Avant-débat
1 « dégage » / « tu vires » 8 insultes
[SPEAKER_03]: ... [SPEAKER_03]: Là, ça marche, là. [SPEAKER_03]: Là, ça fonctionne, voilà. [SPEAKER_03]: Ouais, très sucré, court sucré, voilà, très bien. [SPEAKER_03]: Émilie, t'as peut-être une question à poser à Gérard ? [SPEAKER_01]: Attends, parce qu'il est à la cabine, attends, je te le passe, attends. [SPEAKER_03]: Tiens, Gérard, tu mets ça, hop, là. [SPEAKER_03]: Non, mais je remonte. [SPEAKER_03]: Attends, non, mais reste là pour le moment, le débat va commencer. [SPEAKER_01]: Oui, bonsoir, Gérard, c'est Émilie. [SPEAKER_01]: Je voulais te demander si t'étais au courant qu'à Tahiti, on parle vachement de toi ? [SPEAKER_01]: C'est de la folie. [SPEAKER_01]: Tu ne peux pas t'imaginer. [SPEAKER_01]: Tout le monde en parle. [SPEAKER_01]: C'est l'effervescence. [SPEAKER_01]: Franchement, tu es quasiment une superstar. [SPEAKER_00]: Tu as des preuves ? [SPEAKER_01]: Des preuves. [SPEAKER_01]: Je n'ai pas de photos. [SPEAKER_01]: On est parlé de toi. [SPEAKER_01]: J'ai plein de copines à Tahiti. [SPEAKER_01]: On pourra les appeler à l'occasion. [SPEAKER_01]: Elles te confirmeront. [SPEAKER_04]: Tu leur demandes qu'elles m'appellent. [SPEAKER_01]: Qu'elles t'appellent ? [SPEAKER_04]: D'accord. [SPEAKER_01]: Qu'elles t'appellent à l'antenne ? [SPEAKER_04]: Oui, qu'elles m'appellent ce soir si elles veulent. [SPEAKER_01]: Scalage horaire, ça va pas être facile, parce qu'il y a 12h, 11h ou 12h d'écart, alors ça va pas être très facile. [SPEAKER_01]: Mais enfin, à l'occasion, j'essaierai de monter un truc. [SPEAKER_04]: Ouais, putain, mais qu'est-ce que c'est, ce bordel ? [SPEAKER_04]: Tu vas où, là, avec ton truc ? [SPEAKER_04]: Je vais pas dans les chiottes, ça va ? [SPEAKER_03]: Je remonte là-haut. [SPEAKER_03]: Allez, on décolle, merde ! [SPEAKER_04]: Mais merde, j'ai pas envie ce soir. [SPEAKER_04]: Je suis bien, mais... [SPEAKER_04]: J'ai pas envie. [SPEAKER_04]: Mais il n'y aura pas de sodomie. [SPEAKER_04]: Non, mais j'ai pas envie, il y a deux nanas qui m'attendent. [SPEAKER_03]: Non, Gérard, il y a un débat, viens, allez. [SPEAKER_04]: Non, non, mais... [SPEAKER_04]: C'est bon, qui c'est qui marche sur les fils, là ? [SPEAKER_04]: Gérard, les fils, on peut pas ou pas ? [SPEAKER_04]: Miguel ! [SPEAKER_04]: Oh Miguel, on voit les fils ! [SPEAKER_03]: On voit les fils. [SPEAKER_03]: Il n'y a pas de fils. [SPEAKER_04]: On peut plus là, on peut plus ? [SPEAKER_04]: Non, on peut plus. [SPEAKER_03]: Ben tant mieux. [SPEAKER_03]: On peut, on peut, on peut ! [SPEAKER_04]: Oh vas-y, on peut, on peut ! [SPEAKER_04]: Attends, les cafés, merde ! [SPEAKER_04]: Putain, vous faites chier ! [SPEAKER_04]: Voilà ! [SPEAKER_04]: Punaise, vous commencez à me les gonfler ce soir. [SPEAKER_03]: Alors là, on va se mettre là. [SPEAKER_03]: On va se mettre dans le bureau. [SPEAKER_04]: C'est quoi ça ? [SPEAKER_03]: On va se mettre dans le bureau. [SPEAKER_03]: C'est quoi un bureau ? [SPEAKER_03]: Ah tiens, de la flotte. [SPEAKER_04]: Ah putain, il n'y a même plus de pile. [SPEAKER_04]: Merde. [SPEAKER_04]: Bon, c'est bon, allez, hop. [SPEAKER_04]: Qu'il aille se coucher avec sa caméra. [SPEAKER_03]: Fais gaffe, fais gaffe avec ça. [SPEAKER_03]: Attends, attends. [SPEAKER_04]: Passe, passe, passe. [SPEAKER_03]: Passe, passe. [SPEAKER_03]: Bon, ben, je te laisse. [SPEAKER_03]: D'accord. [SPEAKER_03]: Non, mais reste là, reste là, reste là. [SPEAKER_03]: T'es toujours là, Émilie ? [SPEAKER_03]: Oui, tout à fait. [SPEAKER_03]: Là, on est