Encore un site de sur Gérard

Poèmes Par Gérard Et Tony Goldo - Poème De Megane Sur GG

6 février 2002 · Hors-antenne ou à part · 3 726 mots

1 « dégage » / « tu vires » 5 « de toute manière »

Équipe citée : Phildar, Karine.

Pseudos des auditeurs (1)

Antonio

Relevés automatiquement dans le transcript (annonces de Max / Gérard) : orthographe et oublis possibles.

[SPEAKER_03]: Sous-titrage Société Radio-Canada
[SPEAKER_03]: Que toi, tu n'as presque personne sur l'internet, et dès que tu m'annonces, ça y est, ton internet saute, ton standard saute.
[SPEAKER_02]: Je ne sais pas.
[SPEAKER_02]: Il y a quelque chose qui ne va pas.
[SPEAKER_02]: Ton haleine, ton odeur, je ne sais pas, les gens te sentent arriver.
[SPEAKER_02]: Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai cité ton nom en disant la surprise.
[SPEAKER_02]: Même tout à l'heure, quand tu as de loin, à demi-mot, tu as dit « ouais, on t'a entendu parler de loin ».
[SPEAKER_02]: Il y a déjà 40 connectés qui sont arrivés d'un coup, paf !
[SPEAKER_03]: Oui, mais ça, il faut quand même qu'ils se calment un peu les auditeurs.
[SPEAKER_03]: Bon, c'est vrai que maintenant, on va avoir l'habitude de se voir régulièrement avec Max.
[SPEAKER_03]: Donc, on ne va pas tout planquer.
[SPEAKER_03]: On va dire que cette nuit, je serai encore là, disons, dans la nuit de jeudi à vendredi.
[SPEAKER_03]: Donc, je serai encore parmi vous, ici, aux côtés de Max, tout seul.
[SPEAKER_03]: Ah bon ?
[SPEAKER_02]: Pour l'instant, on en reparlera.
[SPEAKER_02]: C'est ce qu'on avait discuté lundi.
[SPEAKER_02]: Je crois que c'était vendredi que tu devais revenir.
[SPEAKER_02]: Ben non, vendredi, t'as... Bon, bref.
[SPEAKER_03]: Bref.
[SPEAKER_03]: Enfin, bref, passons, on va pas s'éterniser là-dessus.
[SPEAKER_02]: Surtout que dans cette émission, maintenant, on donnera plus jamais de date.
[SPEAKER_03]: Il faut plus prévenir les gens.
[SPEAKER_02]: Voilà.
[SPEAKER_02]: Si on commence à donner aux gens des horaires, il faut qu'ils viennent avec leur agenda.
[SPEAKER_02]: Donc demain, je viens pas, parce que demain, il y a Gérard.
[SPEAKER_02]: Mais après-demain, il faut plus rien dire.
[SPEAKER_03]: Non, non, maintenant, on dit rien.
[SPEAKER_03]: Bon, par contre, Karine, il faudrait peut-être essayer de nous trouver un peu de monde pour qu'on discute.
[SPEAKER_03]: Parce qu'on a personne, là.
[SPEAKER_02]: Pour le moment, on va continuer l'émission très calmement, très gentiment.
[SPEAKER_02]: Moi, je suis très déçu en tout cas d'une chose, c'est que j'aurais aimé avoir un couple qui puisse nous faire l'amour en direct.
[SPEAKER_02]: Donc ça, c'est tombé complètement à plat.
[SPEAKER_02]: Autant dire que pour l'instant, c'est vrai qu'on est en rodage.
[SPEAKER_02]: On n'est là que depuis lundi et les gens essaient de percuter un peu sur ce qui leur arrive sur la radio.
[SPEAKER_00]: Déjà, Virginie, la fameuse, a eu la gentillesse de nous trouver un couple pour vendredi soir.
[SPEAKER_00]: Pour vendredi soir, pour faire l'amour en direct.
[SPEAKER_00]: Ah, ça suffira.
[SPEAKER_00]: Eh bien, vendredi alors.
[SPEAKER_00]: D'accord.
[SPEAKER_02]: C'est génial !
[SPEAKER_02]: Vendredi, déjà, sachez-le, entre 23h à je ne sais quelle heure, il y aura un couple qui, en direct, nous feront l'amour et nous feront vivre le rébat.
