02]: Salut, bonne nuit à toi.
[SPEAKER_02]: C'était Fred.
[SPEAKER_02]: Il y avait pas de Fred.
[SPEAKER_02]: C'est bien, ça.
[SPEAKER_02]: Il y en a qui passent sur tout le monde, on sait pas d'où ils sortent.
[SPEAKER_05]: C'est bizarre, Manu.
[SPEAKER_05]: Allô, Gérard, c'est Jean.
[SPEAKER_02]: Bon, il n'y a pas de gens, alors bonne nuit.
[SPEAKER_02]: Je suis là, je suis là.
[SPEAKER_02]: Bonne nuit.
[SPEAKER_02]: Gertrude, c'est bon, t'as répondu à peu près comme il faut ?
[SPEAKER_02]: Je t'ai répondu à ta question.
[SPEAKER_02]: D'accord.
[SPEAKER_02]: Bon, moi je pense que je vous ai répondu aussi à la question, je pense que ça a été clair.
[SPEAKER_03]: Donc répète-la ta réponse quand même.
[SPEAKER_03]: Non mais moi j'ai dit on peut, comme tu m'as posé la question.
[SPEAKER_03]: On peut avoir une dite famille en conduisant si on emmène sa femme et sa famille ?
[SPEAKER_02]: Ben si t'as des gamins c'est compliqué parce que dans les camions normalement c'est interdit.
[SPEAKER_02]: Tu les mets dans la remorque ?
[SPEAKER_02]: Ouais normalement c'est interdit d'emmener quelqu'un.
[SPEAKER_02]: Dans la remorque ?
[SPEAKER_02]: Pas dans la remorque abruti.
[SPEAKER_02]: C'est toi qu'on mettrait dans une remarque et on t'y laisserait, on te mettra à crever dans une remarque.
[SPEAKER_02]: Merci, super.
[SPEAKER_02]: Et en même temps, on te mettrait dans un compteur et ton trou, ton couvre-porte.
[SPEAKER_02]: D'accord, merci.
[SPEAKER_06]: Tu donnes une mauvaise image des routiers, là.
[SPEAKER_02]: Non, non, mais c'est pour répondre à la question à un fil d'arbre.
[SPEAKER_02]: C'est celui qui pose une question...
[SPEAKER_00]: Tu réponds plus avec plus d'intelligence.
[SPEAKER_02]: Donc, alors, la troisième question, quel permis faut-il avoir pour conduire un char ?
[SPEAKER_02]: Un char ?
[SPEAKER_02]: Ou pour transporter un char ?
[SPEAKER_08]: Spoon ?
[SPEAKER_08]: Oui ?
[SPEAKER_08]: Je pense qu'il faut déjà avoir fait l'armée.
[SPEAKER_02]: Attends, Spoon ?
[SPEAKER_02]: Quel permis faut-il avoir pour conduire un char ou le transporter ?
[SPEAKER_02]: Il faut le permis Sandy.
[SPEAKER_02]: Bon, alors toi, qui c'est qui vient de dire ça ?
[SPEAKER_02]: Le permis Sandy.
[SPEAKER_02]: Bon, alors tu dégages.
[SPEAKER_02]: Manu, s'il te plaît.
[SPEAKER_06]: C'est Georges.
[SPEAKER_06]: C'est Georges.
[SPEAKER_06]: Manu !
[SPEAKER_06]: C'est Paul.
[SPEAKER_06]: Manu !
[SPEAKER_06]: Tu commences à me cacher, là !
[SPEAKER_02]: GG, qu'est-ce qui est plus gros, Christine ou un McDonald's ?
[SPEAKER_02]: Allez, tu dégages, toi.
[SPEAKER_02]: Christine, elle t'emmerde et le McDonald's, il t'emmerde avec.
[SPEAKER_02]: Comme ça, tu dégages.
[SPEAKER_08]: Ouais, bien joué, bien joué.
[SPEAKER_03]: J'ai gros Léon qui a peut-être la solution à la question, c'est pour conduire un char, il faut le permis Bénure.
[SPEAKER_03]: N'importe quoi.
[SPEAKER_03]: Gertrude ?
[SPEAKER_02]: Ouais ?
[SPEAKER_00]: Moi, je vais se dire, moi, j'ai pas fait l'armée, donc moi, je sais pas conduire les chars.
[SPEAKER_02]: Non, mais quel permis faut-il pour conduire un char ou le transporter ?
[SPEAKER_00]: Arrête ton char.
[SPEAKER_02]: GG ?
[SPEAKER_02]: Vous laissez répondre Gertrude, s'il vous plaît, ou vous dégagez ?
[SPEAKER_00]: Moi j'ai jamais conduit de char.
[SPEAKER_00]: J'ai jamais transporté de char.
[SPEAKER_00]: Pour un char, il faut au moins 30 tonnes.
[SPEAKER_00]: Moi j'ai pas permis 30 tonnes.
[SPEAKER_02]: Non, ce n'est plus 30, c'est 40 tonnes maintenant.
[SPEAKER_00]: Moi, je ne l'ai pas.
[SPEAKER_02]: Donc, c'est le 19.
[SPEAKER_02]: Oui, c'est ça.
[SPEAKER_02]: Et je peux te dire tout de suite que la question, de toute manière, je pense qu'il n'y a pas d'autres routiers qui pourront nous le dire.
[SPEAKER_02]: Je pense que tu es d'accord avec moi, normalement.
[SPEAKER_02]: Oui, je suis d'accord avec toi.
[SPEAKER_02]: C'est le transport convoi d'exceptionnel.
[SPEAKER_03]: Exact.
[SPEAKER_03]: Mais est-ce qu'on peut conduire plus de tonnes ?
[SPEAKER_02]: Non, si tu as un tonnage à respecter, si tu le dépasses, eh bien...
[SPEAKER_02]: Tu dois les ramener chez toi ?
[SPEAKER_02]: Non, non, t'es arrêté, t'as un contrôle qui se fait régulièrement.
[SPEAKER_02]: Et si tu dépasses, ils te vident une partie du camion.
[SPEAKER_02]: Celui qui s'amuse à personne, arrête !
[SPEAKER_02]: Je voudrais bien répondre tranquillement, merci !
[SPEAKER_02]: Enfin, donc je réponds à ta question.
[SPEAKER_02]: Donc si tu as un tonnage en plus, tu vas avec tes suivis, tu as les gendarmes qui t'emmènent et tu décharges une partie de la cargaison dans un coin spécial.
[SPEAKER_02]: Ah bon ?
[SPEAKER_02]: L'entrepôt de la police.
[SPEAKER_02]: Ouais, voilà.
[SPEAKER_02]: Et ils appellent ton patron et fais-moi confiance que t'en as pour facilement... Deux ans, trois ans de prison ?
[SPEAKER_03]: Non, non, non, tu peux... 600 millions d'amendes.
[SPEAKER_02]: Non, t'en as pour... Bah le prix du char !
[SPEAKER_02]: Non mais attends, on parle du tonnage abruti.
[SPEAKER_03]: On parle pas des Charles-Clair, on parle des Charles-Carton.
[SPEAKER_02]: Pas de marque, ni mammouth.
[SPEAKER_02]: Et Manu, il faudrait peut-être te réveiller un peu.
[SPEAKER_02]: Donc, pour répondre à la question à Fildar, tu peux t'en tirer avec une amende qui peut tourner entre 3 000 et 5 000 francs.
[SPEAKER_02]: Par tonnage.
[SPEAKER_03]: Ah ouais ?
[SPEAKER_03]: Donc si t'as 20 tonnes en trop, t'es malade.
[SPEAKER_02]: Dans un 40 tonnes, tu peux pas avoir plus.
[SPEAKER_02]: Déjà sur un 19, c'est limite parce que...
[SPEAKER_02]: Mais est-ce qu'il y a des gens qui mettent 50 tonnes dans 40 tonnes ?
[SPEAKER_02]: Attends, tu ne peux pas déplacer...
[SPEAKER_03]: Mais il les planque.
[SPEAKER_03]: Ils vont les planquer où ?
[SPEAKER_02]: Ils mettent en dessous.
[SPEAKER_02]: Ça dépend des camions, mais normalement, tu ne peux pas dépasser le tonnage ni en 40 ni en 19.
[SPEAKER_02]: En 19, ils font plus la chasse sur les 19 tonnes que sur les 40.
[SPEAKER_02]: Ils font la chasse avec un fusil ou à la fonde ?
[SPEAKER_02]: Bon, toi...
[SPEAKER_02]: Je ne répondrai même pas à ta question parce qu'elle est bidon.
[SPEAKER_02]: Donc, Spoon... Spoon ?
[SPEAKER_08]: Oui, moi je n'ai jamais eu affaire à un char, mais moi je pense pour conduire un char, c'est un permis de char.
[SPEAKER_02]: Quel permis qu'il faut pour conduire un char ou le transporter ?
[SPEAKER_02]: On vient d'en parler il y a 5 minutes avec Gertrude.
[SPEAKER_02]: Et pourquoi ?
[SPEAKER_02]: Manu, tu commences à me faire chier avec tes pourquoi.
[SPEAKER_08]: Je n'ai pas dit pourquoi, j'ai dit un permis de char, je pense.
[SPEAKER_08]: Un permis de chasse, un permis de char ?
[SPEAKER_02]: Vous avez compris ce qu'on a discuté avec Gertrude et Manu, avec Fildar à l'instant ?
[SPEAKER_02]: Permis exceptionnel.
[SPEAKER_02]: Voilà qu'on voit exceptionnel pour permis exceptionnel.
[SPEAKER_05]: J'ai gagné.
[SPEAKER_02]: Donc, Juan ?
[SPEAKER_05]: Oui, mais c'est moi qui ai répondu là.
[SPEAKER_05]: J'ai gagné.
[SPEAKER_02]: On a demandé à Spoon, on ne t'avait pas demandé à toi.
[SPEAKER_05]: Là, je n'ai pas répondu avant les autres.
[SPEAKER_02]: J'ai dit un permis de convoi exceptionnel.
[SPEAKER_02]: Si tu réponds avant les autres, ce n'est pas bon non plus pour toi.
[SPEAKER_07]: J'avais appuyé sur le champignon pour ça.
[SPEAKER_07]: Jean-Pierre ?
[SPEAKER_07]: A tout hasard, je vais dire un permis de convoi exceptionnel.
[SPEAKER_02]: Si c'est pour reprendre les mêmes questions...
[SPEAKER_07]: Je pense.
[SPEAKER_07]: Je ne vais pas te dire un permis vélo.
[SPEAKER_07]: Tu as déjà vu un permis vélo ?
[SPEAKER_02]: ... ... ... ...
[SPEAKER_08]: Oui, donc, faut-il avoir, ou quel permis faut-il avoir pour conduire un char ou le transporter ?
[SPEAKER_08]: Alors, pour conduire un char, il faut un permis de convoi exceptionnel, ou pour le transporter...
[SPEAKER_02]: Puis là, s'il te plaît, t'arrêtes avec ça.
[SPEAKER_08]: Merci.
[SPEAKER_08]: Ah, attention à votre droite !
[SPEAKER_02]: Non mais ça c'est Pildar, tu vas arrêter, merci.
[SPEAKER_08]: La priorité, j'ai... Donc Robert... Oui, donc pour conduire un char, il faut un permis de convoi exceptionnel.
