Christine Et Axel Le Faux GG
1 « de toute manière »
[SPEAKER_02]: Christine, t'es là ? [SPEAKER_02]: Oui. [SPEAKER_02]: Alors Christine, t'as des trucs à nous dire, des révélations à nous faire sur Gérard. [SPEAKER_01]: Oui. [SPEAKER_02]: On y va. [SPEAKER_01]: Allô ? [SPEAKER_02]: On t'écoute Christine. [SPEAKER_01]: Gérard, des fois qu'il va aux toilettes, il se lave pas les mains. [SPEAKER_02]: C'est-à-dire que tu veux dire qu'il va faire caca et... [SPEAKER_01]: Et puis oui, ils ne se lavent pas les mains. [SPEAKER_02]: Après, ils te caressent le cou. [SPEAKER_02]: Après, ils te proposent un massage. [SPEAKER_01]: Après, il va aller boire son vin avec. [SPEAKER_02]: Je vois la gueule du GG. [SPEAKER_02]: Parce que je me le suis tapé dans le corps en face de moi. [SPEAKER_02]: J'ai la gueule, je le vois en train de chier. [SPEAKER_02]: Même pas regarder s'il est propre. [SPEAKER_02]: Deux, trois coups de feuille. [SPEAKER_02]: Vas-y, t'en as plein les doigts. [SPEAKER_02]: Bon, ma chérie, c'est bon. [SPEAKER_02]: Je te fais un massage. [SPEAKER_02]: Et t'as la belle Christine qui dit ça. [SPEAKER_02]: Et vas-y, je te mets du gras sur le corps. [SPEAKER_02]: Ah putain, pour moi, ça remplace l'huile de massage. [SPEAKER_01]: Ouais. [SPEAKER_02]: Ensuite ? [SPEAKER_01]: Des fois, qui fait l'amour, il se lave pas, il dort comme ça. [SPEAKER_02]: C'est-à-dire ? [SPEAKER_01]: Qui fait l'amour avec moi, par exemple. [SPEAKER_02]: Par exemple, ouais, c'est un mauvais exemple. [SPEAKER_01]: Il se lave pas le zizi après. [SPEAKER_01]: Il dort comme ça. [SPEAKER_01]: Comment ça, il se lave pas le zizi ? [SPEAKER_01]: On se lave moins, on se lave après. [SPEAKER_02]: Bah oui, bien sûr. [SPEAKER_01]: Mais lui, il se lave pas. [SPEAKER_02]: Ah, il se lave pas, lui ? [SPEAKER_01]: Non. [SPEAKER_02]: Et le lendemain, il se prend une douche ? [SPEAKER_01]: Oui, le lendemain, il se prend une douche. [SPEAKER_02]: Ah bah quand même alors ! [SPEAKER_01]: Bah oui. [SPEAKER_02]: D'accord. [SPEAKER_01]: En vérité, il a mis son coton-tige dans le cul, c'est vrai. [SPEAKER_02]: Non mais c'est vrai ? [SPEAKER_01]: Bien sûr, je te jure. [SPEAKER_02]: Non, sans déconner. [SPEAKER_01]: Non, je rigole pas, ça c'est vrai. [SPEAKER_02]: Putain, j'espère que notre Gérard écoute, il va falloir qu'il appelle pour témoigner parce que... Donc il se met un coton-tige dans le cul, c'est vrai ? [SPEAKER_01]: Bien sûr. [SPEAKER_02]: Putain, et qu'est-ce qu'il lui a pris ? [SPEAKER_02]: C'est du jour au lendemain qu'il a décidé de se mettre ce coton-tige ? [SPEAKER_02]: Lui, il nous dit que non, hein. [SPEAKER_02]: C'est vrai qu'il se mettait un coton-tige dans le cul. [SPEAKER_01]: Bah oui, moi je m'en pars, c'est la vérité. [SPEAKER_02]: Et qu'est-ce qu'il y a d'autre encore à nous dire ? [SPEAKER_01]: Mais des fois il fait pas... [SPEAKER_01]: Il est un peu feignant parce qu'il fait pas sa visée, puis chez lui c'est sale. [SPEAKER_01]: C'est dégueulasse. [SPEAKER_01]: Et alors ? [SPEAKER_01]: Et bah il fait pas son ménage. [SPEAKER_01]: Il y a de la poussière, il y a son chat qui fait pipi dans son lit. [SPEAKER_01]: C'est vrai ? [SPEAKER_01]: Ouais. [SPEAKER_02]: Est-ce qu'il change les draps ? [SPEAKER_01]: Non. [SPEAKER_01]: Même pas ? [SPEAKER_01]: Non, c'est après, il change les draps un peu plus tard. [SPEAKER_02]: Ah, quand même, alors