Avant-débat
1 « dégage » / « tu vires » 4 « ta gueule » 9 insultes 2 « de toute manière »
Équipe citée : Manu, Phildar, Rigo, Apolline, dite Apo. Habitués cités : Tony, Monsieur Masure.
[SPEAKER_02]: Toi déjà, t'es mis hors jeu. [SPEAKER_02]: Toi pour l'instant, tu seras au sondage. [SPEAKER_02]: Et je te préviens, la première faute que tu vas me faire, je te louperai pas et je te mets une barbe dans ta gueule. [SPEAKER_02]: Parce que là, je vais te dire une chose, à cause de toi, Sandy, elle est jalouse. [SPEAKER_02]: Alors ça, j'en ai marre. [SPEAKER_00]: Moi je vais te dire un truc, pour frapper une fille, il ne faut pas avoir de coeur. [SPEAKER_02]: Attends, pour l'instant tu ne me coupes pas, d'accord ? [SPEAKER_02]: Parce que moi, si tu continues tes petites serenades, ouais Gérard, je t'aime ceci cela, pour l'instant tu es en train de mettre jalouse Sandy. [SPEAKER_00]: Ouais mais ça c'est à toi de gérer, c'est à toi de gérer. [SPEAKER_02]: Non mais attends, c'est à toi de gérer. [SPEAKER_02]: Non c'est pas à moi de gérer, c'est à toi. [SPEAKER_02]: Parce que toi t'es quoi ? [SPEAKER_02]: Toi t'es une stagiaire. [SPEAKER_02]: Pour l'instant t'as fait chier Max. [SPEAKER_02]: Et à cause de toi Sandy, on s'est passé à me venir dimanche. [SPEAKER_02]: Alors ok, clair, net, précis. [SPEAKER_02]: Alors ce soir, non non, pour l'instant tu me laisses finir. [SPEAKER_02]: Ce soir tu vas me perdre. [SPEAKER_02]: Jusqu'à 23h du matin, le standard. [SPEAKER_02]: OK. [SPEAKER_02]: Et sans personne derrière toi. [SPEAKER_02]: La première interloupette, t'écopes pas. [SPEAKER_02]: T'es naze, t'es mort. [SPEAKER_00]: T'es foutu à peau. [SPEAKER_00]: Mais t'inquiète pas, il y aura pas d'entour. [SPEAKER_02]: Ouais, ouais, t'inquiète pas. [SPEAKER_02]: Ouais, ouais, t'inquiète pas. [SPEAKER_02]: Mais non, Gérard, je vais bien travailler. [SPEAKER_02]: Tiens ! [SPEAKER_02]: Comme ça. [SPEAKER_02]: Elle est même pas capable d'épauler l'équipe. [SPEAKER_02]: T'as demandé ton contrat, t'as fait chier Max pour quoi ? [SPEAKER_02]: Pour avoir un contrat. [SPEAKER_02]: Et tu l'as. [SPEAKER_02]: Maintenant tu l'as. [SPEAKER_02]: Maintenant t'es pas capable de les épauler. [SPEAKER_02]: Tu peux chier Manu, tu peux chier Rigaud et tu peux chier Pildar. [SPEAKER_02]: Alors maintenant, moi, je te mets les points sur les bars sur l'été. [SPEAKER_02]: Ce soir, t'es jusqu'à 3h du matin au standard et tu me fais du boulot. [SPEAKER_02]: Tu me fais pas de boulot, je te jure. [SPEAKER_02]: Je te mets pas 5, je te mets qu'un au premier, t'es dehors. [SPEAKER_02]: Il est hors de question que tu poutes ta merde. [SPEAKER_00]: Alors explique-moi ce que je dois faire pour que ça marche. [SPEAKER_02]: Mais attends, tu fais une chose, déjà. [SPEAKER_02]: Tu sais ce que tu as à faire ? [SPEAKER_02]: C'est d'épauler Manu et Pildar. [SPEAKER_02]: C'est eux qui sont capables. [SPEAKER_02]: Tu as essayé de comprendre à l'autre ch*** qui est à côté de toi. [SPEAKER_00]: Attends, ne me parle pas comme ça, Gérard. [SPEAKER_00]: Sois un peu respectueux. [SPEAKER_00]: Non, non, non. [SPEAKER_02]: Non. [SPEAKER_02]: Oh, tu me parles sur un autre ton, d'accord ? [SPEAKER_02]: Tu te calmes. [SPEAKER_02]: Tu me parles sur un autre ton, d'accord ? [SPEAKER_02]: Elle te parle bien, là ! [SPEAKER_02]: Vas-y, regarde-moi pas avec tes yeux loups parce que j'en ai rien à foutre, ok ? [SPEAKER_02]: Mais je te kiffe. [SPEAKER_02]: Moi, je te kiffe pas, d'accord ? [SPEAKER_02]: Moi, je t'emmerde ! [SPEAKER_00]: Oh, bah, t'es pas sympa. [SPEAKER_00]: Tu pourrais faire un effort, quand même. [SPEAKER_02]: Donc, premier débat, ça portera sur le festival de Cannes. [SPEAKER_03]: Alors, Filda m'a dit que c'était sur les cliniques, finalement. [SPEAKER_03]: T'avais changé au dernier moment. [SPEAKER_02]: Qu'est-ce que t'es dire, toi ? [SPEAKER_01]: Je ne sais pas ce que tu m'avais dit au téléphone. [SPEAKER_03]: Déjà, le premier débat se porte sur le festival de Cannes. [SPEAKER_03]: Le deuxième débat, donc, tu n'aurais pas cru que tu reçois un deuxième débat ? [SPEAKER_03]: Je n'y croyais pas, sur la préhistoire ? [SPEAKER_03]: Non. [SPEAKER_03]: Sur la chirurgie esthétique. [SPEAKER_03]: Ah, Rigaud m'a dit la préhistoire. [SPEAKER_03]: Oui, il m'a dit la préhistoire. [SPEAKER_03]: Oui, à Pau, il m'a dit la préhistoire. [SPEAKER_02]: Bah ouais, mais tu m'avais dit la presse... [SPEAKER_02]: Eh Pauline ! [SPEAKER_02]: Pour l'instant, c'est pas toi qui commande dans mes débats, ok ? [SPEAKER_02]: Alors, tu vas faire une chose, tu vas faire de 10h à minuit le sondage et après, hop, basse ça ! [SPEAKER_02]: Ah mais non, non, non ! [SPEAKER_02]: Non, non, non ! [SPEAKER_02]: Quoi ? [SPEAKER_02]: Mais non, mais non, mais non ! [SPEAKER_01]: Tu veux faire les témoins ? [SPEAKER_01]: Non ! [SPEAKER_00]: Moi je te dis, tu te casses ! [SPEAKER_00]: Ah non, non, non ! [SPEAKER_00]: Tu te casseras à minuit ! [SPEAKER_00]: Tu peux me laisser une dernière chance ? [SPEAKER_00]: Non ! [SPEAKER_02]: Ah bah si ! [SPEAKER_02]: Non ! [SPEAKER_00]: Allez ! [SPEAKER_02]: Non, il n'y a pas d'aller ! [SPEAKER_02]: Il y aura des stars, des gens de sécurité. [SPEAKER_02]: Il y aura des stars, mais c'est une surprise. [SPEAKER_01]: Non, non, mais je veux savoir déjà les noms. [SPEAKER_01]: On aura M. Mazur, qui sera à Cannes exceptionnellement, parce que pour son travail, il y est. [SPEAKER_01]: Et on l'a appelé, et il nous a dit, ok, je veux bien participer. [SPEAKER_02]: Il y aura Tony, qui est parti spécialement à Cannes aussi. [SPEAKER_02]: Il m'a appelé de là-bas pour savoir si tu voulais bien, Tony. [SPEAKER_02]: Il y a deux questions qui passent les débats. [SPEAKER_02]: Je suis désolé. [SPEAKER_02]: Mais pourquoi tu... Parce que je ne vois pas des habituels. [SPEAKER_02]: Déjà, M. Mazur, je l'accepte, mais Tony, tout ça, non. [SPEAKER_02]: Bah si. [SPEAKER_02]: Alors donc, Apolline, un conseil que je te donne... [SPEAKER_02]: Écoute, écoute bien ce que les auditeurs ont à te dire. [SPEAKER_02]: Pour l'instant, tu ne me coupes pas la parole, d'accord ? [SPEAKER_02]: D'accord, mais je t'écoute. [SPEAKER_02]: Pour l'instant, tu la perds. [SPEAKER_02]: Je la ferme et je t'écoute. [SPEAKER_02]: Là, je vais te dire une chose, que là, pour l'instant, tu as perdu ton standard. [SPEAKER_02]: Elle est