[SPEAKER_08]: Pour conduire ou le transporter, il faut un permis de conduit exceptionnel.
[SPEAKER_08]: Mais attends, c'est quoi le permis de conduit exceptionnel ?
[SPEAKER_08]: Non mais attends, Robert !
[SPEAKER_08]: Robert, Robert, Robert, Robert, Robert !
[SPEAKER_02]: Je pense que tu n'as pas tellement compris la question.
[SPEAKER_08]: Si, il faut un convoi exceptionnel pour le char.
[SPEAKER_08]: C'est quel permis ?
[SPEAKER_08]: Tu m'as posé la question, tu m'as dit, quel permis faut-il pour avoir, pour conduire ?
[SPEAKER_08]: Bon allez Robert, tu dégages, tu me fais chier.
[SPEAKER_08]: Bonne nuit, bonne nuit.
[SPEAKER_02]: C'est bon, c'est bon, c'est bon.
[SPEAKER_08]: C'est quoi cette histoire de sexe optionnel ?
[SPEAKER_02]: Attends, il faut un permis de convoi exceptionnel, c'est le permis 40 tonnes.
[SPEAKER_03]: Justement, j'ai une rectification, justement, il y a Caquette sur le Minitel qui dit, Gérard, tu devrais t'informer, ce n'est plus 19 tonnes, mais 26, et ce n'est plus 39 tonnes, mais 44.
[SPEAKER_02]: Ouais, Sandy a la grossie.
[SPEAKER_02]: Alors moi je t'emmerde avec Sandy, d'accord ?
[SPEAKER_02]: Alors tu dégages, toi je veux plus t'entendre.
[SPEAKER_02]: Manu, tu me le sacs celui-là.
[SPEAKER_02]: Ça y est.
[SPEAKER_08]: Robert, ouais, c'est Gérard.
[SPEAKER_08]: Donc voilà.
[SPEAKER_08]: Sac à pain ou...
[SPEAKER_08]: Le truc, il est là, tu m'as dit, quel permis faut-il avoir pour conduire un char ou le transporter ?
[SPEAKER_08]: Pour conduire un char, il faut un permis de convoi exceptionnel.
[SPEAKER_08]: Pour conduire ou le transporter, il faut un permis de convoi exceptionnel aussi.
[SPEAKER_08]: C'est comme le char, mais tout dépend du tonnage.
[SPEAKER_08]: Un exemple, si tu te fais gauler par les flics avec...
[SPEAKER_02]: Pour l'instant, t'es en train de me prendre pour un con.
[SPEAKER_02]: Alors là, là, là, là, y'en a marre !
[SPEAKER_02]: Pour l'instant, tu sais, mais je vais te dire une chose, que déjà, je vais répondre.
[SPEAKER_02]: Je vais répondre à la question.
[SPEAKER_02]: Déjà, le permis 19 tonnes existe toujours, et c'est pas 44, c'est 40 tonnes.
[SPEAKER_02]: Alors, là, ce quéquette, il pourra se renseigner auprès des auto-écoles.
[SPEAKER_03]: Tu sors de ton slip et tu vas te renseigner.
[SPEAKER_08]: Donc... Robert, je voulais juste te poser la question.
[SPEAKER_02]: Robert, je veux plus t'entendre, tu dégages, au revoir, bonne nuit.
[SPEAKER_02]: Donc, on va poser la quatrième question et on va s'écouter.
[SPEAKER_02]: Donc, je vais déjà poser la question.
[SPEAKER_02]: C'est mieux.
[SPEAKER_02]: C'est à quoi sert la Cibi pour les routiers ?
[SPEAKER_02]: Donc, on récupère Gertrude.
[SPEAKER_02]: T'es bas et t'es collant, bien sûr.
[SPEAKER_02]: On récupère Gertrude.
[SPEAKER_02]: Attends, voilà.
[SPEAKER_02]: Bonsoir Gérard, je suis là.
[SPEAKER_02]: Donc, Kako, Kako, Kako, Kako, Kako, Kako, Kako, Kako, Kako, Kako, Kako, Kako, Kako,
[SPEAKER_02]: Et Juan Lucas.
[SPEAKER_05]: Oui, bonsoir Paris, bonsoir Fildar, bonsoir Manu, bonsoir Gérard, bonsoir Grand Maître Star System et bonsoir tout le monde, tous ceux qui m'écoutent.
[SPEAKER_02]: Voilà, c'est bien, on a très bien compris.
[SPEAKER_02]: Au moins il est poli.
[SPEAKER_02]: Donc à quoi sert la civile pour les routiers ?
[SPEAKER_02]: Donc, Juan ?
[SPEAKER_05]: Voilà, merci de me donner la parole, car moi-même je suis civiste, mais je ne suis pas routier.
[SPEAKER_05]: Et en fait, je aborde tout à fait les routiers, car à chaque fois que je fais de la cibille, ils passent par-dessus, parce qu'ils ont des grosses antennes.
[SPEAKER_05]: Ils passent devant ma maison, parce que j'habite à côté d'une autoroute.
[SPEAKER_05]: Bon, j'ai pas payé très cher à la maison.
[SPEAKER_05]: Et à chaque fois, ils passent par-dessus.
[SPEAKER_05]: Alors moi, ces gros enculés de routiers, je leur dirais qu'ils fassent plus attention.
[SPEAKER_02]: Eh, eh, eh !
[SPEAKER_02]: Tu restes poli, s'il te plaît, d'accord ?
[SPEAKER_02]: Tu restes poli, parce qu'il y a des routiers qui écoutent.
[SPEAKER_02]: Alors tu restes un petit peu poli, quand même.
[SPEAKER_02]: Ils sont peut-être enculés, mais pas gros.
[SPEAKER_02]: D'accord.
[SPEAKER_02]: Parce que t'es bien content de les trouver pour vous.
[SPEAKER_02]: Pour avoir de la bouffe dans ton magasin.
[SPEAKER_02]: T'as compris ?
[SPEAKER_05]: J'ai pas entendu la fin de ce que tu as dit Gérard.
[SPEAKER_02]: Celui qui s'amuse avec son téléphone, arrête, merci.
[SPEAKER_02]: Manu est en chasse, il va le trouver.
[SPEAKER_02]: Donc Gertrude, elle a répondu plus vite que moi.
[SPEAKER_02]: Donc t'es bien content d'avoir des routiers pour avoir de la bouffe dans le magasin ?
[SPEAKER_05]: Non, parce que moi la bouffe, je vais la chercher dans mon champ, parce que j'ai des animaux, parce que j'habite dans une ferme, et moi j'en ai rien à foutre des routiers d'abord.
[SPEAKER_02]: Alors si t'es pas content, tu dégages, comme ça c'est un public pour toi.
[SPEAKER_05]: J'ai pas dit que j'étais pas content, je veux continuer à participer au débat, mais je veux dire que j'ai pas besoin des routiers.
[SPEAKER_02]: Eh ben si t'as pas besoin des routiers, je vois pas pourquoi tu fais partie du débat.
[SPEAKER_03]: Eh ben parce qu'il faut bien pour et en contre.
[SPEAKER_03]: D'accord, j'ai ma tripe sur le Minitel qui dit « Voilà, Sibi, c'est pour les homos, donc c'est bien pour les routiers ».
[SPEAKER_03]: Ça veut dire quoi, ça ?
[SPEAKER_03]: Ça veut dire quoi, sa question ?
[SPEAKER_02]: Ça veut dire quoi, ça ?
[SPEAKER_02]: Ça veut dire quoi ?
[SPEAKER_02]: Ça veut dire que les routiers, c'est des pédés.
[SPEAKER_02]: C'est ça, peut-être ?
[SPEAKER_00]: C'est pas des pédés.
[SPEAKER_00]: C'est pas des pédés.
[SPEAKER_02]: Moi, j'ai été routier.
[SPEAKER_02]: Fais-moi confiance qu'on est encore plus malin que les petits branlors qui s'amènent sur Minutale à nous traiter de pédés.
[SPEAKER_03]: Tu t'es fait des routiers, Gérard ?
[SPEAKER_03]: T'inquiète pas que...
[SPEAKER_02]: On en a chopé un.
[SPEAKER_02]: Un routier ?
[SPEAKER_03]: Non, non, on a chopé un mec.
[SPEAKER_02]: On a chopé un mec.
[SPEAKER_02]: On était du côté de... Neugent ?
[SPEAKER_02]: Non, non, c'est pas Neugent.
[SPEAKER_02]: Avignon ?
[SPEAKER_02]: Non, c'est l'arrêt...
[SPEAKER_02]: L'Alma ?
[SPEAKER_02]: Non.
[SPEAKER_02]: Oh, je rigole.
[SPEAKER_02]: Fais-moi confiance que le mec, il a voulu jouer au con avec sa civile, il a voulu nous insulter, on l'a chopé à 6 routiers, et fais-moi confiance que le mec dans sa bagnole, il était pas clair.
[SPEAKER_02]: Quand il a vu les 640 tonnes, plus des 19 tonnes qui l'ont encerclé, fais-moi confiance que le mec a fermé sa gueule.
[SPEAKER_03]: Vous avez fait quoi après ?
[SPEAKER_02]: Fais-moi confiance que sa bagnole n'a pas été belle à boire.
[SPEAKER_03]: C'est vrai ?
[SPEAKER_03]: Vous l'avez rentrée dedans ?
[SPEAKER_02]: Moi, j'ai insisté quand même à l'échauffement du carnage.
[SPEAKER_02]: J'ai quand même insisté un peu pour pousser la bagnole.
[SPEAKER_02]: Fais-moi confiance que celui qui était derrière, on s'amusait à se le pousser.
[SPEAKER_02]: Et la bagnole...
[SPEAKER_02]: Il n'y avait plus de phare.
[SPEAKER_02]: Ah ouais ?
[SPEAKER_03]: Elle n'avait plus de phare, la bagnole.
[SPEAKER_02]: Jean-Pierre ?
[SPEAKER_03]: Il a niqué les phares.
[SPEAKER_03]: Ouais.
[SPEAKER_04]: Jean-Pierre ?
[SPEAKER_04]: T'es content de ta connerie ?
[SPEAKER_04]: Excusez-moi, inspecteur enfoiros, là.
[SPEAKER_04]: Attends, tu sens d'où, toi ?
[SPEAKER_04]: Depuis deux ans.
[SPEAKER_04]: Tu sens d'où ?
[SPEAKER_04]: T'es pas Jean-Pierre, toi ?
[SPEAKER_04]: Non, non, pas du tout.
[SPEAKER_04]: Donc, maintenant, je l'ai trouvé.
[SPEAKER_04]: Vous allez avoir de sacrés problèmes, monsieur.
[SPEAKER_02]: Oui, avant de répondre à ta question, tu racontes une histoire que vous avez appris à un mec à 6...
[SPEAKER_07]: Moi j'ai toujours entendu que les routiers étaient sympas, là, ça c'est pas très sympa de faire ça.
[SPEAKER_02]: Non mais attends, Jean-Pierre, moi je vais te dire une chose, quand tu te fais insulter de tous les noms à la Cibi, fais-moi confiance qu'avec l'aiguille, tu sais très bien où tu es, et tu peux le choper.