il finit par le faire alors. [SPEAKER_02]: Ouais, un peu plus tard. [SPEAKER_02]: Un peu plus tard, c'est-à-dire deux, trois semaines après ? [SPEAKER_01]: Deux semaines après. [SPEAKER_02]: Bon. [SPEAKER_01]: La première fois que je suis venue chez lui, j'ai fait tout le ménage à fond, c'était vraiment dégueulasse. [SPEAKER_01]: C'était vraiment dégueulasse ? [SPEAKER_01]: Bah ouais, même les toilettes, c'était du noir partout. [SPEAKER_02]: Il tient la chasse quand même à chaque fois ? [SPEAKER_02]: Ah, il y a des gens, il n'a pas envie de tirer la chasse ? [SPEAKER_01]: Non. [SPEAKER_02]: C'est-à-dire ? [SPEAKER_02]: Parce que lui, il nous a dit que tu prenais des douches le matin, le midi et le soir. [SPEAKER_01]: Ah bon ? [SPEAKER_01]: Mais dis-donc, c'est nouveau, ça. [SPEAKER_02]: Mais tu ne prenais jamais de douche ? [SPEAKER_01]: De temps en temps, mais pas tout le temps. [SPEAKER_02]: Il disait que toi, tu prenais des douches trois fois par jour. [SPEAKER_01]: Ah, moi, tous les jours, moi. [SPEAKER_02]: Bah oui, mais il disait que c'était trois fois par jour et que ça lui coûtait cher en eau. [SPEAKER_02]: Et qu'il avait des factures de plus de 1000 francs à cause de toi. [SPEAKER_01]: Bah oui, je prenais ma douche tous les jours. [SPEAKER_02]: Ouais, mais trois fois par jour ? [SPEAKER_01]: Bien sûr. [SPEAKER_02]: Ah, carrément ? [SPEAKER_01]: Ouais, c'est très propre. [SPEAKER_02]: Ah bah oui, c'est un peu trop même, non ? [SPEAKER_01]: Ah non, moi je suis un peu maniaque, j'aime bien me laver propre. [SPEAKER_02]: Ah, t'aimes bien te laver propre, t'aimes pas te laver sale ? [SPEAKER_01]: Non. [SPEAKER_02]: D'accord, ok. [SPEAKER_02]: On a notre Gérard apparemment qui a téléphoné. [SPEAKER_02]: Oui, il vient d'appeler, oui. [SPEAKER_02]: Ah, il voudrait te parler apparemment. [SPEAKER_02]: Alors, je vais te le passer. [SPEAKER_02]: Gérard, bonsoir. [SPEAKER_00]: Ouais, bonsoir à tous. [SPEAKER_02]: Ouais, bonsoir, ça va Gérard ? [SPEAKER_00]: Ouais. [SPEAKER_02]: On t'écoute ? [SPEAKER_00]: Ouais, bah, c'est quoi ces conneries là que tu racontes, Christine ? [SPEAKER_00]: Hein ? [SPEAKER_00]: C'est quoi ces conneries là ? [SPEAKER_01]: C'est la vérité. [SPEAKER_00]: Attends, attends, c'est la vérité. [SPEAKER_00]: Bah oui. [SPEAKER_00]: Je suis désolé, pour prendre des douches trois fois par jour, ça me fait des factures de plus de 1000 balles. [SPEAKER_00]: Ouais, ouais, allez, allez. [SPEAKER_00]: Ouais, de toute façon, tu t'amuses à chaque fois à raconter des conneries sur mon dos. [SPEAKER_00]: C'est la vérité parce que t'es un menteur ? [SPEAKER_00]: Ouais, comme l'histoire des coton-tiges. [SPEAKER_00]: Ah, ça c'est vrai. [SPEAKER_00]: Ça, je voudrais bien savoir qui c'est qui l'a inventé, ça, encore. [SPEAKER_00]: Non, ça c'est vrai. [SPEAKER_00]: Moi, c'est vrai. [SPEAKER_00]: Quand c'est que je faisais ça ? [SPEAKER_00]: Hein ? [SPEAKER_00]: Je le faisais quand, ça ? [SPEAKER_00]: Quand j'étais avec toi, je suis pas une menteuse. [SPEAKER_01]: Ouais, négatif. [SPEAKER_01]: J'ai jamais fait. [SPEAKER_01]: Menteur ? [SPEAKER_01]: Non, négatif. [SPEAKER_01]: Ah, tes oreilles de Mickey, là ! [SPEAKER_01]: De quoi ? [SPEAKER_01]: Tu mettais des oreilles de Mickey aussi. [SPEAKER_00]: Ouais, bien sûr, et la queue de Donald, tu l'avais où ? [SPEAKER_01]: Ouais, c'est ça, c'est moi qui te l'ai