[SPEAKER_02]: Alors, mon petit Gérard, ce soir, tu es venu avec des poèmes, tu es venu avec un gros dossier.
[SPEAKER_02]: C'est vrai que tu as eu le temps de cogiter, tu as eu le temps de travailler, tu as eu le temps de préparer des nouveaux poèmes.
[SPEAKER_02]: Tu nous en as improvisé un joli la dernière fois.
[SPEAKER_02]: Eh bien, tu vas nous en faire un dans un petit instant ?
[SPEAKER_02]: Oui.
[SPEAKER_02]: D'accord ?
[SPEAKER_02]: De toute manière, il n'y a pas de problème.
[SPEAKER_02]: Je les ai déjà sous les yeux, là.
[SPEAKER_02]: Ils sont tout prêts.
[SPEAKER_02]: Eh bien, si vous voulez parler à Gérard de Suren, écoutez ses jolis poèmes.
[SPEAKER_02]: Peut-être que vous en avez préparé en son honneur.
[SPEAKER_02]: 0825 08...
[SPEAKER_02]: Un extrait de l'ABO du film de Snatch avec entre autres Brad Pitt et un film de Guy Ritchie, Monsieur Madonna.
[SPEAKER_02]: Tu l'as vu ce film Gérard, Snatch ?
[SPEAKER_02]: Non.
[SPEAKER_02]: Non ?
[SPEAKER_02]: T'as pas vu ?
[SPEAKER_02]: Bah non.
[SPEAKER_02]: C'est dommage, c'est un mec qui est assis tout le temps.
[SPEAKER_02]: T'as pas vu ?
[SPEAKER_02]: Non, non, non.
[SPEAKER_02]: C'est bien foutu ça, l'histoire d'un mec qui est enrhumé.
[SPEAKER_02]: Non, j'ai jamais vu.
[SPEAKER_02]: D'accord.
[SPEAKER_02]: Gérard, qui nous a fait la surprise d'être là ce soir.
[SPEAKER_02]: Alors, Gérard nous a dit tout à l'heure qu'il serait sûrement là demain, mais il nous a dit ça, mais peut-être que c'est pour brouiller les pistes.
[SPEAKER_02]: Attention, méfiez-vous.
[SPEAKER_02]: En tous les cas, une chose est sûre, c'est que Gérard est venu avec ses plus beaux poèmes et des nouveaux poèmes, puisque entre le moment où on s'est dit au revoir et qu'on s'est pu sur l'antenne et lundi dernier, il a eu l'occasion d'écrire des centaines et des centaines de poèmes, et ce soir en exclu, alors que certains, alors que Karine est en train de les rappeler, voudraient en ton hommage également te lire des poèmes.
[SPEAKER_02]: Non, non, non, mais ça...
[SPEAKER_02]: Certains poèmes que tu as écrits, on va les écouter.
[SPEAKER_02]: Il y a plein de gens sur internet, tout le monde attend.
[SPEAKER_02]: On va commencer avec ma princesse.
[SPEAKER_02]: Est-ce que tu veux une petite musique peut-être ?
[SPEAKER_03]: Non, non, c'est bon.
[SPEAKER_03]: Ouais, ouais, ouais, tiens, vas-y.
[SPEAKER_03]: Ouais, comme lundi, comme j'avais improvisé lundi.
[SPEAKER_03]: Fais pas ton puceau.
[SPEAKER_03]: Oh, commence pas toi.
[SPEAKER_02]: Vas-y, attends, je vais faire boum boum.
[SPEAKER_02]: Je ne crie pas parce que toi tu as une voix, par contre, quand tu cries c'est désagréable.
[SPEAKER_02]: Le problème, c'est que comme tu es célibataire et que tu veux retrouver des meufs, plus tu vas crier dans le poste, moins les nanas vont être attirées par toi.
[SPEAKER_02]: Il faut que tu sois sensuel dans ta voix.
[SPEAKER_02]: Donc ne crie pas, parle calmement.
[SPEAKER_02]: Premier poème que Gérard nous offre.
[SPEAKER_02]: Tu ne l'as jamais lu celui-là ?
[SPEAKER_02]: Euh, non.
[SPEAKER_02]: C'est un nouveau, attends, tu dis que t'en as écrit 2000 et tu vas pas nous faire des vieux poèmes d'il y a 10 ans ?