[SPEAKER_03]: C'est peut-être pas une raison pour taper les gens, Gérard.
[SPEAKER_02]: Non mais quand même, il a pas nous insulté, il a pas...
[SPEAKER_02]: Imagine moi, je te regarde et je te dis enculé, tu vas pas me taper.
[SPEAKER_02]: Parce que t'es un con, c'est tout.
[SPEAKER_00]: Gérard, tu donnes une mauvaise image des professionnels de la route.
[SPEAKER_00]: C'est une professionnelle qui dit ça en plus.
[SPEAKER_02]: Donc, Toine ?
[SPEAKER_08]: Oui, moi, pour amener quelque chose au débat, je pense que la Cibi, en fait, c'est un élément essentiel des routiers.
[SPEAKER_08]: Dans un sens aussi, c'est pour porter les moments difficiles.
[SPEAKER_08]: Ils peuvent...
[SPEAKER_08]: Discuter, communiquer avec les gens, parce que ce n'est pas toujours évident.
[SPEAKER_08]: C'est un peu sa compagne.
[SPEAKER_08]: Ce n'est vraiment pas un métier facile.
[SPEAKER_08]: C'est quand même un élément essentiel.
[SPEAKER_02]: D'accord.
[SPEAKER_02]: La Cibi, c'est bien.
[SPEAKER_02]: Je vois ce que tu voulais dire.
[SPEAKER_02]: Gertrude pourra en témoigner aussi.
[SPEAKER_02]: Je suis d'accord avec toi.
[SPEAKER_02]: Fais-moi confiance que la Cibi, si on n'est pas emmerdé sur le canal 19, comme on est emmerdé il y a un moment donné...
[SPEAKER_02]: Avant que les civils soient homologués.
[SPEAKER_02]: Maintenant, tout le monde achète des civils, que ce soit en fixe, en portable et même en voiture.
[SPEAKER_02]: Fais-moi confiance que... Et en kit, il y en a des civils en kit ?
[SPEAKER_02]: En kit ?
[SPEAKER_02]: Non.
[SPEAKER_03]: Alors, tu peux nous donner peut-être ton QRZ maintenant, puisqu'on en a la question.
[SPEAKER_02]: Attends, mais on va laisser continuer de répondre K.O.
[SPEAKER_02]: et puis Gertrude.
[SPEAKER_02]: D'accord, je pense qu'il y a un truc très important.
[SPEAKER_03]: On a retrouvé le gars que tu avais agressé, il n'est pas content du tout.
[SPEAKER_02]: Du stave ?
[SPEAKER_02]: Oui, bonsoir messieurs.
[SPEAKER_04]: Je ne suis pas très content, comme on l'a dit au standard.
[SPEAKER_02]: On va le laisser parler, je crois.
[SPEAKER_04]: Enfin, j'ai tout de suite réagi au standard, 0875 000.
[SPEAKER_04]: Tu as bien fait.
[SPEAKER_04]: Donc, bon voilà, je vous raconte l'histoire.
[SPEAKER_04]: Le dénommé GG, présentement dans vos studios, m'a encerclé avec sa bande de copains.
[SPEAKER_04]: Il m'a poussé, il m'a...
[SPEAKER_04]: Il m'a molesté.
[SPEAKER_02]: C'est très dur.
[SPEAKER_02]: N'importe quoi.
[SPEAKER_03]: Allez, allez.
[SPEAKER_03]: Va pleurer dans les jupons de ta mère.
[SPEAKER_03]: Gustave ?
[SPEAKER_03]: Moi, j'avais, oui.
[SPEAKER_03]: Maintenant, qu'est-ce que tu penses des routiers, Gustave ?
[SPEAKER_02]: Je trouve que c'est des cons, excusez-moi.
[SPEAKER_02]: Si on est des cons, avec des cons comme nous, on s'amuse.
[SPEAKER_02]: Avec un con comme toi, on se fait chier.
[SPEAKER_04]: Je voulais être routier, c'était mon rêve.
[SPEAKER_04]: J'avais acheté le 6 billes, pas trop cher au plus.
[SPEAKER_04]: Oui, c'est ça.
[SPEAKER_04]: J'ai voulu faire le malin sur la CBI et puis ils m'ont...
[SPEAKER_04]: C'est ça.
[SPEAKER_04]: C'est ça.
[SPEAKER_04]: Une CBI, tu la trouves au puce.
[SPEAKER_04]: Et au lieu de rentrer dans les gens, il ferait mieux de s'occuper de leurs femmes qui se font trop torcher par les facteurs et les plombiers.
[SPEAKER_03]: Non, mais ça, nos femmes attendent merde.
[SPEAKER_03]: Non, Gérard, est-ce que tu penses que les femmes de routier, alors, se font mettre par les plombiers ?
[SPEAKER_03]: Non, c'est faux.
[SPEAKER_02]: Non, mais ça, c'est des conneries.
[SPEAKER_02]: Non, mais c'est bon.
[SPEAKER_02]: Tu ne coupes pas la parole, s'il te plaît.
[SPEAKER_02]: Je réponds à Pildar.
[SPEAKER_02]: Merci.
[SPEAKER_02]: Bon, alors toi, tu dégages.
[SPEAKER_03]: Réponds, Gérard, réponds.
[SPEAKER_02]: Donc, moi, je peux te dire une chose, que c'est faux ce que tu viens de me dire.
[SPEAKER_02]: Non, mais je te le demande.
[SPEAKER_02]: Non, moi, je te dis que c'est faux, c'est tout.
[SPEAKER_02]: C'est sûr ?
[SPEAKER_02]: C'est tout, je te dis que c'est faux.
[SPEAKER_02]: Donc, K.O.
[SPEAKER_02]: Peut-être les mecs de l'EDF, ou je sais pas.
[SPEAKER_02]: K.O.
[SPEAKER_08]: La Cibi, par rapport aux routiers, qu'est-ce que c'est ?
[SPEAKER_08]: Alors, tous les routiers qui m'écoutent, c'est le seul moyen qu'ils ont pour communiquer.
[SPEAKER_08]: C'est vrai.
[SPEAKER_08]: Pourquoi ?
[SPEAKER_08]: Parce qu'ils auront beau essayer de parler à leur petite télé qui est dans leur cabine, il n'y a personne qui leur répondra.
[SPEAKER_08]: Ils auront beau essayer de parler à leur radio, il n'y aura personne qui leur répondra.
[SPEAKER_08]: La seule façon qu'ils ont de parler à quelqu'un, c'est la Cibi.
[SPEAKER_08]: On est d'accord ?
[SPEAKER_08]: Ou une sorte de portable, ou une sorte de gadget installé dans la cabine, ou que ce soit.
[SPEAKER_08]: D'accord, j'ai rien là-dessus.
[SPEAKER_02]: Donc, Gertrude ?
[SPEAKER_00]: Ouais, bah moi j'ai une cibille, il n'y a pas longtemps que je l'ai, alors je ne comprends pas tout ce qu'il raconte.
[SPEAKER_00]: Avant j'avais un tatou, donc les mecs, les routiers, collègues, tout ça, ils voulaient tirer un coup, bon...
[SPEAKER_00]: Rendez-vous tel endroit, telle heure.
[SPEAKER_00]: Maintenant, avec la CB, c'est plus pratique.
[SPEAKER_00]: Avant, le tattoo, je m'arrêtais de téléphoner.
[SPEAKER_00]: Maintenant, CB, je suis trop trude.
[SPEAKER_00]: C'est mon QRZ.
[SPEAKER_00]: Tel endroit, telle heure, on va tirer son coup et puis on repart.
[SPEAKER_02]: Non, mais je pense que la Cibi, je peux quand même en parler, parce que j'en ai quand même fait pendant plus de trois ans.
[SPEAKER_02]: Et même en étant routier, j'en avais toujours une dans mon camion.
[SPEAKER_02]: Ce qui est bien, c'est pratique, une Cibi, ça gère tout, elle ne pourra pas me contrôler.
[SPEAKER_02]: Je suis d'accord avec toi.
[SPEAKER_02]: C'est pratique, c'est pour savoir, par exemple, si tu es perdu dans un coin de la forêt.
[SPEAKER_02]: Non, tu es perdu, tu ne connais pas.
[SPEAKER_02]: Bon, c'est bon, derrière, merci.
[SPEAKER_02]: Parce que celui qui parle de chiatte, il va y aller au chiatte et il va fermer sa gueule maintenant.
[SPEAKER_02]: Pourquoi ?
[SPEAKER_02]: Donc, Gertrude, elle ne pourra pas me contredire.
[SPEAKER_03]: Je suis d'accord avec toi.
[SPEAKER_02]: La civilisation, c'est bien, c'est quand tu demandes un radioguidage, c'est sûr que...
[SPEAKER_03]: C'est quoi un radioguidage ?
[SPEAKER_02]: Un radioguidage, c'est pour ça que tu cherches une ville que tu ne peux pas trouver.
[SPEAKER_02]: Donc tu demandes...
[SPEAKER_02]: Déjà, un radioguidage, merci de me laisser venir.
[SPEAKER_02]: C'est le 12 ?
[SPEAKER_08]: Oui, mais Gégé, si tu ne peux pas la trouver, à quoi ça sert que tu la cherches ?
[SPEAKER_02]: Tu demandes un radio-guidage, ça sert à ça le canal 19.
[SPEAKER_02]: Et en plus, sur le canal 19, dès que tu demandes un radio-guidage, tu es obligé de t'en aller du canal pour laisser parler les autres.
[SPEAKER_08]: D'accord.
[SPEAKER_08]: Et c'est Robert.
[SPEAKER_08]: Moi, j'ai entendu dire, sur des journaux spécialisés, comment que ce soit qu'on l'a toujours, lui ?
[SPEAKER_02]: Claire Manu, alors ?
[SPEAKER_08]: Je l'ai calmé.
[SPEAKER_08]: Non, mais c'est pas ça, c'est Yves Robert, mon prénom.
[SPEAKER_08]: Et donc, sur les journaux, ils disaient que peut-être que le canal 19, tu vois quoi, ils allaient peut-être le changer, voire pour les lois qui vont changer en l'an dernier à cause de l'Europe et de l'euro.
[SPEAKER_08]: Ça va peut-être changer en canal, ils savent pas trop encore, ils vont peut-être changer.
[SPEAKER_02]: Et ta connerie, t'aurais pas été la voir dans Spirou Magazine ?
[SPEAKER_02]: Ça, je peux te dire une chose, que c'est l'information que tu viens de dire, et ça, Gertrude peut me le confirmer.
[SPEAKER_02]: Je suis d'accord avec toi.
[SPEAKER_02]: Le canal 19 restera toujours le même.
[SPEAKER_08]: Oui, mais alors attention, parce qu'il y a Pierre Chevènement quand même, ministre.
[SPEAKER_03]: Bon, t'as dit, t'es Pierre Chevènement, Robert, d'accord ?
[SPEAKER_03]: Donc Gérard, j'ai un truc Minitel, justement, au niveau de la CIMI.
[SPEAKER_08]: C'est Yves, Robert.
[SPEAKER_03]: Moi, je t'emmerde.
[SPEAKER_03]: Donc j'ai une question sur le Minitel, ils veulent tous savoir quel était ton QRZ.
[SPEAKER_03]: Mon QRZ, c'était tataillé.