là, Gérard. [SPEAKER_02]: Ouais, elle est là, on le sait qu'elle est là, celle qui a toujours chaud dans les studios. [SPEAKER_00]: Non, mais c'est que quand t'es là, Gérard. [SPEAKER_00]: Oh ! [SPEAKER_02]: Oh, oh, oh ! [SPEAKER_02]: Eh, fais gaffe à ce que tu dis, toi, d'accord ? [SPEAKER_02]: Parce que, avec toi, si ça continue, Sandy, je vais la perdre. [SPEAKER_02]: Mais non ! [SPEAKER_02]: Alors attends ! [SPEAKER_02]: Eh, t'es saloperie d'hier de vouloir m'embrasser sur la bouche ! [SPEAKER_02]: Tiens ! [SPEAKER_02]: Tu te mets comme ça ! [SPEAKER_02]: Si c'est le tien ! [SPEAKER_02]: Alors maintenant, tu as fermé ta gueule ! [SPEAKER_02]: Et maintenant, tu vas t'excuser devant des millions d'auditeurs ce que t'as dit hier à propos de Sandy ! [SPEAKER_02]: Mais j'étais aux toilettes, je ne suis pas au courant de cette histoire. [SPEAKER_02]: Quoi ? [SPEAKER_02]: Non mais attends, tu veux m'embrasser sur la bouche devant tout le monde ? [SPEAKER_02]: Je ne sais pas, je vais le faire. [SPEAKER_00]: Mais non, c'est à la radio, il n'y a personne qui le verra. [SPEAKER_02]: Non mais attends, elle s'en dit, qu'est-ce qu'elle croit elle ? [SPEAKER_02]: Elle croit que je vais sortir avec toi ? [SPEAKER_02]: Mais non ! [SPEAKER_02]: Espèce de c*** ! [SPEAKER_02]: Ah non, stop, Arrête, Arrête, Arrête ! [SPEAKER_03]: Hop là ! [SPEAKER_03]: Voilà, donc c'était un résumé. [SPEAKER_03]: Vous vous rendez compte que 5 minutes 30, ça a duré 18 minutes, ça n'a pas été chaud comme ça pendant 18 minutes, mais il y a eu des moments encore un petit peu plus chauds que celui-ci. [SPEAKER_03]: On a regardé ce qu'il y avait de meilleur, donc on a, je pense, remis les points sur les i, les barres sur les t. [SPEAKER_03]: Est-ce qu'on peut considérer, Gérard, que si tout se passe bien ce soir, qu'Apolline puisse faire au début, le début du premier débat, et que si ça se passe mal... [SPEAKER_02]: Ça, on va voir, déjà, on va déjà tester, parce que déjà, t'as demandé si M. Mazur était là, puis tout ça, elle a même pas écouté ce que tu lui disais, déjà. [SPEAKER_03]: Si, si, elle écoutait, c'est pas à lui, parce que c'est à Manu que je parlais. [SPEAKER_02]: Ouais, mais de toute manière, j'ai fait comprendre qu'elle était quand même aussi dans l'équipe, un petit peu quand même. [SPEAKER_03]: Un petit peu comme Manu, donc tu veux virer Manu aussi ? [SPEAKER_03]: Non, non, mais Manu, pour l'instant... [SPEAKER_03]: C'est à Manu que je m'adressais. [SPEAKER_03]: Mais lui, pour l'instant, il ne peut pas être en train d'appeler une personne. [SPEAKER_03]: Non, il ne faisait rien du tout, il se branlait, il se branlait le zizi, et je lui ai demandé si M. Mazur allait venir, et il ne m'a pas répondu, donc ça c'est déjà une première faute. [SPEAKER_02]: Non mais ça c'est rien, on verra par la suite. [SPEAKER_02]: N'oublie pas que tu avais quelque chose à annoncer avant... [SPEAKER_01]: Ça a été fait, ça a été fait. [SPEAKER_03]: Donc Gérard également, comme il était arrivé plus tôt pour cette réunion, on lui a fait part de son courrier qu'il a eu le temps de lire pendant notre émission. [SPEAKER_03]: Et puis il s'est rendu compte une fois