[SPEAKER_03]: Ah non, non, non, c'est pas ce qu'on a fait, jamais.
[SPEAKER_03]: On l'a jamais entendu celui-ci.
[SPEAKER_03]: Ah non, non, ben là, non.
[SPEAKER_03]: C'est parti.
[SPEAKER_03]: Alors, ma princesse, serre-moi fort dans tes bras, dans un chant de chicorée.
[SPEAKER_03]: Ma princesse, serre-moi fort dans tes bras, dans un chant d'asperge.
[SPEAKER_03]: Ma princesse, serre-moi fort dans tes bras, dans un chant de bleuée.
[SPEAKER_03]: Ma princesse, serre-moi fort dans tes bras, dans un champ de caféine.
[SPEAKER_03]: Ma princesse, serre-moi fort dans tes bras, dans un champ d'artichaut.
[SPEAKER_03]: Ma princesse, serre-moi fort dans tes bras, dans un champ de fenouil.
[SPEAKER_03]: Ma princesse, serre-moi fort dans tes bras, dans un champ de fèvre.
[SPEAKER_03]: Ma princesse, serre-moi fort dans tes bras, dans un champ d'hibicus.
[SPEAKER_03]: Ma princesse, serre-moi fort dans tes bras, dans un champ d'océan.
[SPEAKER_03]: Ma princesse, serre-moi fort dans tes bras, dans un champ d'épinards.
[SPEAKER_03]: Point final à la ligne !
[SPEAKER_03]: Pas mal !
[SPEAKER_03]: Combien de temps il te faut pour écrire un truc pareil ?
[SPEAKER_03]: Il me faut 5 minutes à peu près.
[SPEAKER_03]: Et là, on va continuer.
[SPEAKER_03]: Si peu de temps que ça, maintenant.
[SPEAKER_03]: Oui, mais ça va vite avec moi.
[SPEAKER_02]: Une fois qu'on a trouvé le filon, il y a de quoi en enquiller pas mal.
[SPEAKER_03]: On va répondre avec ma princesse.
[SPEAKER_03]: Ma princesse, je voudrais te faire des bisous dans un champ de fèves.
[SPEAKER_03]: Ma princesse, je voudrais te faire des bisous sur un air de haut de bois.
[SPEAKER_03]: ... ... ... ... ...
[SPEAKER_03]: Je voudrais te faire des bisous sur un air délicat.
[SPEAKER_03]: Ma princesse, je voudrais te faire des bisous sur un air de banjo.
[SPEAKER_03]: Ma princesse, je voudrais te faire des bisous sur un missile.
[SPEAKER_03]: Ma princesse, je voudrais te faire des bisous sur un Mikado.
[SPEAKER_03]: Terminé, point final, à la ligne !
[SPEAKER_03]: Ah, puis l'image de passer du missile au Mikado... Ah ouais, mais ça, c'est parce que j'avais pas assez de machin.
[SPEAKER_02]: Toi, t'es plutôt contre le rime ?
[SPEAKER_02]: Comment ça ?
[SPEAKER_02]: Toi, t'es contre le poème où on doit faire des rimes ?
[SPEAKER_03]: Moi, j'aime pas trop.
[SPEAKER_03]: Moi, j'aime bien prendre des trucs comme ça qui me viennent.
[SPEAKER_02]: Celui-ci, t'as fallu combien de temps pour l'écrire ?
[SPEAKER_03]: Pas longtemps.
[SPEAKER_03]: Pareil que les autres.
[SPEAKER_03]: Là, je vais te dire, les numéros, c'est 1086 et 1089.
[SPEAKER_03]: Ça, c'est des trucs qui sont numérotés.
[SPEAKER_02]: C'est comme à la grande époque des grands compositeurs de musique classique qui mettaient des plaques d'immatriculation.
[SPEAKER_02]: Faut que tu mettes BW.
[SPEAKER_02]: Non, non, je ne mets pas... Donc ça, c'est deux poèmes.
[SPEAKER_02]: Dans un instant, on va voir au 0825, 085000.
[SPEAKER_02]: Est-ce que tu acceptes d'avoir un auditeur qui voudrait te lire un petit poème en ton moment ?
[SPEAKER_03]: Là, j'en ai un.
[SPEAKER_03]: Ah bah, garde-le.