[SPEAKER_03]: Et ça reste toujours tataillé.
[SPEAKER_03]: Et donc, il y a deux Dutch qui disent sur le Minitel, j'adore la Cibi, c'est le seul moyen de communiquer avec le code international.
[SPEAKER_03]: Q, Cici, Q, exemple, QRZ, QTH, QCR.
[SPEAKER_03]: Q-serré ou Q-serré, voilà.
[SPEAKER_02]: QTH ou Q-serré, je crois.
[SPEAKER_02]: Déjà, QTH, c'est pour savoir où tu habites.
[SPEAKER_03]: Et Q-serré ?
[SPEAKER_03]: Ça, ça n'existe pas en termes Sibi.
[SPEAKER_02]: Alors là, l'autre, il ferait mieux d'aller dans un magasin Sibi et de demander si ça existe.
[SPEAKER_02]: Le Q-serré ?
[SPEAKER_02]: Oui.
[SPEAKER_08]: Est-ce qu'on peut t'appeler ta tafeté ?
[SPEAKER_08]: Comment ?
[SPEAKER_08]: Je sais pas, ça te dérange ou pas quand t'as fait le partage ?
[SPEAKER_02]: Paul, pour l'instant, tu fais pas partie de la liste.
[SPEAKER_08]: Non mais je te demande, est-ce qu'on peut t'appeler tataché ou pas ?
[SPEAKER_08]: Tataillé.
[SPEAKER_08]: Tataillé.
[SPEAKER_02]: Tataillé.
[SPEAKER_02]: Combien de temps ?
[SPEAKER_02]: Combien de temps ?
[SPEAKER_02]: Bon, tu vas la fermer ta gueule ou quoi ?
[SPEAKER_08]: Si j'avais une gueule, j'aurais quatre pattes et une queue.
[SPEAKER_02]: Bon alors tu vas la fermer ta gueule pour deux bons maintenant que je pose ma question.
[SPEAKER_02]: Ou pour deux bons ?
[SPEAKER_02]: Bon, Manu, s'il te plaît, t'essayes de me calmer, c'est lui-là ou...
[SPEAKER_02]: J'essaye, j'essaye, j'essaye.
[SPEAKER_03]: Ouais, ben t'essayes, faudra peut-être te réveiller un peu, hein.
[SPEAKER_03]: Gérard, j'ai une question de Fabio sur Métel qui te demande si t'as taillé des pipes.
[SPEAKER_03]: N'importe quoi.
[SPEAKER_08]: Donc, combien... Gérard, tu me réponds que t'as taillé des pipes ?
[SPEAKER_02]: Bon, Manu, s'il te plaît, t'essaies de les calmer ou je vais faire comme une page et je virerai tout le monde.
[SPEAKER_03]: Ok, bon, bah, les auditeurs, s'il vous plaît.
[SPEAKER_02]: Non, non, tu vas me les prendre, les uns, derrière les autres, et tu vas me les calmer vite fait.
[SPEAKER_02]: Les uns derrière les autres.
[SPEAKER_02]: Allô, allô, ouais, tu te calmes, s'il te plaît, Gertrude, ok ?
[SPEAKER_02]: Non, mais attends, Gertrude, elle a rien dit, alors... Ouais, d'accord.
[SPEAKER_02]: Ouais, tu te calmes, s'il te plaît, tu te calmes, ok ?
[SPEAKER_02]: Ok, ça marche.
[SPEAKER_03]: Allô, tu te calmes ?
[SPEAKER_03]: On va pas te le dire deux fois.
[SPEAKER_03]: Tu te calmes !
[SPEAKER_03]: Tu te calmes !
[SPEAKER_06]: Gérard, Gérard, Gérard !
[SPEAKER_02]: Tu te calmes !
[SPEAKER_03]: Non, Gérard, on y va.
[SPEAKER_02]: Voilà, ça y est, c'est fait.
[SPEAKER_02]: Combien de temps passons-nous sur les routes ?
[SPEAKER_02]: Ça dépend.
[SPEAKER_02]: Tu l'as calmé ?
[SPEAKER_02]: Tu te fous de ma gueule ou tu prends le métro ?
[SPEAKER_02]: Non, je prends pas le métro, il y en a plus.
[SPEAKER_02]: Tu te fous de ma gueule, là, le jeudi ?
[SPEAKER_02]: Ça fait déjà deux jeudis que tu me parles le deuxième débat.
[SPEAKER_02]: Ça fait deux jeudis.
[SPEAKER_02]: Le troisième jeudis, tu le feras chez toi.
[SPEAKER_08]: Comme ça, tu feras ta merde chez toi.
[SPEAKER_08]: Combien de temps passe-t-on sur la route ?
[SPEAKER_02]: Laissez-le répondre.
[SPEAKER_02]: Donc on m'a demandé à Gertrude.
[SPEAKER_00]: Ouais, bah moi je fais du transport international, donc ça fait 10-12 heures par jour.
[SPEAKER_00]: Je dors dans le camion, je fais tout dans le camion.
[SPEAKER_02]: Ouais, non mais je pense que, moi je sais que tu passes plus de temps, normalement c'est dommage qu'on n'aille pas d'autres témoignages de routiers, qu'on aille Gertrude parce que les autres c'est même pas des routiers, c'est des petits connards.
[SPEAKER_02]: S'il y a des routiers qui nous écoutent, vous pouvez nous appeler, ça nous ferait plaisir.
[SPEAKER_02]: D'une cabine.
[SPEAKER_02]: D'une cabine, et ça ferait plaisir à Gertrude, parce que comme ça, on pourrait discuter entre routiers.
[SPEAKER_02]: Ça serait avoir des espèces de clowns.
[SPEAKER_02]: Merci, Fildard, de t'amuser à ça.
[SPEAKER_02]: Donc...
[SPEAKER_02]: C'est Jean-Pierre, là.
[SPEAKER_02]: Attends, je vais quand même répondre à la question.
[SPEAKER_00]: Salut, c'est Rowan, tu me parles ?
[SPEAKER_00]: J'ai pas fini.
[SPEAKER_02]: Gertrude ?
[SPEAKER_00]: Ouais, j'ai pas fini.
[SPEAKER_02]: Ouais, vas-y, je t'écoute.
[SPEAKER_00]: Ouais, bah ouais, moi je te disais, je fais tout dans le camion.
[SPEAKER_00]: Je monte des mecs, je fais tout, tout, tout.
[SPEAKER_00]: Donc deux emplois aussi, tu vois.
[SPEAKER_02]: C'est payé, quoi.
[SPEAKER_02]: Ouais, mais le temps qu'on passe sur les routes, tu le passes plus en conduisant qu'en étant inquiet à décharger.
[SPEAKER_06]: Non, je suis obligé.
[SPEAKER_06]: Tu m'entends, là, c'est le bar ou pas ?
[SPEAKER_06]: Je suis à l'antenne ?
[SPEAKER_02]: Ouais, ouais, ouais, ouais, ouais.
[SPEAKER_08]: Vas-y, les gens.
[SPEAKER_06]: Allô ?
[SPEAKER_08]: Oui, allô ?
[SPEAKER_02]: On va demander à K.O.
[SPEAKER_08]: Ouais.
[SPEAKER_08]: Écoute, je crois qu'on passe plus de temps sur la route à conduire qu'à conduire en dehors de la route.
[SPEAKER_02]: Bon alors K.O.
[SPEAKER_02]: tu sais ce que tu vas faire, tu vas te dégager.
[SPEAKER_08]: Non mais attends.
[SPEAKER_08]: Non mais parce que tu ne m'as pas laissé répondre à la deuxième question.
[SPEAKER_08]: Je voulais dire par là que quand tu passes plus de temps à conduire sur la route, tu passes moins de temps, excuse-moi le jeune mot, mais par exemple à conduire ta famille.
[SPEAKER_08]: C'est ça que je voulais dire.
[SPEAKER_08]: En dehors de la route.
[SPEAKER_08]: C'est-à-dire autre chose, quoi.
[SPEAKER_08]: Tes passions, je sais pas, tu vois, ou pas ?
[SPEAKER_02]: Ok, vas-y, réponds, Gérard.
[SPEAKER_08]: Réponds là-dessus.
[SPEAKER_02]: Non, attends.
[SPEAKER_02]: Non, non, réponds, réponds.
[SPEAKER_02]: Bon, ben, on accueille Manu, alors.
[SPEAKER_08]: Vas-y, réponds, Gérard, maintenant.
[SPEAKER_08]: Salut, Manu.
[SPEAKER_02]: Ça va bien ?
[SPEAKER_02]: Moi, je peux te dire une chose, que là, ce que tu dis, c'est complètement faux.
[SPEAKER_08]: Attends, excuse-moi, c'est pas complètement, c'est à peu près faux.
[SPEAKER_02]: C'est complètement faux, oui, je te dirais.
[SPEAKER_02]: Explique, alors, pourquoi.
[SPEAKER_02]: Déjà, tu passes plus de temps sur la route qu'en famille.
[SPEAKER_02]: Robert, tu t'écrases, s'il te plaît, merci.
[SPEAKER_02]: Déjà, tu passes plus de temps en étant sur la route qu'avec ta famille, d'accord ?
[SPEAKER_08]: Non, c'est pas vrai, je te dis que quand tu... Bon, attends !
[SPEAKER_08]: Écoute, tous les routiers qui nous écoutent, ils ne diront pas le contraire de moi.
[SPEAKER_02]: Non, si, ils vont te dire le contraire, parce que Gertrude, elle va te dire le contraire, parce que tu passes plus de temps sur les routes qu'autre chose.
[SPEAKER_08]: Vas-y, Gertrude.
[SPEAKER_08]: Euh, le contraire.
[SPEAKER_08]: Ok, ben tu vois, juste le contraire et pas plus.
[SPEAKER_08]: Non, non.
[SPEAKER_08]: Tu dégages.
[SPEAKER_08]: Elle en dit pas plus.
[SPEAKER_02]: Euh, celui qui s'amuse à dire tu dégages, c'est toi qui vas dégager pour de bon et tu vas pas me faire chier.
[SPEAKER_05]: Ouais, c'est Manu, là, Gérard, il a raison, faut arrêter les auditeurs, c'est nul.
[SPEAKER_02]: — Bon, Manu, tu vas t'écraser, s'il te plaît.
[SPEAKER_02]: Et tu vas faire ton standard comme il faut.
[SPEAKER_06]: — Je le fais, là.
[SPEAKER_06]: Je suis en train de calmer les gens.
[SPEAKER_08]: Je veux participer au débat aussi avec vous, là.
[SPEAKER_08]: — T'as raison, Manu.
[SPEAKER_08]: — Ouais, Manu, avec nous.
[SPEAKER_07]: — Bon, Manu, on va te prendre au standard, là.
[SPEAKER_08]: — Bon, par exemple, je voulais dire juste à ta question que, par exemple, quand tu es sur le périph' et que tu conduis, tu peux passer du temps à lire.
[SPEAKER_08]: Ah bon ?
[SPEAKER_08]: Ou au portable.
[SPEAKER_08]: Par exemple, je sais que t'as pas le droit, c'est... Ouais, mais y'a pas de routier sur le périph'.
[SPEAKER_08]: Non, presque pas, broutille.