dans les chiottes du sous-sol ? [SPEAKER_03]: Dans les chiottes. [SPEAKER_03]: Alors là, on est mieux, là. [SPEAKER_01]: Ah oui, mais moi, je cautionne pas ce genre de cochonnerie avec Gérard, quand même. [SPEAKER_03]: On nous voit, là ? [SPEAKER_03]: On voit plus rien, là. [SPEAKER_03]: Bon, donc, on va revenir. [SPEAKER_03]: Non, mais Gérard, tu vas pas... Qu'est-ce qu'il y a ? [SPEAKER_03]: Il paraît qu'il y a deux boudins, là-haut. [SPEAKER_04]: Non, non, c'est pas des boudins. [SPEAKER_03]: N'importe quoi. [SPEAKER_03]: C'est pas des boudins ? [SPEAKER_03]: Non, non, non. [SPEAKER_03]: Tu veux rien, là ? [SPEAKER_03]: Tu veux bouffer un truc, là ? [SPEAKER_03]: Tu veux pas un petit truc ? [SPEAKER_03]: Allez, prends-nous un petit quelque chose. [SPEAKER_03]: Qu'est-ce que tu veux ? [SPEAKER_03]: Tu veux quelque chose, Émilie ? [SPEAKER_03]: Parce que là, on a quoi ? [SPEAKER_03]: On a M&M's, des Mars, des Bounty, des Maltesers, des Lyons, des Hollywood. [SPEAKER_01]: Oui, des M&M's, les petits nouveaux qui viennent de sortir. [SPEAKER_03]: Qu'est-ce que tu veux, Gérard ? [SPEAKER_03]: Ah, mais c'est bon, j'ai ramené ce que vous avez. [SPEAKER_03]: Hein ? [SPEAKER_04]: J'ai ramené, moi. [SPEAKER_04]: Non, mais tu veux quoi ? [SPEAKER_04]: Des quoi ? [SPEAKER_03]: Ben dis, vas-y, quoi. [SPEAKER_03]: Mets-moi un lion. [SPEAKER_03]: Un lion, alors attends, un lion, un lion. [SPEAKER_03]: Non, un chewing-gum, un chewing-gum. [SPEAKER_04]: Un chewing-gum, alors attends, tiens, attends, c'est deux. [SPEAKER_03]: Hop là, voilà, hop. [SPEAKER_03]: Tiens, hop, voilà, un lion, un chewing-gum. [SPEAKER_03]: Et moi, je vais me prendre, je vais me prendre un bounty, tiens. [SPEAKER_03]: Attends, je vais me prendre... Non, mais attends, c'est maintenant l'émission, attends, c'est... [SPEAKER_03]: Tu rentres là et tu descends, dépêche-toi, moi je t'attends, hein, Émilie ! [SPEAKER_03]: Nous, cabinet d'avocats spécialisés dans les affaires de mœurs, déclarons assignés au nom de notre client Gérard de Fun Radio, dont le nom de famille n'ayant pas été donné sur l'antenne de Fun Radio restera anonyme. [SPEAKER_03]: C'est suite à ce qui s'était passé le vendredi 5 septembre 1997, quand tu nous avais appelés pour présenter... [SPEAKER_03]: Je vais aller droit au but pour aller plus vite parce qu'apparemment c'est speed. [SPEAKER_03]: Tu avais traité dans notre émission un client. [SPEAKER_03]: Donc le client, c'est un avocat qui s'adresse à nous. [SPEAKER_03]: Donc son client, je cite, fils de pute et que tu allais se faire sodomiser d'espèce d'enculé. [SPEAKER_03]: Tu te souviens avoir dit ça à un auditeur ? [SPEAKER_03]: Non, pas du tout déjà. [SPEAKER_04]: Attends, le 5 septembre, vendredi 5 septembre, ça m'étonnerait ? [SPEAKER_04]: Si. [SPEAKER_04]: C'était le jeudi dans la nuit. [SPEAKER_04]: Non, Gérard, c'est un avocat. [SPEAKER_03]: Non, Gérard, ça n'a rien à voir avec le belge. [SPEAKER_03]: On ne plaisante pas avec ça, s'il te plaît, merci. [SPEAKER_03]: Ce qui constitue atteinte de droit de l'homme est passible d'une peine de prison de deux ans. [SPEAKER_03]: C'est bien, au moins, j'irai au chaud. [SPEAKER_03]: Tout ferait payer. [SPEAKER_03]: Et 200 000 francs d'amende. [SPEAKER_03]: De plus, vous l'avez empêché de dire, le pont de l'Alma, ce qui constitue une atteinte à la liberté d'expression, est passible d'une amende de 25 000 francs. [SPEAKER_03]: Donc, pour moi, ça, c'est du baratin. [SPEAKER_03]: Non, pas du tout. [SPEAKER_03]: Il y a un tampon officiel. [SPEAKER_03]: Donc, tu dois me le remettre parce qu'il faut que je le redonne à mon patron. [SPEAKER_04]: Oui, et bien, dans ce cas-là, moi, je ne te signerai rien du tout pour l'instant. [SPEAKER_04]: C'est sérieux, c'est sérieux. [SPEAKER_04]: C'est sérieux, cette connerie. [SPEAKER_04]: Donc, tu ne racontes pas de conneries, s'il te plaît. [SPEAKER_04]: Non, c'est sérieux, c'est très sérieux. [SPEAKER_04]: C'est moi qui m'en suis occupée. [SPEAKER_01]: Ça m'a été remis par Benoît Sillard. [SPEAKER_01]: J'ai eu l'avocat en ligne parce que M. Sillard a appelé l'avocat. [SPEAKER_04]: Oui, mais à chaque fois, vous me faites le coup. [SPEAKER_04]: Non, Gérard, c'est très sérieux. [SPEAKER_04]: On a l'avocat. [SPEAKER_04]: Un peu de l'autre manière, c'est quelqu'un de la radio encore. [SPEAKER_04]: Non, non, non, non, non, non. [SPEAKER_04]: Merci, merci, merci. [SPEAKER_04]: A chaque fois, c'est pareil. [SPEAKER_04]: A chaque fois, c'est pareil. [SPEAKER_04]: Non, non, je te promets. [SPEAKER_03]: Condamné Gérard de Suren verser une indemnité de 800 000 francs. [SPEAKER_03]: Oui, ben c'est ça. [SPEAKER_03]: Et ainsi que la saisie... Oui, oui, ben pourquoi tu te marres ? [SPEAKER_03]: Parce que ça me fait rire. [SPEAKER_03]: Parce que c'est des conneries, c'est tout. [SPEAKER_03]: Et du patrimoine conjugal. [SPEAKER_03]: Mais oui, c'est ça. [SPEAKER_03]: Obligé Gérard de Suren à faire des excuses publiques à notre client David... [SPEAKER_03]: dont on ne veut pas citer le nom de famille pour atteinte. [SPEAKER_03]: Il y a son nom de famille, mais il ne veut pas qu'on le donne. [SPEAKER_04]: Un dénommé David, alors que le mec, il s'appelle François, c'est en Belgique. [SPEAKER_03]: On l'appelle l'avocat. [SPEAKER_03]: C'est rare. [SPEAKER_03]: Quand tu seras dans la merde, tu seras dans la merde, Gérard. [SPEAKER_03]: Tu te démerderas, donc tu seras sûrement dans la merde à cause de ça. [SPEAKER_03]: Ça a été tapé. [SPEAKER_03]: Fais attention, c'est un autre patron. [SPEAKER_03]: Oui, allô ? [SPEAKER_03]: Oui, tu feras une photocopie. [SPEAKER_02]: Oui, allô ? [SPEAKER_03]: Oui, bonjour monsieur. [SPEAKER_03]: Oui, bonjour monsieur. [SPEAKER_03]: Oui, fin de radio à l'appareil, je suis avec Gérard. [SPEAKER_03]: Nous avons reçu un courrier que vous avez envoyé à notre patron Benoît Billard, Benoît Signard. [SPEAKER_03]: Mais attendez monsieur, vous devez faire une erreur, vous êtes chez Maître Figard là. [SPEAKER_03]: Oui, mais notre patron nous avait demandé de régler si possible ce problème à l'antenne devant les auditeurs et téléspectateurs. [SPEAKER_02]: Monsieur, quel est votre problème ? [SPEAKER_02]: Parce que je ne suis pas à mon étude. [SPEAKER_04]: Non mais vous êtes pas à votre étude, c'est quand même vous qui nous avez fait parvenir un papier à la radio. [SPEAKER_03]: Attendez monsieur, présentez-vous, qui êtes-vous, je ne comprends pas. [SPEAKER_03]: Gérard de Suren. [SPEAKER_03]: Gérard, on va faire attention parce que c'est pas des conneries. [SPEAKER_03]: Je suis Max de Fun Radio, je travaille à Fun Radio à Paris, et vous nous avez envoyé avec 3-4 avocats une lettre disant que vous vouliez... Attendez, attendez, ne quittez pas le syndicat... [SPEAKER_02]: ... ... ... ... ... [SPEAKER_02]: Effectivement, nous avons notre client qui est venu nous voir. [SPEAKER_02]: Il est passé, il me semble, sur votre antenne. [SPEAKER_02]: Nous sommes sur une radio qui s'appelle Sun Radio, c'est ça ? [SPEAKER_02]: Oui, tout à fait. [SPEAKER_02]: Oui, voilà, donc il serait passé, d'après