de plus qu'il y avait quelques abus de lettres. [SPEAKER_03]: Et il a souhaité à ce que Fildar en prenne possession et en parle sur l'antenne. [SPEAKER_03]: Donc Gérard cautionne qu'on en parle. [SPEAKER_03]: C'est peut-être mieux aussi qu'il en parle quand même. [SPEAKER_02]: Non, non, mais tu ne lis pas tout parce que là... Ouais, tu lis les moments... Non, non, tu lis simplement la première et la seconde. [SPEAKER_01]: Bah non, mais non, il faut que je dise un peu après. [SPEAKER_01]: Donc en fait, c'est un compte rendu d'enquête qui nous a été envoyé par Hercule Nabot de hier, donc à l'attention du Star System, donc Max. [SPEAKER_01]: Donc, cher maître, je me permets de vous faire un dessinateur du compte rendu d'une filature et d'une enquête très complète menée par mes services à la demande de M. René Denis et concernant le M. Gérard de Surenne. [SPEAKER_01]: Vous ne pourrez qu'être étonné, voire scandalisé sur ce que vous allez y découvrir. [SPEAKER_01]: Monsieur de Suren se livrant depuis quelques temps déjà à une très singulière activité sur les départements du Var. [SPEAKER_01]: De nature à bouleverser les usages et les règles de bienséance. [SPEAKER_01]: Je vous en laisse juge, cher maître, sollicitant simplement que vos fidèles auditeurs soient eux aussi avisés. [SPEAKER_01]: Donc je commence, donc le compte-rendu d'enquête mené le 29... Attends, laisse-le ! [SPEAKER_01]: Le 29 et 30 janvier 99. [SPEAKER_03]: T'inquiète pas, c'est ton pote, il gère. [SPEAKER_03]: Par Gilbert Voitoux. [SPEAKER_01]: Donc, heureusement, Marseille et Marignane, 16h07, arrivée du vol Airbus numéro 293 en provenance d'Orly. [SPEAKER_02]: Donne pas les marques non plus. [SPEAKER_02]: Non mais vas-y, précise bien les vols, précise bien le nom de la compagnie, précise bien l'heure. [SPEAKER_03]: Mais non, justement, laisse-lui, laisse-lui. [SPEAKER_03]: Non mais qui t'en parle ? [SPEAKER_01]: Mais donne pas des marques, on fait pas de pub à la radio. [SPEAKER_03]: Première classe ou pas quand même ? [SPEAKER_01]: Non. [SPEAKER_01]: En provenance donc d'Orly, ça j'ai le droit de le dire, j'ai le droit de le dire Orly. [SPEAKER_02]: Non, c'est des marques ! [SPEAKER_03]: Bon, en présence d'eau... Non mais sérieusement, vous arrêtez, on va avoir des problèmes avec le CSA, précise pas les marques de l'aéroport. [SPEAKER_01]: En provenance d'eau, voyons descendre de la passerelle, le suspect est dénommé Gérard de Surenne, vêtu d'une canadienne marron, pantalon de velours bleu, chemise à carreaux, casquette. [SPEAKER_03]: Mais merde ! [SPEAKER_02]: Laisse-le ! [SPEAKER_02]: T'as dit pas de billes ! [SPEAKER_03]: Mais putain t'es con quoi ! [SPEAKER_03]: Mais c'est toi, on te connait, on sait où t'habites, c'est bon. [SPEAKER_03]: Et alors, tu précises pas, d'accord ? [SPEAKER_03]: Non, il est là, il est là, regarde, il est pas là-bas, il est là. [SPEAKER_03]: Ok, passateur, je vais te faire avaler ton stylo. [SPEAKER_03]: Arrête, parce que c'est sérieux, c'est un vrai contrat, ça, ça. [SPEAKER_03]: Parce que tu prends ça à la rigolade, Gérard, pardon. [SPEAKER_03]: Tu prends ça à la rigolade ? [SPEAKER_01]: Non, non. [SPEAKER_01]: Donc, un certain Gérard, vêtu d'une canadienne marron, d'un pantalon de velours bleu, chemise à carreaux et casquette. [SPEAKER_01]: Nous le reconnaissons de suite, grâce à la photo remise par M. Henry. [SPEAKER_01]: Il faut dire qu'il ne passe pas inaperçu. [SPEAKER_01]: Pour sortir le premier, il vient simplement de bousculer, de faire basculer sur la passerelle une personne d'un âge qui ne lui cédait pas le passage assez vite. [SPEAKER_01]: Nous le retrouvons quelques minutes plus tard dans le salon d'accueil qu'il a mis en émoi. [SPEAKER_01]: Gesticulant et vociférant, il s'en prend une hôtesse qu'il veut frapper, suite à l'accident de tout à l'heure. [SPEAKER_01]: Il prétend bénéficier d'un accès prioritaire en raison d'une infirmité congénitale. [SPEAKER_01]: L'intervention énergique d'une équipe de policiers le calme quelque peu. [SPEAKER_01]: Prudemment, nous le suivons vers la sortie. [SPEAKER_01]: Un haut-parleur venant de l'avertir qu'il était attendu sur le parking numéro 3. [SPEAKER_01]: Effectivement, bousculant tout ce qui se trouve sur son passage, nous le filons péniblement dans sa charge bestiale. [SPEAKER_01]: Pour le voir enfin tomber dans les bras d'une imposante matronne africaine, tout de vert vêtu. [SPEAKER_01]: Les retrouvailles écourtées, nos deux bulldozers mettent aussitôt le cap vers le véhicule tout terrain qui les y attend. [SPEAKER_01]: On dirait le fruit d'une union comme contre-nature entre une bétailière et un corbillard. [SPEAKER_01]: Après plus d'une heure de filatures hasardeuses et périlleuses sur les routes signeuses de l'arrière-pays Varroa, nous arrivons au village Descartes-Tefig, direction le château. [SPEAKER_01]: Nous les voyons pénétrer à l'intérieur d'une propriété protégée de hauts murs et fermée d'un imposant portail. [SPEAKER_01]: Nous redescendons au village et rentrons au bistrot du coin, le guéguignol, pour questionner l'aubergiste en tête à tête avec son pastaga. [SPEAKER_01]: Il nous apprend que le château a été racheté voici deux ans par la vicomtesse Ecarte Méfès, veuve du vicomte Bourmois-le-Fion, ancien colonial revenu au pays pour y trépasser. [SPEAKER_01]: Accompagné de sa nouvelle égérie, la volumineuse négresse verte de tout à l'heure. [SPEAKER_01]: Le gros Marcel, c'est le taulier du gay guignol, appelle Lucien Bargeul, qui très assoiffé, vient de terminer sa partie de pétanque. [SPEAKER_01]: Facteur à la retraite, il travaille à mi-temps au château. [SPEAKER_01]: Voilà ce qu'il nous raconte. [SPEAKER_01]: Ils s'en passent de bien bonnes là-haut, là-bas. [SPEAKER_01]: Depuis que le parégo Gérard Anus... Arrête ! [SPEAKER_01]: Arrête ! [SPEAKER_01]: Arrête, mais t'es con ou quoi ? [SPEAKER_01]: C'est d'épreuve, ça ! [SPEAKER_03]: Attends, attends, excusez-nous, ça cogne un peu, là. [SPEAKER_03]: J'ai rien dit ! [SPEAKER_03]: Pourquoi tu lui donnes le courrier ? [SPEAKER_03]: Pourquoi tu lui donnes le courrier si après tu veux pas qu'il le lise ? [SPEAKER_03]: C'est à toi qu'il a dit qu'il voulait le lire. [SPEAKER_03]: Faut savoir ! [SPEAKER_03]: Oh, mais t'es con ou quoi ? [SPEAKER_02]: Lui, il est encore plus con parce qu'il donne les noms