[SPEAKER_08]: Et tous les... Pas les gros cons, les routiers qui roulent sur le périph', ils sont pas sur le périph' quand je les vois ?
[SPEAKER_02]: Je vais dire une chose, je vois pas du tout pourquoi tu dis que les routiers n'ont pas le droit de prendre le périph' alors qu'ils les prennent.
[SPEAKER_02]: Aux arts de pointe, j'en vois pas.
[SPEAKER_02]: Aux arts de pointe, tu les vois pas ?
[SPEAKER_02]: Bah dis donc, t'as de la merde dans les yeux pour pas avoir un camion, toi ?
[SPEAKER_08]: ... ... ... ... ... ... ... ... ... ...
[SPEAKER_08]: Après avoir passé le périph' et avoir passé tous les embouteillages, on passe plus de temps à conduire parce que sur le périph' il y a plus de bouchons.
[SPEAKER_08]: Tu n'es pas d'accord ?
[SPEAKER_08]: Oui, je suis d'accord.
[SPEAKER_08]: Et toi Gérard, tu n'es pas d'accord ?
[SPEAKER_02]: Non mais attends, tu permets, on ne va pas s'éterniser sur la même question.
[SPEAKER_03]: Surtout que j'ai un truc Minitel, on va arrêter la question parce qu'elle est relou.
[SPEAKER_02]: Elle est relou, si tu n'es pas content, tu vas aller perdre les questions abruties.
[SPEAKER_02]: Allez Gégé, on ne peut pas l'effacer cette question ?
[SPEAKER_02]: Non, on va la continuer parce que tout le monde n'a pas répondu.
[SPEAKER_02]: Et toi, je peux répondre ?
[SPEAKER_03]: Attends, j'ai une question sur Minitel de Fourchette qui demande, non ce n'est pas Fourchette, je ne sais plus, enfin bref, qui demande si tu préférais, toi, conduire un camion ou faire l'amour avec ta femme ?
[SPEAKER_02]: Tu préférais quoi ?
[SPEAKER_02]: Conduire un camion ou rester chez toi et faire l'amour ?
[SPEAKER_02]: Si t'as besoin de fric, tu conduis un camion, c'est tout.
[SPEAKER_08]: Tu peux faire l'amour si t'as besoin de fric.
[SPEAKER_02]: Je vois pas du tout sa question, elle est complètement con.
[SPEAKER_08]: Quand t'as du fric, tu peux te payer des putes.
[SPEAKER_02]: Jean-Pierre.
[SPEAKER_08]: Je vais te répondre en deux mots.
[SPEAKER_08]: Non, c'est pas Jean-Pierre.
[SPEAKER_08]: J'ai dit Jean-Pierre !
[SPEAKER_08]: Arrête de parler sur moi, s'il te plaît.
[SPEAKER_08]: Non, là, c'est pas toi, Jean-Pierre, c'est moi.
[SPEAKER_08]: Ah, vous la fermez ou quoi ?
[SPEAKER_08]: Est-ce qu'on pourrait rappeler Belle Plante ?
[SPEAKER_02]: Non.
[SPEAKER_02]: Jean-Pierre, tu réponds, s'il te plaît.
[SPEAKER_07]: Ouais, bah, à mon avis, ouais, on passe beaucoup plus de temps sur la route, parce que quand je les vois arriver à la station-service, ils sont complètement crevés, ils s'affalent sur le bar, ils sont dans un état pas possible, quoi.
[SPEAKER_07]: Donc à mon avis, ils ne doivent pas faire leur pause toutes les deux heures.
[SPEAKER_02]: Je ne sais plus si c'est deux heures ou une heure qu'ils doivent s'arrêter.
[SPEAKER_03]: Gertrude !
[SPEAKER_03]: Est-ce que les routiers doivent faire des pauses souvent quand ils font de la route ?
[SPEAKER_03]: Pourquoi pas ?
[SPEAKER_00]: Tu dois t'arrêter une demi-heure toutes les deux heures, mais bon, tu fais ce que tu veux pendant la demi-heure.
[SPEAKER_03]: Attends, excuse-moi, Gertrude.
[SPEAKER_03]: Excuse-moi, je me suis trompé, je crois que j'ai appuyé sur mon micro.
[SPEAKER_02]: Ah oui.
[SPEAKER_02]: Non mais tu ne vas pas t'amuser à faire du bruit comme ça.
[SPEAKER_02]: Oui, oui, j'y retrouve.
[SPEAKER_02]: Donc, on parle des pauses.
[SPEAKER_00]: Je te dis, il faut que tu t'arrêtes une demi-heure toutes les deux heures, mais tu fais ce que tu veux pendant la demi-heure.
[SPEAKER_00]: Moi, en général, je pense au cul, moi.
[SPEAKER_03]: Mais quand tu fais une pause, est-ce que tu conduis encore en dormant ou pas ?
[SPEAKER_00]: Non.
[SPEAKER_00]: Ça dépend, tu rêves, tu rêves.
[SPEAKER_00]: T'as des rêves que tu conduis le camion, t'as des rêves que la route...
[SPEAKER_00]: Toi, c'est une grosse bique qui rentre dans un tunnel.
[SPEAKER_00]: T'as plein de rêves.
[SPEAKER_02]: Dis-leur.
[SPEAKER_02]: Non, mais bon, je pense que normalement, la pause, c'est...
[SPEAKER_02]: Tu t'arrêtes sur une aire de repos ou même en...
[SPEAKER_02]: Mais tu conduis plus, alors ?
[SPEAKER_02]: Normalement, t'es obligé de t'arrêter et de faire ta pause régulièrement.
[SPEAKER_05]: Sans conduire.
[SPEAKER_02]: Sans conduire, normalement.
[SPEAKER_02]: Mais tu peux dormir en conduisant, si tu fais ta pause.
[SPEAKER_02]: Non, tu peux pas dormir en conduisant.
[SPEAKER_02]: Faut quand même pas être starbé comme toi pour dormir en conduisant.
[SPEAKER_05]: Je tenais à répondre au débat, parce que depuis tout à l'heure,
[SPEAKER_08]: Je crois qu'il n'y a pas un seul vrai routier, à part bien sûr mon pote Gégé, que j'écoute quand même depuis maintenant un an, je crois que tu fais tes débats.
[SPEAKER_06]: Deux ans.
[SPEAKER_08]: Et moi je suis ex-routier parce que j'ai eu un problème, j'ai eu un accident il y a maintenant sept ans.
[SPEAKER_08]: Et de là j'ai eu des problèmes familiaux.
[SPEAKER_08]: J'ai perdu connaissance pendant plus de six mois parce que je n'avais pas ma ceinture de sécurité et en fait, vulgairement, je dirais que je me suis mangé le paroisse comme un con.
[SPEAKER_02]: Maurice, je vais le couper.
[SPEAKER_02]: Déjà, il s'est déjà fait, il est coupé.
[SPEAKER_02]: Je peux te dire une chose, déjà dans les camions, il n'y a pas de ceinture de sécurité.
[SPEAKER_06]: Je t'ai fait niquer.
[SPEAKER_02]: En live.
[SPEAKER_02]: Là, tu t'es fait avoir, mais en beauté, mon pote.
[SPEAKER_02]: Justement, je m'y attendais à ta question.
[SPEAKER_02]: Il n'y a pas de ceinture de sécurité dans les camions.
[SPEAKER_02]: Il conduisait un camion play school.
[SPEAKER_08]: Mais non, l'accident n'a rien à voir avec mon métier.
[SPEAKER_08]: Je conduisais ma voiture, j'étais particulier.
[SPEAKER_08]: Non, non, c'est pas ça que t'as dit tout à l'heure.
[SPEAKER_02]: Non, non, t'as dit que tu conduisais un camion de nuance.
[SPEAKER_08]: Non, j'ai dit que... Non, non, t'as dit que tu conduisais... Non, non, c'est bon, c'est bon, c'est bon.
[SPEAKER_02]: C'est bon, c'est bon, ça y est.
[SPEAKER_00]: Et après, il dit que je suis pas routier, moi.
[SPEAKER_00]: Ben attends, il est pas routier, lui.
[SPEAKER_00]: Je suis routière, pas lui.
[SPEAKER_02]: C'est un petit malin qui veut se faire croire ancien routier.
[SPEAKER_00]: C'est des cons qui roulent à 80 sur l'autoroute.
[SPEAKER_08]: C'est des emmerdeurs.
[SPEAKER_08]: Gérard, en fait, est-ce qu'il serait possible de rappeler Belle Plante ?
[SPEAKER_02]: Non, alors tu dégages, Maurice, bonne nuit.
[SPEAKER_02]: Gérard, la question, merci.
[SPEAKER_02]: Donc, est-ce que les routiers rentrent-ils tous les soirs chez eux ?
[SPEAKER_08]: Oui, Toine.
[SPEAKER_08]: Moi, je pense que vraiment, les routiers, ils font un métier vraiment très dur et très dur.
[SPEAKER_08]: Et c'est pour ça, d'ailleurs, qu'ils ont mis des couchettes dans leur bahut, quoi.
[SPEAKER_08]: C'est parce qu'ils ne peuvent pas rentrer chez eux tous les soirs.
[SPEAKER_08]: C'est pour pouvoir dormir dedans et puis faire autre chose, quoi.
[SPEAKER_08]: Tromper leur femme, je ne sais pas, par exemple, baiser.
[SPEAKER_02]: Non, mais attends, Toine, quand je te demande si les routiers rentrent-ils tous les soirs chez eux, ce n'est pas pour me dire qu'ils... Non, c'est pour baiser qu'ils ne rentrent pas chez eux.
[SPEAKER_02]: Mais attends, dans ces cas-là, le mec, s'il paie de l'international, tu crois qu'il va rentrer tous les jours chez lui ?
[SPEAKER_07]: Il prend l'avion.
[SPEAKER_07]: Non, il ne peut pas.
[SPEAKER_07]: Il rentre en camion.
[SPEAKER_02]: Ah oui, il rentre en camion.
[SPEAKER_02]: Tu as déjà vu le mec qui se trouve, par exemple, en Allemagne ?
[SPEAKER_02]: Tu crois qu'il va déposer sa remorque en Allemagne et il va rentrer avec son camion ?
[SPEAKER_02]: Avec son tracteur ?
[SPEAKER_02]: Non, mais attends, tu ne le sauras pas, toi ?
[SPEAKER_07]: Non, je suis d'accord avec Gérard.
[SPEAKER_07]: Ah, mais t'es toujours d'accord.
[SPEAKER_02]: Non, mais...
[SPEAKER_02]: On sait ce qu'on dit parce qu'on a été déroutés.
[SPEAKER_02]: Je fais de la distance.
[SPEAKER_05]: Ok ?
[SPEAKER_02]: Bouchard... Donc, Jean-Pierre... Jean-Pierre ?
[SPEAKER_07]: Oui ?
[SPEAKER_07]: Tu veux que je réponde à la question ?
[SPEAKER_07]: Ouais, il y en a peut-être qui rentrent, mais moi je les voyais... Bouchard...
[SPEAKER_07]: J'avais une petite clientèle d'avions...
[SPEAKER_07]: J'avais une clientèle d'habitués, moi, quand même, quoi.