les dires de notre client, il serait passé sur votre antenne vendredi. [SPEAKER_03]: Oui, c'était dans la nuit de vendredi à samedi, donc pendant le débat, effectivement, oui. [SPEAKER_02]: Voilà, bon, et la patrie, non, de la nuit de vendredi à samedi, il nous dit, oui. [SPEAKER_02]: Il apparaîtrait qu'il est bon, il reconnaît apparemment avoir chanté une chanson, d'après ce que nous dit notre client, il aurait chanté une chanson sur ce dénommé Gérard apparemment, et ça n'aurait pas plu à ce monsieur qui aurait traité notre client, donc effectivement j'ai le dossier, je cite, de fils de pute, de se faire sodomiser, d'espèce d'angoisse. [SPEAKER_03]: Oui, c'est exact. [SPEAKER_03]: Alors ça, c'est vrai. [SPEAKER_03]: Mais nous, on voulait savoir si c'était possible de s'arranger à la mienne. [SPEAKER_03]: C'est pour ça que mon patron a demandé de vous appeler en direct avec Gérard afin d'essayer de pouvoir s'arranger. [SPEAKER_02]: Écoutez, monsieur, moi, je ne suis que son avocat. [SPEAKER_03]: Je comprends bien, je sais bien que vous vous demandez fort. [SPEAKER_02]: Il demande la saisie du patrimoine, du patrimoine conjugal, ainsi que d'une pension alimentaire. [SPEAKER_04]: Non mais attendez, je ne suis pas marié avec votre client. [SPEAKER_04]: Déjà, une, je ne suis pas marié avec votre client. [SPEAKER_04]: Attendez monsieur, j'ai quand même pas d'enfant avec lui. [SPEAKER_02]: Non mais attendez monsieur, écoutez, déjà vous m'appelez à 1h du matin, vous auriez pu m'appeler dans la journée, mais bon à la limite c'est pas grave, heureusement je ne dormais pas encore. [SPEAKER_02]: C'est pas une pension alimentaire au vu d'un mariage, c'est une pension alimentaire fixée par le ministre des Finances à la Cour des Comptes, ça n'a rien à voir. [SPEAKER_04]: Non mais attendez, là vous allez quand même loin. [SPEAKER_02]: Bah écoutez monsieur, nous allons loin, vous vous rendez compte des propos que vous avez tenus ? [SPEAKER_02]: Non mais... [SPEAKER_04]: — Dans ce cas-là, vous nous l'envoyez, puis c'est tout. [SPEAKER_04]: Arrêtez de me faire croire n'importe quoi. [SPEAKER_03]: — Non mais Gérard, c'est vrai que sur une radio, on a le droit de dire beaucoup de choses, mais c'est quand même un média, et on n'a pas le droit de dire tout n'importe quoi. [SPEAKER_03]: T'as traité un mec de fils de pute, t'assumes Gérard. [SPEAKER_02]: — Monsieur, notre client est prêt à demander 800 000 francs d'amende. [SPEAKER_02]: Toutefois, il y a aussi écrit que la Cour a exigé que si Gérard... [SPEAKER_02]: Fun Radio faisait des excuses publiques à l'antenne à notre client à une heure de grande écoute. [SPEAKER_02]: Notre client était éventuellement prêt à envisager d'abandonner les poursuites pénales. [SPEAKER_02]: Alors, il est clair que si vous tenez ce langage provocateur, nous irons au tribunal de Vouilly-sur-Peuge, qui est donc dans la banlieue de Lansonnier, qui traite ce genre d'affaires. [SPEAKER_02]: Et c'est tout, il n'y a pas de problème pour moi. [SPEAKER_04]: Non, non, mais attendez, attendez. [SPEAKER_04]: Là, il y a quand même un léger malaise, là. [SPEAKER_04]: Parce que la lettre a date de Bordeaux, et cette personne-là habite en Belgique. [SPEAKER_04]: Il y a quand même malaise. [SPEAKER_04]: Mais de quoi parlez-vous de Belgique ? [SPEAKER_04]: Mon client habite à Bordeaux. [SPEAKER_03]: Mais oui, ça n'a rien à voir avec la Belgique. [SPEAKER_04]: C'est bizarre parce que je n'ai jamais insulté un auditeur de Bordeaux le vendredi 5. [SPEAKER_03]: Gérard, je