[SPEAKER_03]: J'en ai un autre.
[SPEAKER_03]: D'accord.
[SPEAKER_02]: Pour le moment, on va accueillir Antonio avec nous, de Poitiers.
[SPEAKER_02]: Il a 24 ans.
[SPEAKER_02]: Bonsoir, Antonio.
[SPEAKER_02]: Bonsoir, Max.
[SPEAKER_05]: Merci d'être avec nous.
[SPEAKER_05]: C'est tout le plaisir pour moi.
[SPEAKER_02]: Alors je ne vous cache pas que malheureusement pour tous ceux qui vont passer, on aura très peu de temps parce qu'on va essayer de rendre pas trop tard ce soir.
[SPEAKER_02]: Donc Antonio, rentrons vite dans le vif du sujet, je crois que tu as un poème pour Gérard.
[SPEAKER_05]: D'accord, oui tout à fait.
[SPEAKER_05]: D'abord je tiens à signaler que je suis sur le cul pour les poèmes à Gérard.
[SPEAKER_05]: C'est d'une force, c'est d'une puissance.
[SPEAKER_02]: J'avoue que moi-même j'ai trouvé ça...
[SPEAKER_05]: C'est terrifiant.
[SPEAKER_05]: C'est bien.
[SPEAKER_05]: Et j'aimerais savoir d'où, avant de passer à mon poème, d'où lui vient, quelles sont ses sources en fait ?
[SPEAKER_05]: Plus Verlaine, Baudelaire ?
[SPEAKER_02]: Tes inspirations, est-ce que t'as des modèles ?
[SPEAKER_03]: Non.
[SPEAKER_05]: Malarmé ?
[SPEAKER_03]: Non, j'ai aucun modèle, je prends des surnoms comme ça, qui me viennent comme ça dans la tête.
[SPEAKER_03]: Même parce que t'as un style d'écriture un peu à la Antonio Benguigui.
[SPEAKER_03]: Non, non, non, j'écris quand même... Attends, c'est pas une écriture de pâte de mouche, hein ?
[SPEAKER_03]: Et de toute manière, j'ai promis à... Non, t'as rien promis, parce que c'était entre nous.
[SPEAKER_02]: Elle était un peu au courant, en train de vendre la mèche.
[SPEAKER_03]: Mais de toute manière, je lui ai dit que je lui ai préparé.
[SPEAKER_03]: Je vais faire des surprises.
[SPEAKER_03]: Mais là, tu commences à mal partir, tu fais des surprises, j'en serai là demain.
[SPEAKER_02]: C'est chiant, c'est chiant, tu recommences.
[SPEAKER_03]: Non, mais c'est même pas ce que je lui prépare.
[SPEAKER_03]: Ah ben, simplement donner le surnom, c'est tout.
[SPEAKER_02]: D'accord.
[SPEAKER_05]: Alors, je vais passer à mon petit poème.
[SPEAKER_02]: S'il te plaît Antonio, parce que Gérard part dans toutes les directions.
[SPEAKER_05]: Je me suis beaucoup inspiré de toi Gérard, parce que t'es mon maître à penser.
[SPEAKER_05]: Allons-y.
[SPEAKER_05]: Donc, ça commence comme ça.
[SPEAKER_05]: Ma princesse, je voudrais te faire l'amour comme personne ne te l'a jamais fait.
[SPEAKER_05]: Ma princesse, je voudrais te faire l'amour en te léchant goulûment les pieds.
[SPEAKER_05]: Ma princesse, je voudrais te faire l'amour en écoutant un débat de Gérard.
[SPEAKER_05]: Ma princesse, je voudrais te faire l'amour sur un disque des petits chanteurs à la croix de bois.
[SPEAKER_05]: Ma princesse,
[SPEAKER_05]: Je voudrais te faire l'amour en mangeant des bretzels.
[SPEAKER_05]: Ma princesse, je voudrais te faire l'amour au 56ème étage du World Trade Center.
[SPEAKER_05]: Je voudrais te faire l'amour avec le Mola Omar.
[SPEAKER_05]: Ma princesse, je voudrais te faire l'amour et jouir dans la bouche à Stevie.
[SPEAKER_05]: Voilà, poitiers là, gna gna gna, terminé.
[SPEAKER_03]: Je vais te dire une chose, que là, t'es loin d'arriver.