[SPEAKER_07]: J'en voyais souvent qui revenaient tous les 2-3 jours, quoi, et apparemment, ils préféraient venir au bar de la station plutôt que rentrer chez eux, quoi.
[SPEAKER_02]: Oui, mais ça, de toute manière, quand ils s'arrêtent à la station, c'est pour se détendre un peu, ça, c'est obligatoire.
[SPEAKER_02]: Est-ce que c'est vrai ?
[SPEAKER_03]: Parce qu'on dit généralement que les routiers sont alcoolos.
[SPEAKER_03]: Est-ce que c'est vrai ?
[SPEAKER_03]: Parce que j'ai l'impression qu'ils s'arrêtent toujours au bar, quoi.
[SPEAKER_03]: Non, attends, s'il te plaît, Jean-Pierre.
[SPEAKER_03]: Là, Gérard, réponds-le, Jean-Pierre.
[SPEAKER_02]: Je peux te dire une chose, que là, la question que tu poses... Oh, tu me le calmes ou quoi, là, s'il te plaît, Manu, là ?
[SPEAKER_02]: T'essaies de savoir qui c'est qui parle sur les autres ou pas, là ?
[SPEAKER_02]: Tu fais ton boulot comme il faut ou pas ?
[SPEAKER_02]: Non.
[SPEAKER_02]: Non, alors tu vas dégager vite fait, toi.
[SPEAKER_02]: Je le sens.
[SPEAKER_02]: Donc, pour répondre à la question Pildar, je ne suis pas d'accord avec toi.
[SPEAKER_02]: Ce n'est pas parce que les routiers s'arrêtent tout le temps dans les bars qu'ils boivent.
[SPEAKER_02]: Donc, ils peuvent très bien...
[SPEAKER_02]: Normalement, en conduisant, tu n'as pas le droit de boire.
[SPEAKER_07]: Moi, ils ne buvaient pas du lait, moi, à la station, en tout cas.
[SPEAKER_02]: Oui, ben, s'ils ne reprenaient pas la route tout de suite, ça va ?
[SPEAKER_02]: Le temps qu'ils passent leur plein, ils peuvent boire une bière, ça, d'accord ?
[SPEAKER_07]: Mais de toute façon, ils n'avaient pas besoin de boire, parce qu'ils arrivaient déjà bourrés, en général.
[SPEAKER_02]: Bon, Jean-Pierre, c'est bon.
[SPEAKER_02]: Pour toi, c'est terminé.
[SPEAKER_02]: Il est pompiste, il a le droit d'exprimer ce qu'il a vu, quand même.
[SPEAKER_07]: Je te dis ce qu'il est, quoi.
[SPEAKER_07]: Ma femme tient la station, enfin, on la tient tous les deux, et elle, elle s'occupe du bar, et bon, je vois ce qui s'y passe, quoi, quand même.
[SPEAKER_07]: 5 grammes de sang dans l'alcool.
[SPEAKER_07]: J'en ai même des fois qui...
[SPEAKER_07]: J'en ai un, une fois, avant de remonter dans son camion, il a vomi sur le côté, il est remonté, quoi.
[SPEAKER_08]: J'en ai même vu qui se baladait avec une perfusion d'alcool dans le bahut.
[SPEAKER_08]: Dès que ça se débranchait, il tombait par terre.
[SPEAKER_02]: Ça y est, t'as fini de dire ta connerie ?
[SPEAKER_03]: Merci.
[SPEAKER_03]: Est-ce que toi, Gérard, t'as déjà picolé quand tu faisais de la route ?
[SPEAKER_02]: Non.
[SPEAKER_02]: Menteur.
[SPEAKER_02]: Ça, j'y crois pas, moi.
[SPEAKER_02]: C'est pas facile de le croire, moi, je te dis que non, c'est tout.
[SPEAKER_03]: Un petit peu.
[SPEAKER_03]: Non.
[SPEAKER_02]: T'as pas le droit.
[SPEAKER_02]: On s'en fout des lois, on picole au volant.
[SPEAKER_02]: Tu n'as pas le droit.
[SPEAKER_02]: Je t'ai pas dit, je t'ai pas parlé de toi, espèce de con.
[SPEAKER_08]: Non, ben, rends le gauche et puis tu t'emmerdes pas.
[SPEAKER_08]: Euh, Juan.
[SPEAKER_02]: Il est parti, excuse-moi.
[SPEAKER_02]: Ah bon ?
[SPEAKER_03]: C'est bien, c'est bien, Manu.
[SPEAKER_03]: Il vient le bordel, c'est lui.
[SPEAKER_03]: Tu refais la liste au camp tous les 36 du mois ?
[SPEAKER_03]: Gustave !
[SPEAKER_03]: Gustave est parti.
[SPEAKER_02]: Il y a Paul, Paul, Paul.
[SPEAKER_02]: Et Antoine aussi.
[SPEAKER_02]: Et Robert.
[SPEAKER_02]: Et il y a Paul.
[SPEAKER_02]: Il est parti.
[SPEAKER_03]: Il reste Toine, Jean-Pierre et Gertrude pour l'instant.
[SPEAKER_02]: Ah bon, alors K.O.
[SPEAKER_02]: il est parti.
[SPEAKER_02]: C'est pas mal.
[SPEAKER_02]: C'est bien de me dire les gens qui sont partis.
[SPEAKER_02]: Bien, je te le dis, là, ils sont partis.
[SPEAKER_02]: Bravo.
[SPEAKER_02]: Merci.
[SPEAKER_02]: Bravo, Manu.
[SPEAKER_02]: Applaudissements, s'il te plaît.
[SPEAKER_02]: Je crois que la semaine prochaine, tu vas...
[SPEAKER_02]: Il est vraiment...
[SPEAKER_02]: Je crois que la semaine prochaine, tu vas rester chez toi.
[SPEAKER_02]: C'est clair.
[SPEAKER_02]: J'ai l'impression.
[SPEAKER_02]: Donc, Toine.
[SPEAKER_02]: Oui.
[SPEAKER_02]: Donc, t'as répondu ?
[SPEAKER_02]: Oui, j'ai répondu, oui.
[SPEAKER_02]: Donc, Gertrude.
[SPEAKER_02]: Oui.
[SPEAKER_02]: Pour finir.
[SPEAKER_02]: La vie de famille.
[SPEAKER_02]: Non, non.
[SPEAKER_02]: Est-ce que les routiers rentrent-ils tous les soirs chez eux ?
[SPEAKER_00]: Ah ouais, bah ouais, c'est pareil, la vie de famille.
[SPEAKER_00]: Bah non, moi, je rentre pas chez moi, je fais de l'international.
[SPEAKER_00]: Mais je m'arrête tous les soirs, par contre.
[SPEAKER_00]: Et bon, je n'ai pas une vie de famille, j'ai une vie sexuelle.
[SPEAKER_02]: D'accord.
[SPEAKER_00]: Mais un temps, ça.
[SPEAKER_02]: Ok.
[SPEAKER_02]: Donc, on va poser la septième.
[SPEAKER_02]: Ou à moins qu'on...
[SPEAKER_03]: On pose la septième et puis on va mettre un disque.
[SPEAKER_03]: Je te donne le titre tout de suite.
[SPEAKER_02]: Donc, que transportent les routiers en matière dangereuse ?
[SPEAKER_02]: On récupère Manuel.
[SPEAKER_02]: Oui, bonsoir à tous.
[SPEAKER_02]: Bonsoir.
[SPEAKER_02]: Gertrude.
[SPEAKER_02]: Bonsoir.
[SPEAKER_03]: Excusez-moi de vous avoir coupé le disque, mais il est un peu long.
[SPEAKER_03]: On n'a plus le temps.
[SPEAKER_02]: Dédé.
[SPEAKER_02]: Aider, bonsoir.
[SPEAKER_08]: On m'a quand même mis... Oh, la radio !
[SPEAKER_08]: La radio !
[SPEAKER_08]: Je crois que je vous entends pas bien, parce que j'appelle une cabine.
[SPEAKER_08]: J'étais en train d'écouter, j'étais en train de m'endormir en même temps.
[SPEAKER_02]: Ça te dérangerait pas de dire bonsoir quand on te dit bonsoir ?
[SPEAKER_08]: J'ai dû dire bonsoir, mais t'as pas dû m'entendre.
[SPEAKER_02]: Ah bon ?
[SPEAKER_02]: Kouane ?
[SPEAKER_08]: Je suis là, bonsoir.
[SPEAKER_08]: Rebonsoir.
[SPEAKER_05]: Jean-Pierre ?
[SPEAKER_05]: Rebonsoir.
[SPEAKER_02]: Et Alain ?
[SPEAKER_05]: Oui, bonsoir Paris, bonsoir Fildor, bonsoir Gérard, bonsoir Manu, bonsoir tous les autres, bonsoir le grand maître du système.
[SPEAKER_05]: Et Tataïé, t'as pas dit bonsoir à Tataïé ?
[SPEAKER_02]: Bon, ça y est, on a dit bonsoir à tout le monde.
[SPEAKER_02]: Que transporte le routier en matière dangereuse ?
[SPEAKER_02]: On va demander, tiens, bah...
[SPEAKER_02]: À Manuel, Manuel, Manuel.
[SPEAKER_02]: Non, on va pas demander à Manuel, on va demander à Alain.
[SPEAKER_02]: Baisser la radio, s'il vous plaît !
[SPEAKER_02]: On transporte des cotons-tiges.
[SPEAKER_02]: Bon, alors Alain, tu dégages, bonne nuit.
[SPEAKER_02]: Je vais pas parler encore.
[SPEAKER_02]: Non, mais je veux pas le savoir, pour celui qui a dit des cotons-tiges, je germe maintenant, parce que ça va aller vite.
[SPEAKER_05]: Bon, alors là, c'est Alain.
[SPEAKER_05]: Donc moi, ma femme est routière.
[SPEAKER_05]: Et bon, des fois, je la vois quand elle rentre à la maison, je vois ce qu'elle transporte.
[SPEAKER_05]: Et une fois, je l'ai vue, elle transportait des gros bidons
[SPEAKER_05]: Avec de la fumée qui dépassait.
[SPEAKER_05]: Et je lui dis, qu'est-ce que c'est ?
[SPEAKER_05]: Elle m'a dit, je ne peux pas te dire.
[SPEAKER_05]: Alors moi, j'aimerais savoir si les camionneurs privés peuvent transporter des matières dangereuses et ils ne savent pas ce que c'est qu'il y a dedans.
[SPEAKER_02]: Alors ça, déjà, avec Jacques-Claude, on va te répondre même d'aider s'il est là.
[SPEAKER_08]: S'il ne s'endort pas.
[SPEAKER_02]: Vous baissez la radio et vous nous laissez répondre, s'il vous plaît.
[SPEAKER_08]: C'est super dangereux quand il y a le feu.
[SPEAKER_02]: Donc... T'as vu qui c'était ?
[SPEAKER_02]: Manu, si c'est pour faire le con, tu arrêtes, s'il te plaît.
[SPEAKER_03]: C'est lui, Manuel, Gérard.
[SPEAKER_06]: J'aime bien Manu, il cartonne au standard.
[SPEAKER_03]: Merci beaucoup.
[SPEAKER_03]: De rien.
[SPEAKER_03]: Je t'en prie.
[SPEAKER_03]: Tu gères un peu le Manu, il fait que des conneries au standard.