ne vois pas comment tu peux t'en souvenir vu que tu insultes tout le monde. [SPEAKER_03]: Le vendredi 5, je me souviens très bien ce que j'ai dit. [SPEAKER_04]: C'était après le mec de Belgique. [SPEAKER_04]: Donc Bordeaux... [SPEAKER_02]: D'après notre client, non seulement vous l'avez insulté, mais vous l'avez tellement insulté que l'animateur vous aurait même enlevé l'antenne. [SPEAKER_04]: Non, c'est moi qui ai raccroché. [SPEAKER_03]: Non, c'est moi qui ai demandé d'arrêter, Gérard, parce que t'allais trop loin, t'avais été trop loin, t'étais au téléphone, je m'en souviens très bien. [SPEAKER_03]: C'était le vendredi soir, t'étais dans ta cabine téléphonique, c'était l'histoire, et t'avais insulté, alors tu t'excuses. [SPEAKER_04]: La personne en question qui a été boulevard m'écrit à moi. [SPEAKER_04]: Non Gérard, c'est pas comme ça qu'on opère. [SPEAKER_03]: C'est un avocat, il fait ce qu'il veut. [SPEAKER_03]: Mais c'est pas avec toi. [SPEAKER_03]: Tu t'excuses. [SPEAKER_03]: Non, je vais pas m'excuser au premier. [SPEAKER_03]: Tu te démerdes. [SPEAKER_03]: Quand tu seras dans la merde, Gérard, on viendra pas t'aider. [SPEAKER_02]: En tout cas, monsieur l'animateur, vous m'entendez ? [SPEAKER_03]: Oui. [SPEAKER_02]: « Écoutez, en tout cas, comme j'ai donc écrit dans le courrier, nous sommes un cabinet d'avocats en service de ce client, que je ne citerai pas puisqu'à première vue nous sommes sur une antenne, vous m'avez dit tout à l'heure. [SPEAKER_02]: Donc en tout cas, sachez, comme c'est écrit, que les propos de ce monsieur Gérard ayant été diffusés sur l'antenne à une heure de grande écoute, [SPEAKER_02]: Il est évident que nous allons saisir la CIA afin d'effectuer une enquête à la radio pour déterminer qui peut se permettre de laisser passer de tels insultes. [SPEAKER_03]: Votre ami refuse de s'excuser. [SPEAKER_03]: Lui est persuadé qu'en ce moment vous êtes dans les studios. [SPEAKER_03]: Moi ce que je vous propose c'est de raccrocher. [SPEAKER_03]: Je pense que là, le problème, c'est que Gérard est quand même quelqu'un qui n'est pas toujours... [SPEAKER_03]: Il y a des petits problèmes. [SPEAKER_03]: Donc, si vous pouvez raccrocher, Gérard va composer lui-même le numéro et puis il va quand même s'apercevoir que vous n'êtes pas dans les studios, que vous êtes bel et bien en province. [SPEAKER_03]: Mais c'est avec plaisir. [SPEAKER_03]: Gérard, puisque tu dis qu'il est dans le studio, si tu fais le numéro et que tu l'as et que tu fais 0-4 au bout et que tu as quelqu'un qui décroche et que c'est lui, il n'est pas dans les studios, le mec ? [SPEAKER_04]: Gérard, raccroche, on vous rappelle tout de suite. [SPEAKER_03]: Tout de suite, tout de suite, tout de suite. [SPEAKER_03]: On vous raccroche, on vous rappelle. [SPEAKER_03]: Vas-y, fais le numéro. [SPEAKER_03]: Allez, fais le numéro. [SPEAKER_03]: Voilà, on va vous montrer. [SPEAKER_03]: Alors, vas-y, fais le numéro, puisqu'il est dans les studios. [SPEAKER_03]: Voilà l'enveloppe. [SPEAKER_03]: Fais le numéro, Gérard. [SPEAKER_03]: Tu vas être dans la merde. [SPEAKER_03]: Fais le numéro. [SPEAKER_03]: Alors, on recompose. [SPEAKER_03]: Non, mais si c'est toi qui le compose, Gaël, il va peut-être croire que c'est quelqu'un du studio. [SPEAKER_03]: Gérard, Gérard, fais le numéro. [SPEAKER_03]: Ah, d'accord, il redonne le numéro de téléphone dans la cabine. [SPEAKER_03]: Tu vas composer le numéro toi-même, Gérard. [SPEAKER_04]: C'est bien parce que... [SPEAKER_03]: C'est bien parce que... [SPEAKER_03]: Quand