[SPEAKER_03]: En plus, là, je peux te dire une chose.
[SPEAKER_05]: Pourtant, j'ai fait de mon mieux.
[SPEAKER_03]: J'ai fait tout pour que ça ne rime pas.
[SPEAKER_03]: Ouais, non, mais même, je vais te dire une chose déjà, tu prends déjà des surnoms que je viens de donner, et en plus, tu vas un peu loin parce que tu pars quand même sur des trucs qui se sont passés bien avant.
[SPEAKER_03]: Alors donc, ton truc là, ça vaut rien du tout.
[SPEAKER_05]: Pour moi, c'est un torchon.
[SPEAKER_05]: Tu penses que c'est vendable dans le commerce ?
[SPEAKER_03]: Non, non, pour moi, c'est un torchon et ça vaut rien du tout.
[SPEAKER_03]: C'est même pas la peine que tu essayes de faire quelque chose avec.
[SPEAKER_05]: Et si, par exemple, j'ai une copine que je kiffe bien, je suis à la fac ?
[SPEAKER_03]: Ah ben ça, tu fais ce que tu veux avec ta copine.
[SPEAKER_03]: Si ta copine, elle l'aime bien, tant mieux pour toi.
[SPEAKER_03]: Moi, je peux te dire une chose, ce que tu viens de faire là, déjà, tu pars sur des trucs qui se sont passés et que je n'ai pas envie de parler sur l'antenne.
[SPEAKER_04]: J'aime bien l'actualité, c'est pour ça.
[SPEAKER_03]: Oui, mais dans ces cas-là, moi, je serais parti sur autre chose.
[SPEAKER_03]: Je ne serais jamais parti sur des trucs comme ça, parce que là, je vais te dire une chose, c'est que ce n'est pas bon.
[SPEAKER_05]: Par exemple, au point de vue politique, le verre suivant.
[SPEAKER_05]: Ah non, non, mais ça, je vais te dire une chose.
[SPEAKER_05]: Non, mais je suis là.
[SPEAKER_03]: Non, non, mais la politique, la politique et moi, ça fait deux.
[SPEAKER_03]: Alors, je vais te dire une chose.
[SPEAKER_03]: Que tu sois de droite ou de gauche, de toute manière, on sera toujours cocu.
[SPEAKER_05]: C'est clair, c'est clair et net.
[SPEAKER_05]: Claire et net, précise.
[SPEAKER_05]: Mais sur ce verre, juste, je voudrais ton point de vue sur ce verre.
[SPEAKER_03]: Non, non, mais moi, mon point de vue de ce que tu viens de me dire à l'instant à l'antenne, pour moi, c'est de la merde.
[SPEAKER_05]: Oui, mais juste ce verre.
[SPEAKER_05]: Ma princesse, je voudrais te faire l'amour et jouir dans la bouche à Stevie.
[SPEAKER_03]: Non, mais ça, attends.
[SPEAKER_03]: Mais là, ça veut dire quoi, ça ?
[SPEAKER_03]: Ça ne veut rien dire du tout.
[SPEAKER_03]: Dans ce cas-là, tu n'avais qu'à appeler à 21h quand Stevie était là.
[SPEAKER_03]: C'est tout, tu n'avais qu'à lui dire en direct.
[SPEAKER_05]: Oui, mais il m'intimide.
[SPEAKER_03]: Oui, mais dans ce cas-là, tu appelles quand Stevie est là, c'est tout.
[SPEAKER_03]: Donc tu penses que si... Bah si tu essaies de trouver quelqu'un avec une cochonnerie comme ça, tu y arriveras jamais mon grand.
[SPEAKER_05]: Et toi t'en as tiré beaucoup avec tes problèmes ou comment ça s'est passé ?
[SPEAKER_03]: Ça c'est mon problème, ça te regarde pas.
[SPEAKER_05]: D'accord.
[SPEAKER_05]: Mais je veux dire, parce que j'ai oui dire que avant t'avais une copine et que... Non, non, mais ça, de toute manière, ce qui s'est passé avant, ça ne regarde plus personne.
[SPEAKER_03]: D'accord, c'est mon problème, ok ?
[SPEAKER_03]: On ne va pas reprendre le...
[SPEAKER_03]: On ne va pas recommencer la bagarre, ok ?