[SPEAKER_03]: Manu, tu me prends un routier.
[SPEAKER_06]: Un vrai routier.
[SPEAKER_02]: Je suis routier, je suis sur la 15.
[SPEAKER_02]: On va répondre à Alain.
[SPEAKER_02]: Oh, le son, là !
[SPEAKER_02]: C'est lui !
[SPEAKER_02]: Qu'est-ce que j'ai fait ?
[SPEAKER_02]: Tu m'éteins ton portable et tu reprends quelqu'un d'autre, s'il te plaît.
[SPEAKER_02]: Tu vas pas me faire chier.
[SPEAKER_02]: Bon, ben, salut, alors.
[SPEAKER_02]: Salut.
[SPEAKER_02]: Donc, on va répondre à la question.
[SPEAKER_08]: Un petit peu d'ordre, là, non ?
[SPEAKER_02]: Merci pour celui qui vient de mettre de la musique.
[SPEAKER_02]: Donc, on va répondre à la question, Alain.
[SPEAKER_02]: Donc, les matières dangereuses, normalement, t'as des panneaux qui sont mis derrière ton camion et tu peux pas... Personne peut dire le contraire là-dessus.
[SPEAKER_02]: Ouais, mais est-ce que tu pourrais transporter n'importe quoi dedans ?
[SPEAKER_02]: Euh, ça, de quoi ?
[SPEAKER_02]: Je peux dire le contraire.
[SPEAKER_02]: Pourquoi ?
[SPEAKER_03]: Bah, y a pas de panneau derrière.
[SPEAKER_02]: Ah non, il n'y a pas de panneau quand tu...
[SPEAKER_02]: Dans ce cas-là, tu n'as jamais vu les...
[SPEAKER_02]: Tu n'as jamais vu un chauffeur routier qui transporte de l'essence avec des panneaux sur son camion, non ?
[SPEAKER_02]: Non, non.
[SPEAKER_02]: Tes yeux, tu vois, tu prends mieux des ouvrières grands.
[SPEAKER_02]: Je vais pas t'endormir quand tu le conduis, ça vaudra mieux.
[SPEAKER_02]: Gertrude, t'es pas d'accord avec moi ?
[SPEAKER_00]: Je suis d'accord avec toi, oui.
[SPEAKER_02]: Donc, c'est bon, Alain, on a répondu à peu près ?
[SPEAKER_05]: Non, c'est parce qu'en fait, tu vois, je suis vraiment très amoureux de ma femme et en fait, quand je regarde son camion et que je ne vois que elle, c'est pour ça que j'ai pas fait attention qu'il y avait peut-être des trucs écrits derrière ou des...
[SPEAKER_02]: Normalement, c'est des...
[SPEAKER_03]: On va peut-être, excusez-moi, on va peut-être demander à Denis, qui est un vrai routier.
[SPEAKER_03]: Quand même.
[SPEAKER_02]: Tu t'es réveillé ?
[SPEAKER_02]: Oui.
[SPEAKER_02]: Pour une fois.
[SPEAKER_02]: Denis, bonsoir.
[SPEAKER_06]: Bonne question, piège ?
[SPEAKER_06]: Denis, bonsoir.
[SPEAKER_06]: Salut Gérard, salut tout le monde.
[SPEAKER_06]: Après entendre des conneries, j'ai pété les plans dans le camion.
[SPEAKER_06]: D'abord, les heures de pause.
[SPEAKER_06]: C'est 4h30 de route, 45 minutes de repos.
[SPEAKER_06]: Au bout de 9 heures, on doit s'arrêter.
[SPEAKER_02]: Ah, au bout de 9 heures ?
[SPEAKER_02]: C'est des conneries.
[SPEAKER_02]: Pour moi, c'est pas 9 heures, c'est 12 heures.
[SPEAKER_02]: C'est n'importe quoi ce qu'il dit.
[SPEAKER_06]: C'est pas un vrai routier.
[SPEAKER_06]: C'est un travelo, c'est pas un routier, ça.
[SPEAKER_02]: Bon, bande de petits connards, je vais vous donner un travelo.
[SPEAKER_02]: Tu restes poli, s'il te plaît, Denis.
C'est un travelo.
[SPEAKER_06]: Je ne supporte pas qu'on laisse passer, qu'on fasse passer les routiers pour des clowns comme vous faites depuis tout à l'heure.
[SPEAKER_06]: Non mais attends !
[SPEAKER_06]: Comme pour conduire un char, il n'y a pas de permis parce qu'il faut être militaire pour conduire un char, déjà, et d'une.
[SPEAKER_02]: Et de deux, il prend un permis de transport, un permis de convoi exceptionnel pour conduire un char.
[SPEAKER_06]: Il prend un permis exceptionnel, Gérard !
[SPEAKER_02]: Oh, il prend un permis !
[SPEAKER_06]: Pauvre con !
[SPEAKER_02]: Pauvre con de toi-même !
[SPEAKER_06]: Ah non, je ne suis pas un pauvre con, je te dis que je suis routier, moi !
[SPEAKER_06]: Attends, je sais de quoi je parle au moins.
[SPEAKER_03]: Moi aussi.
[SPEAKER_03]: Je sais ce qu'on peut faire.
[SPEAKER_03]: Pour ça, si c'est un vrai routier, pose-lui une question de routier pour savoir s'il peut répondre.
[SPEAKER_02]: Combien de temps que tu passes sur la route ?
[SPEAKER_06]: Tu dois conduire 9 heures en tout.
[SPEAKER_02]: Ah, 9 heures.
[SPEAKER_02]: C'est une nouvelle loi ?
[SPEAKER_06]: Non, tu conduis 4 heures et demie, tu t'arrêtes 45 minutes.
[SPEAKER_02]: Non, c'est faux.
[SPEAKER_02]: C'est faux ?
[SPEAKER_02]: C'est faux.
[SPEAKER_02]: On regarde tes livres de code alors.
[SPEAKER_02]: Les lois ?
[SPEAKER_02]: Regarde-les.
[SPEAKER_02]: Quel est ton QRZ dans Siby ?
[SPEAKER_02]: Mon QRZ ?
[SPEAKER_02]: Taco 8-3.
[SPEAKER_02]: Taco 8-3, c'est ça.
[SPEAKER_06]: Taco 8-3.
[SPEAKER_06]: Et avec moi, j'ai Kiki 30.
[SPEAKER_02]: Kiki 30.
[SPEAKER_02]: Et moi, j'ai Kiki 42.
[SPEAKER_06]: Arrête de dire des conneries, Gérard.
[SPEAKER_02]: Attends, j'étais routier, c'est ce que je parle.
[SPEAKER_02]: Non, t'as jamais été routier.
[SPEAKER_02]: C'est de l'intox.
[SPEAKER_06]: Je me suis arrêté à l'air de Roussillon, à Pellepé, à Jolienne.
[SPEAKER_02]: Ah ouais ?
[SPEAKER_06]: Oui, je descends sur Marseille en plus.
[SPEAKER_06]: Il faut arrêter de dire des conneries.
[SPEAKER_06]: Ou tu fais un débat avec des gens sérieux, ou alors tu t'en fais pas.
[SPEAKER_06]: Je ne te permettrai jamais de dire des conneries sur les routiers.
[SPEAKER_02]: Oh Denis, déjà une, c'est pas moi qui dis des conneries sur les routiers, c'est les autres, ok ?
[SPEAKER_02]: J'ai toujours dépendu de cette profession.
[SPEAKER_02]: Alors tu vas pas commencer à me prendre la tête, ok ?
[SPEAKER_02]: Moi je crois que Denis c'est Tony en fait.
[SPEAKER_02]: Non ?
[SPEAKER_02]: Tu vas pas me prendre la tête, ok ?
[SPEAKER_02]: Alors, quelle est la matière dangereuse que... Que transportent les routiers en matière dangereuse ?
[SPEAKER_06]: Moi, je ne transporte pas en matière dangereuse.
[SPEAKER_06]: Je monte en primeur, je redescends en industriel.
[SPEAKER_02]: Donc, alors, est-ce que t'es d'accord avec moi ?
[SPEAKER_02]: Parce qu'on va répondre à la question à Alain.
[SPEAKER_02]: Est-ce que normalement... Et ça, Fildar, il m'a contrôlé.
[SPEAKER_02]: Est-ce que normalement, derrière les camions...
[SPEAKER_08]: Il y a des routiers devant qui disent que depuis le début du débat, tu dis que t'es collé, ça c'est des vieux chiffres avant ton accident.
[SPEAKER_08]: Depuis, ça a changé.
[SPEAKER_03]: S'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît !
[SPEAKER_02]: S'il vous plaît !
[SPEAKER_02]: Un peu de calme.
[SPEAKER_02]: Euh, le proche...
[SPEAKER_02]: Bon, Manu, s'il te plaît, tu vas me gérer ça.
[SPEAKER_02]: On va reposer la question à Denis.
[SPEAKER_02]: Donc, est-ce que derrière les camions, normalement, est-ce qu'il y a bien des panneaux pour marquer la matière dangereuse que tu portes ?
[SPEAKER_02]: Exact.
[SPEAKER_02]: Denis, abruti.
[SPEAKER_02]: Oh, ta gueule, toi.
[SPEAKER_03]: Tout le monde le sait, ça, Denis.
[SPEAKER_03]: Donc, voilà.
[SPEAKER_03]: J'aimerais ce que tu vas faire, tu vas poser la prochaine question à Denis pour savoir si c'est vraiment un routier, parce que moi, j'ai des doutes.
[SPEAKER_02]: Avez-vous déjà fait des grèves ?
[SPEAKER_02]: Pardon ?
[SPEAKER_02]: Avez-vous déjà fait des grèves ?
[SPEAKER_06]: Oui ?
[SPEAKER_06]: Au dernier au mois de novembre.
[SPEAKER_06]: Ça saurait s'il y avait eu des grèves l'année dernière au mois de novembre.
[SPEAKER_06]: Arrête de dire des conneries, toi !
[SPEAKER_06]: Allo ?
[SPEAKER_06]: Allo, faut routier ?
[SPEAKER_06]: Allo, on t'écoute ?
[SPEAKER_01]: Ouais, ben, je peux certifier que le nommé Denis, qui était à l'appareil tout à l'heure, est bien routier, comme je le suis moi-même.
[SPEAKER_01]: Et quand on écoute les débats, comme ce soir, avec Gérard et toute la bande de petits cons qui est autour...
[SPEAKER_01]: Oui, tu peux gueuler tout ce que tu veux, il n'y en a pas un qui connaît exactement le métier.
[SPEAKER_01]: T'es complice, toi, t'es complice pour dire des conneries.
[SPEAKER_02]: Bon, c'est bon, c'est bon, on va pas s'éterniser là-dessus.
[SPEAKER_02]: On va demander à Gertrude.
[SPEAKER_02]: Donc, avez-vous déjà fait des grèves ou pas ?
[SPEAKER_00]: Non, moi j'ai jamais fait de grève, moi.
[SPEAKER_02]: Ouais, mais il y en a bien eu.
[SPEAKER_00]: Il y en a eu peut-être, mais moi j'étais pas là, je fais de l'interprétation.
[SPEAKER_02]: Il est parti, Denise ?