tu seras dans la merde, tu seras dans la merde. [SPEAKER_03]: D'insulter les gens. [SPEAKER_04]: T'insultes les gens. [SPEAKER_04]: T'insultes les gens. [SPEAKER_03]: Excuse-toi. [SPEAKER_03]: Non, il n'y a pas de débat ce soir. [SPEAKER_03]: Ah bah si, sur les paparasites. [SPEAKER_03]: Non. [SPEAKER_03]: Allez, fais le numéro. [SPEAKER_03]: Il n'y aura pas de débat. [SPEAKER_03]: Allez ! [SPEAKER_03]: Gérard ! [SPEAKER_03]: Fais le numéro. [SPEAKER_03]: Non mais ici, dans le studio, dans le studio. [SPEAKER_03]: Fais le numéro dans le studio. [SPEAKER_03]: Incroyable ça quand même. [SPEAKER_03]: On s'excuse, monsieur l'avocat et tous ceux qui nous écoutent en ce moment. [SPEAKER_03]: Le débat va pas tarder à arriver. [SPEAKER_03]: Ah, je vois sur Fun TV, il me semble avoir vu à un moment donné notre ami Marcel qui était là hier dans le débat de Gérard. [SPEAKER_03]: Et le standard, là c'est plein pour le débat. [SPEAKER_03]: En ce moment, ça y est. [SPEAKER_03]: Là, il y a quoi là ? [SPEAKER_03]: Après, il faut le mettre sur l'antenne. [SPEAKER_03]: Alors... Non mais Gérard ! [SPEAKER_03]: Alors ? [SPEAKER_01]: Vous êtes sur la messagerie vocale itinériste du 0608. [SPEAKER_03]: Alors, il faut refaire le numéro de téléphone. [SPEAKER_03]: C'est un numéro itinériste ? [SPEAKER_03]: Alors, on recommence. [SPEAKER_03]: Hop, fait bien, le 0 d'abord. [SPEAKER_03]: Mais il faut faire le 0 d'abord, non ? [SPEAKER_03]: D'accord, ok. [SPEAKER_03]: Donc là, si la vocale nous écoute, apparemment, on est tombé sur votre messagerie. [SPEAKER_03]: Donc, ça serait dommage. [SPEAKER_03]: Et ensuite, on démarre le débat. [SPEAKER_03]: D'accord, Julie ? [SPEAKER_03]: On démarre le débat après. [SPEAKER_03]: Merci de répondre. [SPEAKER_03]: Oui. [SPEAKER_03]: D'accord. [SPEAKER_03]: J'ai l'impression que vous ne m'entendez pas. [SPEAKER_03]: Je ne parle pas assez fort. [SPEAKER_02]: Oui, allô ? [SPEAKER_03]: Voilà, Gérard. [SPEAKER_03]: Oui, c'est Maître Figaro. [SPEAKER_03]: Il a l'antenne, Gérard, donc il faut parler dans ton micro. [SPEAKER_03]: Micro. [SPEAKER_01]: Voilà. [SPEAKER_02]: Allô ? [SPEAKER_02]: Allô ? [SPEAKER_02]: Oui, c'est Maître Figaro, pareil. [SPEAKER_00]: Alors ? [SPEAKER_00]: Alors ? [SPEAKER_02]: — Écoutez, monsieur, moi, j'ai pas tellement de temps à perdre. [SPEAKER_02]: Votre démarche n'est déjà pas très correcte. [SPEAKER_02]: Vous m'appelez à 1h du matin, vous me demandez de raccrocher pour me rappeler, pour vérifier que je suis bien l'avocat. [SPEAKER_02]: Je veux bien être gentil, monsieur, mais il y a quand même des limites. [SPEAKER_02]: Donc moi, j'ai accepté de vous prendre à cette heure-ci dans l'espoir que vous fassiez des excuses publiques pour s'en tenir là. [SPEAKER_02]: — On va s'arranger au rentable. [SPEAKER_02]: — L'histoire ira au tribunal. [SPEAKER_03]: On va s'arranger hors antenne dans ces cas-là. [SPEAKER_03]: Parce qu'apparemment, il voulait l'enveloppe, il a eu l'enveloppe, il a eu le numéro, il a eu le numéro, donc on va vous... [SPEAKER_02]: En tout cas, monsieur l'animateur, sachez qu'en tout cas, comme j'ai dit, nous avons décidé de saisir la CIA afin de mettre des personnes en vue d'une mise en examen pour comprendre pourquoi vous vous permettez... [SPEAKER_02]: La CIA, c'est quoi ? [SPEAKER_04]: C'est quoi la CIA ? [SPEAKER_04]: C'est quoi la CIA ? [SPEAKER_04]: C'est un truc de flics ? [SPEAKER_04]: Non, c'est le comité d'intersurveillance des médias. [SPEAKER_04]: C'est ça, c'est ça. [SPEAKER_04]: Les excuses, vous les aurez