des villes. [SPEAKER_03]: Mais non, c'est pas des noms des villes. [SPEAKER_02]: T'inquiète pas, je vais savoir où ça va aller, ça. [SPEAKER_02]: Nuance. [SPEAKER_02]: Bon, je termine ou pas ? [SPEAKER_02]: Non, tu termineras pas. [SPEAKER_03]: Sans les noms de villes. [SPEAKER_03]: Mais c'était pas des noms. [SPEAKER_03]: Mais si, t'as dit la princesse de Cougnac. [SPEAKER_03]: Non, Bourg-Molchon. [SPEAKER_01]: Il s'en passe de bien bonne là-bas, là, en haut. [SPEAKER_01]: Depuis que le parégo Gérard, il vient régulièrement. [SPEAKER_01]: Gérard, ça va ? [SPEAKER_01]: Gérard, ça va ? [SPEAKER_01]: C'est pas ton nom ? [SPEAKER_01]: Régulièrement, notez qu'il n'a pas mentionné le patronyme de Taville. [SPEAKER_01]: Ancien routier, il a rencontré la vicomtesse à cette époque du côté du BIP, sur le bord de l'autoroute, où elle était tombée en panne. [SPEAKER_01]: L'ayant dépanné, Gérard dit le culbuteur, aurait depuis cette époque noué des relations étroites et sulfureuses avec son égérie. [SPEAKER_01]: C'est lui qui l'aurait décidé à créer dans cette propriété tranquille, une conserverie high-tech. [SPEAKER_01]: Par la mise en boîte et la commercialisation d'un produit du terroir élaboré et très goûteux. [SPEAKER_01]: Devant révolutionner la gastronomie du troisième millénaire et contribuer activement à la lutte contre la faim dans le tiers-monde. [SPEAKER_01]: Le brave Lulu nous raconte ensuite le dîner auquel il fit convier à la Toussaint 98 en voici le compte rendu fidèle. [SPEAKER_01]: Ouais mais j'ai plus la suite. [SPEAKER_02]: Tu l'auras pas ? [SPEAKER_02]: Déjà une ! [SPEAKER_02]: Tu vois ? [SPEAKER_02]: Ça, déjà, c'est daté du 20 février 99, et la lettre, on la reçoit, elle est partie du 11, du 11 de ce mois-ci. [SPEAKER_02]: Et alors ? [SPEAKER_02]: Moi, je peux très bien écrire une lettre et pas avoir envie de l'envoyer, puis au bout de deux mois, me dire, tiens, je l'envoie, et puis voilà, je l'envoie. [SPEAKER_02]: Mais alors ? [SPEAKER_03]: Ça n'a rien à voir. [SPEAKER_03]: C'est nul, alors. [SPEAKER_03]: C'est à quoi que tu me files ton courrier ? [SPEAKER_03]: Je ne comprends pas ton comportement, Gérard. [SPEAKER_03]: C'est hors antenne. [SPEAKER_03]: Avant l'émission, tu lui donnes ton courrier en disant, je veux que tu en parles à l'antenne, et après, une fois à l'antenne... [SPEAKER_02]: Non mais attends, j'ai voulu, mais il n'a pas besoin de tout balancer comme il vient de perdre, les noms de ville et puis tout ça. [SPEAKER_02]: Donc alors, terminé maintenant, tu t'occuperas de ton cul, tu feras ton courrier avec tes deux potos de naze là, et c'est tout. [SPEAKER_02]: Voilà. [SPEAKER_02]: Alors maintenant, tu me redonnes ma feuille. [SPEAKER_01]: C'est la même que la tienne, ça va. [SPEAKER_02]: Non mais tu me la donnes. [SPEAKER_02]: Alors redonne-lui sa feuille, et puis alors lis le... T'as lu un truc, t'as pas compris. [SPEAKER_02]: Alors lis la fin, toi. [SPEAKER_03]: Non, non, je n'ai pas la fin. [SPEAKER_03]: Qu'est-ce que tu as reçu par contre ? [SPEAKER_03]: Ça, ça ne me fait pas plaisir encore, parce que c'est des lettres anonymes, enfin pas anonymes, c'est tapé à la machine. [SPEAKER_02]: Ça, c'est tapé à la machine, soi-disant par un dénommé Gueule d'amour, donc toujours lui. [SPEAKER_02]: Alors, salut petite bite, c'est Gueule d'amour, le fameux Gueule d'amour, c'est Gueule d'amour, le fameux Gueule d'amour, [SPEAKER_02]: À cause de toi, ça fait dix jours que j'ai mis... [SPEAKER_02]: J'ai pas mis un pied dans la TJ. [SPEAKER_02]: Alors là, je vais te dire une chose, le mec qui écrit comme ça, ça va commencer. [SPEAKER_03]: C'est de la merde. [SPEAKER_02]: En fait, si tu veux, un gosse, c'est pas le derrière de la grosse... Bon, allez, laisse tomber. [SPEAKER_03]: C'était la Tessie, pas la TJ, déjà. [SPEAKER_03]: Non, mais attends, vas-y. [SPEAKER_03]: La Tessie, c'est la cité à l'envers, Gérard. [SPEAKER_03]: La Tessie, c'est la cité, quoi. [SPEAKER_02]: Non, non, mais attends, il faut voir comment c'est tapé. [SPEAKER_02]: En plus, laisse tomber... [SPEAKER_03]: De toute manière, ça... Ça, je vais dire, c'est même pas une preuve. [SPEAKER_03]: On peut même pas faire une preuve, ça. [SPEAKER_02]: C'est pas une preuve. [SPEAKER_02]: Je vais te dire une chose. [SPEAKER_02]: Il a été con parce qu'il m'a envoyé un truc en disant comme quoi il y avait des rumeurs, et j'ai pas pu l'emmener, comme quoi il y avait des rumeurs que je voulais sortir avec Apolline, soi-disant dans un nouveau truc qu'il aurait sorti, et qu'il m'a dit, surtout, n'en parle pas à la radio parce que je veux pas me faire... [SPEAKER_02]: Repéré par les flics, donc j'en parle. [SPEAKER_02]: Petite gueule d'amour de con, petit branleur que tu es. [SPEAKER_03]: Non, c'est bon, ça suffit, parce que t'arrêtes pas d'insulter, ça sert à rien. [SPEAKER_02]: Non, mais moi, je tiens à dire qu'on commence à en avoir ras-le-bol, que vous continuez à m'insulter. [SPEAKER_03]: Non, mais vous en avez ras-le-bol, Apolline et Gérard, que votre vie privée soit comme ça, déballée sur la place publique. [SPEAKER_02]: Moi, avec Apolline, il n'y a rien, je suis avec Sandy, ça fait un an et demi que je suis avec Sandy. [SPEAKER_00]: C'est ces rumeurs. [SPEAKER_00]: Elle est d'accord avec toi. [SPEAKER_00]: T'en prends conscience aussi. [SPEAKER_00]: C'est ancré dans ma tête. [SPEAKER_02]: T'en prends conscience quand les gens t'appellent au standard aussi. [SPEAKER_02]: Même par l'intermédiaire du répondeur. [SPEAKER_02]: Parce que sur le répondeur, souvent, il y a des messages qui ne sont pas tellement beaux à écouter. [SPEAKER_01]: Exactement. [SPEAKER_01]: Ça fait quand même deux mois qu'Apolline, elle n'a pas ses règles. [SPEAKER_01]: C'est bizarre. [SPEAKER_02]: Alors, je n'en ai rien à foutre. [SPEAKER_02]: Ce n'est pas moi qui vais lui faire un gosse, d'accord ? [SPEAKER_02]: Alors là, je ne couche pas avec elle, heureusement. [SPEAKER_01]: À l'échographie, il avait de la moustache, le gamin. [SPEAKER_02]: Oui, oui. [SPEAKER_02]: Et même dans ta gueule, tout à l'heure, elle avait de la moustache, toi. [SPEAKER_02]: Il avait 30 dents aussi. [SPEAKER_02]: Oui, oui. [SPEAKER_02]: Toi, l'espèce de gros porc, là-bas, tu perds ta gueule. [SPEAKER_02]: Il n'y a pas de problème. [SPEAKER_03]: Ah ben, ça met en ambiance avant de commencer.