[SPEAKER_03]: Parce que moi, je vais te dire une chose dans ce cas-là, je te dis au revoir et bonne nuit.
[SPEAKER_03]: Ah, tu rappelleras quand tu voudras.
[SPEAKER_03]: Mais moi, pour moi, ce que tu m'as dit à l'antenne, et ce que tu es en train de me dire, ma vie privée ne te regarde pas, et ton poème, c'est des torchons.
[SPEAKER_03]: Ok ?
[SPEAKER_03]: En tout cas, bon entendeur, salut, bonne nuit.
[SPEAKER_05]: C'est gentil, Gérard, bonne nuit.
[SPEAKER_05]: Bonne nuit.
[SPEAKER_05]: Ciao.
[SPEAKER_05]: Au revoir, Max.
[SPEAKER_04]: J'essaie de régler un truc.
[SPEAKER_03]: Donc, qui c'est qu'on a d'autre ?
[SPEAKER_03]: On n'a plus personne, là ?
[SPEAKER_03]: Tu veux que je te le relise, le poème ?
[SPEAKER_03]: Non, non, non, je ne veux pas écouter ton torchon, parce que pour moi, ça ne m'intéresse pas.
[SPEAKER_04]: Pourtant, j'ai mis cinq minutes à l'écouter.
[SPEAKER_03]: Au revoir, au revoir, au revoir.
[SPEAKER_03]: Mais il boum, boum, là.
[SPEAKER_02]: Non, non, non, calme-toi.
[SPEAKER_02]: Tu seras maître si un jour tu fais tes propres émissions.
[SPEAKER_02]: Pour l'instant, tu es dans la mienne, Gérard, donc calmos.
[SPEAKER_02]: Il a fait du bon boulot, quand même.
[SPEAKER_02]: Non, non, non.
[SPEAKER_02]: Deuxième, tu veux nous faire un autre poème ?
[SPEAKER_03]: Non, mais attends, si on a quelqu'un d'autre qui veut... Pas pour le moment, alors vas-y.
[SPEAKER_03]: On n'a personne, Karine ?
[SPEAKER_02]: Bah, réveille-toi, Karine.
[SPEAKER_03]: Y a personne ?
[SPEAKER_03]: Bah oui.
[SPEAKER_03]: Oui, c'est important, mais pour le moment, fais-nous un poème, Gérard.
[SPEAKER_03]: Un poème, c'est parti.
[SPEAKER_03]: Alors, ma grenouille, je voudrais te faire des câlins quand on va à Rome.
[SPEAKER_03]: Ma grenouille, je voudrais te faire des câlins quand on va à Madrid.
[SPEAKER_03]: Ma grenouille, je voudrais te faire des câlins quand on va à Londres.
[SPEAKER_03]: Ma grenouille, je voudrais te faire des câlins quand on va à Lisbonne.
[SPEAKER_03]: Ma grenouille, je voudrais te faire des câlins quand on va à Ibiza.
[SPEAKER_03]: Ma grenouille, je voudrais te faire des câlins quand on va à Miami.
[SPEAKER_03]: Ma grenouille, je voudrais te faire des câlins quand on va à Genève.
[SPEAKER_03]: Ma grenouille, je voudrais te faire des câlins quand on va à Florence.
[SPEAKER_03]: Ma grenouille, je voudrais te faire des câlins quand on va à... Cabourg, terminé !
[SPEAKER_03]: Par contre, comme Arnold, il est parmi nous, il faudrait que Arnold... Gérard, je t'en supplie, commence pas à partir... S'il te plaît, Arnold.
[SPEAKER_02]: Gérard, commence pas à partir dans toutes les directions, je t'en supplie.
[SPEAKER_03]: Essaye de me trouver où il y a Saint-Tropez et...
[SPEAKER_03]: Sainte Maxime, s'il te plaît.
[SPEAKER_02]: On va trouver, ne t'inquiète pas.
[SPEAKER_02]: Allez, pour terminer, Jean-Philippe avec nous.
[SPEAKER_02]: Oui, bonsoir.
[SPEAKER_02]: On va faire très très vite parce qu'on est très à la bourre.
[SPEAKER_02]: Pas de problème.
[SPEAKER_02]: On a plein de choses encore à faire.
[SPEAKER_02]: Alors Jean-Philippe, tu es de 117.7 à Toulouse.
[SPEAKER_02]: Tout à fait.