peut-être en fin d'émission après le débat. [SPEAKER_04]: Non, pardon. [SPEAKER_04]: Écoutez, monsieur, on ne va pas vous déranger trop longtemps. [SPEAKER_02]: Je crois que vous n'avez pas bien compris. [SPEAKER_02]: On vous rappellera. [SPEAKER_03]: Je laisse le document à Gérard, tu vas avec ton avocat puisque tu en as un et tu opéreras avec lui. [SPEAKER_03]: Quand tu auras 800 000 francs d'amende, Gérard, tu les paieras avec tes bouteilles de coca et tes chipsters. [SPEAKER_03]: Ça sera bien, tu continueras à traiter les gens de fils de pute à l'antenne, d'enculé et tout ça. [SPEAKER_03]: C'est pas notre problème à tout. [SPEAKER_03]: Enfin bon, nous on est couverts personnellement parce qu'on a notre avocat fun radio. [SPEAKER_03]: Donc moi, Dieu merci, je suis couvert, je pourrais continuer à faire de la radio. [SPEAKER_03]: Quant à Gérard, je ne sais pas. [SPEAKER_03]: En tous les cas, merci monsieur l'avocat. [SPEAKER_03]: Je vous en prie. [SPEAKER_02]: Oui, mais écoutez, c'est bien dommage que ce monsieur n'ait pas essayé de faire des excuses, tant pis pour lui. [SPEAKER_03]: Non mais c'est pas grave, il s'occupera de ça tout seul. [SPEAKER_03]: Gérard m'a dit qu'apparemment, hier, il avait déjà des avocats. [SPEAKER_02]: Très bien. [SPEAKER_02]: Merci beaucoup, monsieur. [SPEAKER_02]: Excusez-moi, monsieur, mais la prochaine fois... [SPEAKER_03]: D'accord, il n'y a pas de problème. [SPEAKER_03]: Merci beaucoup. [SPEAKER_03]: Au revoir. [SPEAKER_03]: Le débat de Gérard va démarrer. [SPEAKER_03]: Peut-être le dernier du nom, apparemment, puisque ça risque de causer de gros problèmes. [SPEAKER_03]: Donc, tant pis pour nous. [SPEAKER_03]: Nous, on a eu des problèmes à cause de ça, à cause de ce document. [SPEAKER_03]: Donc, ce soir, pas d'insultes. [SPEAKER_04]: Si les auditeurs sont corrects avec moi, il n'y aura pas d'insultes. [SPEAKER_04]: Alors, les débats de ce soir, sur... [SPEAKER_04]: Tu le sais très bien, tu les as annoncés. [SPEAKER_04]: C'est quoi ? [SPEAKER_04]: Tu devrais t'en souvenir. [SPEAKER_04]: Non. [SPEAKER_04]: Tu les as annoncés toute la semaine. [SPEAKER_03]: Alors, vas-y, dépêche-toi, parce qu'on fait de la radio, là. [SPEAKER_04]: Les paparazites et sur les passions. [SPEAKER_04]: Alors, on ne lit pas au Momag ? [SPEAKER_04]: Non, non, mais ça, c'est encore de la merde. [SPEAKER_04]: Ça, d'accord. [SPEAKER_04]: Euh... [SPEAKER_04]: Comment ? [SPEAKER_04]: J'ai écouté depuis que t'as pris l'antenne à 22h, et je commence à en avoir ras-le-bol. [SPEAKER_04]: Oui, c'est vrai. [SPEAKER_03]: Là, j'étais d'accord avec. [SPEAKER_03]: Là, je suis d'accord avec toi. [SPEAKER_04]: Là, ça commence à me prendre la tête, mais sérieusement. [SPEAKER_03]: Là, j'étais d'accord avec toi. [SPEAKER_03]: Fais gaffe, là, les mecs qui écoutaient la radio. [SPEAKER_03]: Là, je suis d'accord. [SPEAKER_04]: Là, je suis d'accord. [SPEAKER_04]: L'histoire de Suren, pour que je sois le président, comme on a été dire, eh ben, monsieur Nicolas, qui habite à Putot, si tu te reconnais, [SPEAKER_04]: Dans ces cas-là, tu ne t'amuses pas à mettre des enveloppes sans nom derrière et m'envoyer tes thèmes de débat. [SPEAKER_04]: Je les ai. [SPEAKER_04]: Je vais en faire un ou deux. [SPEAKER_04]: Et c'est tout ce que je vais faire sur les 15 que tu m'as envoyés. [SPEAKER_04]: Exact. [SPEAKER_04]: Je suis d'accord avec toi. [SPEAKER_04]: Donc, sinon, ça va être sur les paparasites et sur les passions. [SPEAKER_03]: D'accord. [SPEAKER_03]: Juste une petite question. [SPEAKER_03]: Dans quel jeu télévisé a joué Gérard ? [SPEAKER_03]: Dans aucun, déjà. [SPEAKER_03]: Petit A, le beau, fait les putes. [SPEAKER_03]: Petit B, au rendez-vous des homos. [SPEAKER_04]: Petit C, touché, enculé. [SPEAKER_04]: Dans ces cas-là, il n'y en a aucun des trois. [SPEAKER_04]: Et celui qui s'amusait à t'envoyer ça... [SPEAKER_04]: Et bien ça, son papier, il va se torcher le cul avec, il va se le mettre dans les chiottes. [SPEAKER_04]: Voilà, bien joué. [SPEAKER_04]: Si c'est pas reconnu le mec qui a envoyé ça, si apparemment c'est le même... Non, c'est pas le même. [SPEAKER_03]: C'est les mecs qui envoient les trucs, comme il y a une question qui dit, question numéro 7, depuis quand Gérard est un beauf ? [SPEAKER_03]: A, depuis toujours, petit b, depuis 36 ans. [SPEAKER_04]: Petit c, c'est quoi, non ? [SPEAKER_04]: Il n'y a pas de petit c ? [SPEAKER_03]: Il n'y a pas de petit c, là. [SPEAKER_04]: C'est con parce qu'il ne s'est trompé parce que ça ne fait plus jamais. [SPEAKER_04]: Après, qu'est-ce qu'il y a comme question qu'on rigole encore un peu ? [SPEAKER_04]: Quel est le prix d'une double pénétration anal avec Gode ? [SPEAKER_03]: A, 200 francs, B, 250 francs, C, 300 francs. [SPEAKER_03]: C'est lui qui paye, ce n'est pas moi. [SPEAKER_03]: On a quand même la réponse dans le magazine normalement, mais ce n'est pas la même. [SPEAKER_04]: Donne la réponse du magazine. [SPEAKER_03]: Il n'y a pas de réponse dans le magazine. [SPEAKER_03]: Quel vêtement vend Gérard ? [SPEAKER_03]: A, string en cuir, B, slip plein de mer. [SPEAKER_03]: Après, [SPEAKER_04]: Ceinture rose avec anneau laqué bronze. [SPEAKER_04]: Aucun. [SPEAKER_04]: Comme ça, il est servi. [SPEAKER_04]: La réponse était slip plein de perles. [SPEAKER_04]: C'est bien. [SPEAKER_04]: Et après ? [SPEAKER_04]: C'est fini. [SPEAKER_04]: C'est tout ? [SPEAKER_04]: Non, je l'ai gardé. [SPEAKER_04]: Non, mais ça, tu peux le mettre à la poubelle. [SPEAKER_04]: Ça ne m'intéresse pas du tout. [SPEAKER_03]: Je ne dois même pas le garder. [SPEAKER_03]: Voilà. [SPEAKER_03]: Et sinon, il y a également le maxi-kit de Gérard. [SPEAKER_03]: Encore ? [SPEAKER_03]: Alors, est-ce qu'on peut le voir ? [SPEAKER_03]: Maxi-kit de Gérard. [SPEAKER_03]: À l'intérieur, on y voit l'enfer. [SPEAKER_03]: Là, c'est ici. [SPEAKER_03]: De quoi l'enfer ? [SPEAKER_03]: Mais attends, je ne le vois pas, moi. [SPEAKER_03]: Je veux bien le voir. [SPEAKER_03]: On voit un petit peu, là, donc, livre des vacances de Françoise et Christine. [SPEAKER_03]: Les meilleures histoires de Gérard, humour, etc. [SPEAKER_03]: Les plus grands ultimatums de Gérard. [SPEAKER_03]: Il y a encore Gérard le Sahara. [SPEAKER_03]: Il y a également Gérard le Virtuose, le best-of de ces débats. [SPEAKER_03]: Tout ça, c'est dans un magazine qui s'appelle le Maxi-Kit de Gérard. [SPEAKER_03]: Et voilà, c'est pour toi, mon ami. [SPEAKER_04]: Voilà bien, le débat de Gérard dans un instant. [SPEAKER_04]: Tu vois ce que je vais en faire ? [SPEAKER_03]: Voilà. [SPEAKER_03]: Voilà. [SPEAKER_03]: T'as bien fait, Gérard. [SPEAKER_03]: Comme ça. [SPEAKER_03]: Débat de Gérard, c'est parti. [SPEAKER_03]: Juste avant, le temps de s'écouter un petit morceau. [SPEAKER_04]: Attends, avant. [SPEAKER_04]: Ah oui, ah oui. [SPEAKER_04]: Avant, on m'a demandé de... Comme je sais que t'aimes pas qu'on fasse des coucous, mais je vais en faire quand même deux. [SPEAKER_03]: Alors, c'est parti. [SPEAKER_03]: Fast Love et George Michael, c'est quand tu veux, Phil. [SPEAKER_03]: C'est parti.