donnée en plus, ça écrase. [SPEAKER_01]: Hein ? [SPEAKER_01]: C'est moi qui te l'ai donnée, les oreilles de Mickey. [SPEAKER_01]: N'importe quoi ! [SPEAKER_01]: Arrête de mentir, hé. [SPEAKER_00]: Ouais, les oreilles de Mickey, bien sûr. [SPEAKER_00]: Bien sûr. [SPEAKER_00]: Mais oui, mais oui, c'est ça. [SPEAKER_00]: Bah ouais. [SPEAKER_00]: Mais ouais. [SPEAKER_00]: Continue de raconter des conneries. [SPEAKER_00]: Fous-toi de ma gueule, c'est bien. [SPEAKER_00]: Bien sûr. [SPEAKER_00]: Continue, mais ouais, c'est bien. [SPEAKER_02]: Alors ? [SPEAKER_02]: Excusez-moi, je me suis assorti, j'ai reçu des carambas. [SPEAKER_02]: Alors, qu'est-ce que t'as à dire, toi, sur Christine, Gérard ? [SPEAKER_00]: Moi, je tenais à lui pardonner tout ce qu'elle avait dit sur moi. [SPEAKER_00]: Et je serais prêt à ressortir avec elle, même si elle ne veut pas. [SPEAKER_00]: Mais je tenais à te dire que je n'ai pas arrêté de penser à toi pour les fêtes de Noël. [SPEAKER_00]: Et que je reste quand même fou de toi, malgré les conneries que tu racontes sur moi. [SPEAKER_02]: C'est beau ça ! [SPEAKER_00]: Je voulais aussi te dire que je t'aimais très fort. [SPEAKER_02]: Alors Christine ? [SPEAKER_01]: Qu'est-ce que tu as à dire à ça ? [SPEAKER_01]: J'ai quelqu'un, mon petit ami. [SPEAKER_01]: Comme par hasard. [SPEAKER_02]: C'est dommage parce que maintenant tu pourrais peut-être plaquer ton petit ami et retourner avec l'homme. [SPEAKER_01]: Je suis fiancée, j'étais fiancée. [SPEAKER_01]: Carrément ? [SPEAKER_02]: Vas-y, tu le larges et puis c'est bon. [SPEAKER_02]: Ce n'est pas l'homme de ta vie alors Gérard ? [SPEAKER_01]: Non. [SPEAKER_00]: Moi autant ? [SPEAKER_00]: Christine, tu sais très bien que nous deux, c'était beaucoup mieux qu'avec l'autre. [SPEAKER_01]: Ah non, elle est mieux que toi, elle est plus propre que toi. [SPEAKER_02]: Ouais, bien sûr, ouais. [SPEAKER_00]: Bon, alors Gérard, j'ai du mal à reconnaître ta voix. [SPEAKER_02]: T'es le vrai Gérard ou le faux Gérard ? [SPEAKER_02]: J'ai des doutes, là. [SPEAKER_00]: Moi, je suis le vrai Gérard. [SPEAKER_02]: T'es le vrai Gérard, t'es sûr, hein ? [SPEAKER_02]: Au cas où, on laisse le studio, on laisse le bureau allumé, au cas où, il y aurait le... [SPEAKER_02]: Ouvre le... [SPEAKER_02]: Pour vérifier si c'est bien le vrai Gérard, parce que j'ai l'impression... Oula, oui, il y a le tatou qui saute, ça doit être le vrai Gérard. [SPEAKER_02]: On était où ce week-end Gérard, dans quel pays ? [SPEAKER_00]: On était en Belgique. [SPEAKER_02]: Ouais d'accord, ok, donc c'est bien le vrai Gérard. [SPEAKER_02]: Des fois j'ai des doutes, des fois j'ai l'impression que c'est le faux. [SPEAKER_02]: Si le vrai Gérard nous écoute, qu'il nous appelle dans le bureau au cas où, parce qu'on vérifie, on va laisser la porte un peu entre-ouverte. [SPEAKER_00]: Ouais, continuez, vous connaissez de faux et de vrais. [SPEAKER_02]: Ouais. [SPEAKER_02]: Christine ? [SPEAKER_00]: Oui ? [SPEAKER_02]: T'as pas envie de lui dire un petit mot doux quand même à Gérard ? [SPEAKER_01]: Mais Christine, moi je t'aime. [SPEAKER_01]: Moi je t'aime pas. [SPEAKER_01]: Au début t'étais sympa, puis après t'étais méchant. [SPEAKER_01]: Qu'est-ce qu'il a fait ? [SPEAKER_02]: Qu'est-ce qu'il a fait de méchant alors ? [SPEAKER_01]: Il buvait, ça m'a beaucoup fait mal. [SPEAKER_02]: Ah oui, il buvait beaucoup.