[SPEAKER_02]: Alors on t'écoute.
[SPEAKER_04]: Alors voilà, moi je travaille dans le milieu de l'édition.
[SPEAKER_04]: J'ai été grandement impressionné par les prestations de Gérard.
[SPEAKER_04]: Et j'aurais voulu savoir s'il envisageait éventuellement de se faire produire, de se faire éditer, de faire des recueils de poèmes.
[SPEAKER_03]: Non, je l'avais déjà dit avant qu'on se fasse avec Max.
[SPEAKER_03]: Non mais ça les gens savent pas.
[SPEAKER_02]: Fais comme si plus personne ne te connaissait Gérard, s'il te plaît.
[SPEAKER_02]: Essaie d'être assez intelligent pour comprendre ça.
[SPEAKER_03]: Il est hors de question, pour l'instant, je ne l'ai pas cédité.
[SPEAKER_03]: Je les garde pour moi.
[SPEAKER_04]: Malheureusement, ça aurait pu intéresser le public quand même.
[SPEAKER_02]: Oui, mais pour l'instant, je les garde pour moi.
[SPEAKER_02]: Pour l'instant, donc ça veut dire que demain, tu envisages peut-être, éventuellement, si Michel Laffont, avec qui j'ai fait Allo C'est Kiffé, Allo Poème ?
[SPEAKER_02]: On verra.
[SPEAKER_04]: Nous, c'est les éditions Labrousse.
[SPEAKER_03]: Non, non, non, mais ça ne m'intéresse pas.
[SPEAKER_04]: Nous allons organiser une collection, c'est les plus beaux vers solitaires.
[SPEAKER_04]: Donc on s'était dit que vous pourriez peut-être nous filer un petit coup de main.
[SPEAKER_04]: Vous êtes quand même un des grands poètes du 21e siècle.
[SPEAKER_03]: Moi, ça ne m'intéresse pas de les faire éditer pour l'instant.
[SPEAKER_03]: C'est tout ?
[SPEAKER_04]: D'accord.
[SPEAKER_04]: Il y a quand même de l'argent à la clé éventuellement.
[SPEAKER_03]: Oui, mais même, non, non, mais même, déjà, j'ai eu assez de problèmes là-dessus, donc il est hors de question que pour l'instant, je les fasse éditer.
[SPEAKER_03]: Tu n'as pas vraiment l'impression d'avoir la même écriture, la même plume que Jean-Christophe Ben Guigui ?
[SPEAKER_03]: Non.
[SPEAKER_02]: Il y a un style quand même.
[SPEAKER_02]: Il y a un style Benguigui quand même, non ?
[SPEAKER_02]: Quand même.
[SPEAKER_02]: Non ?
[SPEAKER_02]: Non, non, non.
[SPEAKER_02]: Bengogo.
[SPEAKER_02]: Non, non, non, non, non.
[SPEAKER_02]: Rien à voir avec tout ça.
[SPEAKER_02]: Jean-Philippe, je suis désolé pour le mancement.
[SPEAKER_02]: Il les garde pour nous en exclu.
[SPEAKER_04]: Quel dommage, quel dommage.
[SPEAKER_04]: Je laisse mes coordonnées à Antenne et si Gérard change d'avis, qu'il n'hésite pas à me contacter.
[SPEAKER_04]: Il n'y a pas de problème.
[SPEAKER_02]: Merci Jean-Philippe.
[SPEAKER_02]: Bonne soirée.
[SPEAKER_02]: On rappelle qu'on écoute Toulouse apparemment d'après Jean-Philippe sur 17.7.
[SPEAKER_02]: Quand il y a du vent.
[SPEAKER_02]: On va terminer mais très rapidement avec une demoiselle qui est de Lille, Véronique, qui a souhaité garder apparemment sa fréquence.
[SPEAKER_02]: Tu souhaites garder la fréquence de Lille dans l'anonymat, c'est ça ?
[SPEAKER_02]: Attends, excuse-moi, c'est moi qui ai peut-être pas mis sur l'antenne la pauvre petite Véronique.
[SPEAKER_02]: Bonsoir Véronique.
[SPEAKER_01]: Bonsoir tout le monde.
[SPEAKER_02]: Tu souhaites garder la fréquence de Lille dans l'anonymat ?