[SPEAKER_02]: Non, je suis là.
[SPEAKER_02]: Mais t'es routier dans une ville Lego, toi, non ?
[SPEAKER_07]: Hein ?
[SPEAKER_07]: T'es routi dans une ville de Lego ou de Playmobil, toi, non ?
[SPEAKER_07]: Dis, pauvre taré que tu es.
[SPEAKER_06]: Pour moi, t'es un taré.
[SPEAKER_06]: C'est un débat.
[SPEAKER_06]: Je suis pas un petit rigolo comme toi qui fait tous les jeudis... Denis, Denis, Denis !
[SPEAKER_03]: On se calme !
[SPEAKER_03]: Denis, laisse répondre Gérard, il va te poser une question, puis on verra.
[SPEAKER_03]: Calme-toi un peu, s'il te plaît.
[SPEAKER_03]: Donc avez-vous déjà fait des grèves ?
[SPEAKER_03]: Ça, tu l'as déjà posé.
[SPEAKER_06]: La dernière date, elle est du mois de novembre.
[SPEAKER_02]: Voilà, c'est ce que je voulais...
[SPEAKER_06]: Eric et Ramzy, oui, je voudrais répondre.
[SPEAKER_02]: Non, toi, tu vas faire sauter.
[SPEAKER_02]: Manu, s'il te plaît, tu me calmes un peu ça, parce que là, ça commence à bien faire pour finir.
[SPEAKER_05]: Vas-y.
[SPEAKER_05]: Pour voir si c'est un vrai routier, il pourrait pas nous faire un petit coup de klaxon ?
[SPEAKER_02]: Ben si, si il peut.
[SPEAKER_06]: Quand tu veux, attends, je fais le tour de la station, je retourne à mon camion.
[SPEAKER_06]: Ouais, ouais, bien sûr, tu vas aller chercher ton monétophone, là.
[SPEAKER_03]: Comme par hasard, il n'est pas à la cassette.
[SPEAKER_03]: Comme par hasard, il n'est pas à côté de son camion, tu sais.
[SPEAKER_03]: C'est pas un routier, ça.
[SPEAKER_00]: Le routier quitte jamais son camion, le vrai routier.
[SPEAKER_00]: Le pauvre tâche que tu es, le pauvre tâche.
[SPEAKER_06]: Le routier fait tout dans son camion.
[SPEAKER_03]: Attends, on va voir Cyclacson.
[SPEAKER_02]: Ouais, on va voir Cyclacson.
[SPEAKER_03]: Pendant ce temps-là, demande la prochaine question.
[SPEAKER_02]: Jean-Pierre.
[SPEAKER_02]: Donc, ben non, toi t'es pompiste, donc t'as pas pu faire de grève.
[SPEAKER_07]: Non, mais je peux te dire que par contre, j'ai pas eu un client quand il y a eu les grèves, parce qu'ils ont bouché l'autoroute pas loin de chez moi, quoi.
[SPEAKER_02]: D'accord.
[SPEAKER_02]: Toine ?
[SPEAKER_08]: Moi, je peux dire que les grèves, c'est bien, je suis content que les routiers en fassent, mais bon, si tu veux, ça emmerde un peu tout le monde, par moment.
[SPEAKER_08]: Non, mais c'est leur gagne-pain aussi qui... Oui, je sais, je suis d'accord.
[SPEAKER_02]: C'est leur gagne-pain.
[SPEAKER_02]: On démorde, s'ils ne sont pas assez payés, moi, je trouve que c'est normal qu'ils fassent des grèves.
[SPEAKER_08]: Dis-moi, Gégé, c'est toi, là, toujours.
[SPEAKER_08]: Denis, je ne suis pas sûr que ce soit un vrai routier.
[SPEAKER_02]: Non, non, pour moi non plus.
[SPEAKER_02]: Dédé, Dédé, Dédé, non, non, on va s'arrêter, là.
[SPEAKER_02]: Vas-y, je t'écoute.
[SPEAKER_02]: Écoute.
[SPEAKER_03]: C'est un menteur.
[SPEAKER_03]: C'est bidon, c'est bidon.
[SPEAKER_02]: On n'a rien entendu.
[SPEAKER_02]: Vous avez rien entendu, vous faites semblant de ne pas entendre.
[SPEAKER_02]: Non, non, on n'a rien entendu.
[SPEAKER_08]: Il n'y avait rien, il n'y avait rien.
[SPEAKER_02]: Dédé, pour finir.
[SPEAKER_08]: Pour finir, je dirais que les grèves, déjà, bon, je crois que tout le monde a le droit de faire des grèves, même les routiers.
[SPEAKER_08]: Je voudrais dire aussi que le TD et le pilote, déjà, ils sont deux, donc c'est louche.
[SPEAKER_02]: Non, mais attends...
[SPEAKER_08]: En plus, ça n'a pas été si bête de la poser juste avant le disque, parce qu'on a eu le temps d'y réfléchir.
[SPEAKER_08]: Et je rajoute encore une dernière fois que les deux sont louches.
[SPEAKER_02]: D'accord.
[SPEAKER_02]: Là, pour finir, il reste encore 4 minutes pour terminer.
[SPEAKER_03]: Qu'est-ce qui se passe là-haut ?
[SPEAKER_03]: Il y a des routiers qui t'attendent pour discuter du bon temps.
[SPEAKER_02]: Les routiers, pour terminer, pour conclure le débat, on va faire une dernière... Bon, toi, tu dégages.
[SPEAKER_07]: Bonne nuit, au revoir.
[SPEAKER_03]: Il est encore là, Denis, ou pas ?
[SPEAKER_02]: Donc, pour terminer...
[SPEAKER_02]: Pour conclure le débat, parce que ça commence à me prendre la tête, c'est toujours vers la pointe, c'est la merde.
[SPEAKER_02]: Donc, pour terminer, les routiers prennent-ils des jambes en stop ?
[SPEAKER_02]: Donc Jean-Pierre ?
[SPEAKER_07]: Bah non, vu que c'est interdit, de toute façon...
[SPEAKER_07]: Mais je voudrais demander à Denis, poser une question piège pour savoir si c'est un vrai routier.
[SPEAKER_07]: Ouais, vas-y.
[SPEAKER_07]: Bah Denis, tu m'entends ?
[SPEAKER_07]: Ouais.
[SPEAKER_07]: Ouais, dans ton camion, est-ce que t'as des cotons-tiges ?
[SPEAKER_06]: Pourquoi faire des cotons-tiges, pauvre tâche ?
[SPEAKER_06]: Ah, t'es pas un vrai routier.
[SPEAKER_06]: Bien sûr que je suis pas un faux routier.
[SPEAKER_06]: Mais viens nous retrouver là où je suis au lieu d'ouvrir ta gueule, pauvre con !
[SPEAKER_07]: Je suis accablé quand j'entendais des cons pareils qui disent qu'ils sont routiers et que c'est pas vrai.
[SPEAKER_00]: Professionnel de la route, nymphomane, en plus.
[SPEAKER_00]: Mais non, non, là, quand j'entends des rigolos pareils, moi, ça me dégoûte, tiens.
[SPEAKER_00]: D'accord.
[SPEAKER_00]: Dédé ?
[SPEAKER_00]: C'est pas normal de dire des choses comme ça à la radio.
[SPEAKER_02]: Dédé, pour toi ?
[SPEAKER_02]: Tu m'écoutes ?
[SPEAKER_02]: Ben, fais conclusion, là.
[SPEAKER_08]: D'accord.
[SPEAKER_08]: Alors, la conclusion, c'est que les routiers, apparemment, s'ils sont représentés par Denis, ils ont tout faux.
[SPEAKER_08]: S'il y a des routiers devant Fun, à qui ils y restent ?
[SPEAKER_08]: Et la dernière question, quand on n'a pas eu le temps d'y répondre, si on pouvait y répondre... Non, non, il ne reste plus que deux minutes, je ne peux pas.
[SPEAKER_02]: Tu peux pas quoi ?
[SPEAKER_02]: On ne peut pas répondre à la dernière question, c'est honteux la conclusion.
[SPEAKER_08]: Est-ce qu'on peut rappeler Belle Plante ?
[SPEAKER_02]: Non, on ne rappelle plus personne.
[SPEAKER_02]: On ne rappelle plus personne, c'est terminé.
[SPEAKER_02]: Terminé.
[SPEAKER_02]: Toine ?
[SPEAKER_07]: Moi, je dirais que les routiers, c'est des gens sympas.
[SPEAKER_08]: Comme il y a écrit des fois sur les pare-brises des camions.
[SPEAKER_08]: Je dis qu'ils continuent leur boulot, la tête haute.
[SPEAKER_07]: Et les vaches sont bien gardées.
[SPEAKER_02]: Jean-Pierre ?
[SPEAKER_07]: Moi, le débat était bien.
[SPEAKER_07]: Les routiers sont alcooliques, mais moi, je les trouve quand même sympas.
[SPEAKER_07]: Et la seule chose que je trouve dommage, c'est qu'à chaque fois que je vais à la loco, je vois beaucoup trop de routiers dans les chiottes de la loco.
[SPEAKER_07]: C'est chiant.
[SPEAKER_07]: Mais sinon, les routiers sont sympas, c'est clair.
[SPEAKER_02]: Alain ?
[SPEAKER_05]: Alain ?
[SPEAKER_05]: Ouais, est-ce que tous les routiers doivent avoir la moustache ?
[SPEAKER_05]: Quoi ?
[SPEAKER_05]: Les routiers, tous les routiers doivent avoir la moustache, non ?
[SPEAKER_03]: C'est vrai, parce que pour être routier, il faut avoir la moustache, c'est une belle question.
[SPEAKER_02]: Pas obligatoirement.
[SPEAKER_02]: Parce que toi, depuis que t'es plus routier, tu t'es fait raser la moustache.
[SPEAKER_02]: Non, je l'ai maintenant.
[SPEAKER_02]: Ah, t'es routier ?
[SPEAKER_02]: Je l'ai toujours eu.
[SPEAKER_03]: Il a toujours un poids lourd.
[SPEAKER_02]: Le poids lourd, il t'emmerde, d'accord ?
[SPEAKER_02]: Comme ça, t'es servi.
[SPEAKER_02]: Donc, moi, je vais faire conclusion.
[SPEAKER_03]: Je pense qu'à part au standard, ça a merdé.
[SPEAKER_03]: Comme d'habitude.
[SPEAKER_02]: Sinon, ça s'est pas trop mal passé dans l'ensemble.
[SPEAKER_02]: Donc, j'espère que la semaine prochaine, ça sera mieux que ça.
[SPEAKER_02]: Voilà.
[SPEAKER_02]: Pardon.
[SPEAKER_02]: Donc, sur ce, vous allez retrouver Rousseau pour la nuit sans pub.
[SPEAKER_02]: ...
[SPEAKER_03]: Ça va être Rousseau, ouais.
[SPEAKER_02]: Ça va être Rousseau, toi, quand t'auras fini de faire ton bordel, tu me prends signe.
[SPEAKER_03]: D'accord, et on va se quitter quand même avec... Avec le remix.
[SPEAKER_02]: La nouvelle merde.
[SPEAKER_02]: La nouvelle merde.
[SPEAKER_03]: La nouvelle merde à ton merde, Thomas Merde, le connard.