[SPEAKER_01]: Oui, je ne souhaite pas dire que c'est 414.4.
[SPEAKER_02]: D'accord, on ne le dira pas.
[SPEAKER_02]: Alors on t'écoute, Gérard t'écoute et après il finira par lui-même un dernier petit poème.
[SPEAKER_01]: J'aurais commencé par dire que moi je suis étudiante en lettres et que j'ai essayé de faire un poème à la Gérard et c'est très très très dur de se mettre au niveau de Gérard.
[SPEAKER_01]: C'est comme si, tu vois, on oubliait tout.
[SPEAKER_01]: Et moi, personnellement, je n'y arrive pas.
[SPEAKER_01]: Alors j'ai fait quelque chose.
[SPEAKER_02]: Pour être au niveau de Gérard, je pense qu'il faut retomber dans l'enfance profonde et tomber au niveau du cuir.
[SPEAKER_01]: Même au stade animal, je crois.
[SPEAKER_01]: On va faire vite.
[SPEAKER_01]: Alors Gérard, c'est un poème qui t'est dévié qui s'appelle « Ma star ».
[SPEAKER_02]: Alors vas-y, vite.
[SPEAKER_02]: Tu peux mettre la musique ?
[SPEAKER_01]: Oui, il y a la musique, vas-y. «
[SPEAKER_01]: Ma star, laisse-moi te caresser la main avec un fil de fer.
[SPEAKER_01]: Ma star, laisse-moi te caresser le pied avec un portable. »
[SPEAKER_01]: Mastar, laisse-moi te caresser le nez avec une tarte à la crème.
[SPEAKER_01]: Mastar, laisse-moi te caresser le nombril avec des carottes râpées.
[SPEAKER_01]: C'est beau, hein ?
[SPEAKER_01]: Mastar, laisse-moi te caresser le bras avec une batte de baseball.
[SPEAKER_01]: Mastar, laisse-moi te caresser le genou avec une râpe à fromage.
[SPEAKER_01]: Mastar, laisse-moi te caresser les cheveux avec une poêle à frire.
[SPEAKER_01]: Mastar, laisse-moi te caresser le cou avec un gant de toilette.
[SPEAKER_01]: Mastar, laisse-moi te caresser les genciles avec un trousseau américain.
[SPEAKER_01]: Mastar, laisse-moi te caresser le dos avec du poêle à gratter.
[SPEAKER_01]: Et ma star, laisse-moi te caresser la rotule avec une plaque de verglas terminée, point final à la ligne.
[SPEAKER_03]: Sauf que tu aurais pu quand même éviter la plaque de verglas.
[SPEAKER_01]: Je ne trouvais pas de rime avec verglas, c'est pour ça.
[SPEAKER_03]: Oui, mais les rimes dans le style de la Gérard, ce n'est pas utile.
[SPEAKER_02]: Non, mais sinon c'est bien.
[SPEAKER_02]: Gérard, un dernier petit point avant de se quitter.
[SPEAKER_03]: Voilà, le dernier qu'on va faire, on va le dédier pour l'auditrice de Lille.
[SPEAKER_03]: D'accord.
[SPEAKER_03]: Ma sirène, laisse-moi te dire « I love you » quand on est à Arras.
[SPEAKER_03]: Ma sirène, laisse-moi te dire « I love you » quand on est à Sainte-Maxime.
[SPEAKER_03]: Ça, c'est de ton côté, tu connais.
[SPEAKER_03]: Ma sirène, laisse-moi te dire « I love you » quand on est à Saint-Tropez.
[SPEAKER_03]: Ma sirène, laisse-moi te dire « I love you » quand on est au Casmire.
[SPEAKER_03]: Ma sirène, laisse-moi te dire « I love you »
[SPEAKER_03]: Quand on est à Didija, ma sirène, laisse-moi te dire I love you quand on est au Sénégal.
[SPEAKER_03]: Ma sirène, laisse-moi te dire I love you quand on est à Dakar.
[SPEAKER_03]: Ma sirène, laisse-moi te dire I love you quand on est à Zouarzeh.
[SPEAKER_03]: Ma sirène, laisse-moi te dire I love you quand on est à Titi.
[SPEAKER_03]: Et ma sirène, laisse-moi te dire I love you quand on est à Saint-Aulas.
[SPEAKER_03]: Terminé, point final, à la ligne.