Lectures De Courrier En Vrac 2
4 insultes
⚠ Transcripts automatiques, donc imparfaits.
Il reste des erreurs sur le fond (mots mal compris, phrases oubliées), sur la forme (ponctuation, découpage des répliques, horodatage)
et sur l’identification des locuteurs (un même numéro SPEAKER_xx peut cacher plusieurs personnes, et inversement).
Un travail communautaire de correction va voir le jour pour tout remettre d’aplomb.
Pour toute question sur ce projet à venir : tudegages@encoreunsitedesurgerard.com.
[SPEAKER_02] Non, non, mais tu ne lis pas tout parce que là... Ouais, tu lis les moments.
[SPEAKER_02] Non, non, tu lis simplement la première.
[SPEAKER_00] Bah non, mais non, il faut que je dise un peu après.
[SPEAKER_00] Donc en fait, c'est un compte rendu d'enquête qui nous a été envoyé par Hercule Nabot de hier.
[SPEAKER_00] Donc à l'attention du Star System, donc Max.
[SPEAKER_00] Donc, cher maître, je me permets de vous faire un dessinateur du compte rendu d'une filature et d'une enquête très complète menée par mes services à la demande de M. René Denis et concernant le M. Gérard de Surenne.
[SPEAKER_00] Vous ne pourrez qu'être étonné, voire scandalisé sur ce que vous allez y découvrir, monsieur de Suren se livrant depuis quelques temps déjà à une très singulière activité sur les départements du Var, de nature à bouleverser les usages et les règles de bien séance.
[SPEAKER_00] Je vous en laisse juge, cher maître, sollicitant simplement que vos fidèles auditeurs soient eux aussi avisés.
[SPEAKER_00] Donc je commence, donc le compte-rendu d'enquête mené le 29... Oh, laisse-le !
[SPEAKER_00] Le 29 et 30 janvier 1999.
[SPEAKER_00] T'inquiète pas, c'est ton poids, t'y gères.
[SPEAKER_00] Par Gilbert Voitoux.
[SPEAKER_00] Donc, heureusement, Marseille et Marignane, 16h07, arrivée du vol Airbus numéro 293 en provenance d'Orly.
[SPEAKER_02] Non mais donne pas les marques non plus.
[SPEAKER_02] Non mais vas-y, précise bien les vols, précise bien le nom de la compagnie, précise bien l'heure.
[SPEAKER_01] Mais non, justement, laisse-lui, laisse-lui.
[SPEAKER_01] Non mais quitte en parle, mais donne pas des marques, on fait pas de pub à la radio.
[SPEAKER_01] Première classe ou pas quand même ?
[SPEAKER_00] Non.
[SPEAKER_00] En provenance donc d'Orly.
[SPEAKER_01] Non, c'est des marques !
[SPEAKER_00] Bon, en présence d'eau.
[SPEAKER_01] Arrête, on va avoir des problèmes avec le CSA, précise pas les marques de l'aéroport.
[SPEAKER_00] En provenance d'eau.
[SPEAKER_00] Voyons descendre de la passerelle, le suspect est dénommé Gérard de Surenne, vêtu d'une canadienne marron, pantalon de velours bleu, chemise à carreaux, casquette.
[SPEAKER_01] Arrête !
[SPEAKER_01] Laisse-le !
[SPEAKER_01] Je t'ai dit pas de ville !
[SPEAKER_01] Mais putain, t'es con !
[SPEAKER_01] Mais c'est toi, on te connait, on sait où t'habites, c'est bon.
[SPEAKER_01] Et alors, tu précises pas, d'accord ?
[SPEAKER_01] Il est là, il est là, regarde, il est pas là-bas, il est là.
[SPEAKER_01] Ok, à cette heure, je vais te faire ramaler ton stylo.
[SPEAKER_01] Arrête, parce que c'est sérieux, c'est un vrai contrat, ça, ça.
[SPEAKER_01] Parce que tu penses à la rigolade, Gérard, pardon.
[SPEAKER_01] Tu penses à la rigolade ?
[SPEAKER_01] Non, non.
[SPEAKER_00] Donc, un certain Gérard, vêtu d'une canadienne marron, d'un pantalon de velours bleu, chemise à carreaux et casquette.
[SPEAKER_00] Nous le reconnaissons de suite grâce à la photo remise par M. Henry.
[SPEAKER_00] Il faut dire qu'il ne passe pas inaperçu.
[SPEAKER_00] Pour sortir le premier, il vient simplement de bousculer, de faire basculer sur la passerelle une personne d'un âge qui ne lui cédait pas le passage assez vite.
[SPEAKER_00] Nous le retrouvons quelques minutes plus tard dans le salon d'accueil qu'il a mis en émoi.
[SPEAKER_00] Gesticulant et vociférant, il s'en prend une hôtesse qu'il veut frapper, suite à l'accident de tout à l'heure.
[SPEAKER_00] Il prétend bénéficier d'un accès prioritaire en raison d'une infirmité congénitale.
[SPEAKER_00] L'intervention énergique d'une équipe de policiers le calme quelque peu.
[SPEAKER_00] Prudemment, nous le suivons vers la sortie.
[SPEAKER_00] Un haut-parleur venant de l'avertir qu'il était attendu sur le parking numéro 3.
[SPEAKER_00] Effectivement, bousculant tout ce qui se trouve sur son passage, nous le filons péniblement dans sa charge bestiale.
[SPEAKER_00] Pour le voir enfin tomber dans les bras d'une imposante matrone africaine, tout de vert vêtu.
[SPEAKER_00] Les retrouvailles écourtées, nos deux bulldozers mettent aussitôt le cap vers le véhicule tout terrain qui les y attend.
[SPEAKER_00] On dirait le fruit d'une union comme contre-nature entre une bétailère et un corbillard.
[SPEAKER_00] Après plus d'une heure de filatures hasardeuses et périlleuses sur les routes signeuses de l'arrière-pays Varroa, nous arrivons au village Descartes-Tefig, direction le château.
[SPEAKER_00] Nous les voyons pénétrer à l'intérieur d'une propriété protégée de hauts murs et fermée d'un imposant portail.
[SPEAKER_00] Nous redescendons au village et rentrons au bistrot du coin, le Guéguignol, pour questionner l'aubergiste en tête à tête avec son pastaga.
[SPEAKER_00] Il nous apprend que le château a été racheté voici deux ans par la vicomtesse Ecarte Méfès, veuve du vicomte Bourmois-le-Fion, ancien colonial revenu au pays pour y trépasser.
[SPEAKER_00] Accompagnée de sa nouvelle égérie, la volumineuse négresse verte de tout à l'heure.
[SPEAKER_00] Le gros Marcel, c'est le taulier du gay guignol, appelle Lucien Bargeul, qui très assoiffé, vient de terminer sa partie de pétanque.
[SPEAKER_00] Facteur à la retraite, il travaille à mi-temps au château.
[SPEAKER_00] Voilà ce qu'il nous raconte.
[SPEAKER_00] Je sais pas si c'est vrai.
[SPEAKER_00] Il s'en passe de bien bonne là-haut, là-bas.
[SPEAKER_00] Depuis que le parigo Gérard... Arrête !
[SPEAKER_01] Merde !
[SPEAKER_01] Arrête !
[SPEAKER_01] Arrête, mais t'es con ou quoi ?
[SPEAKER_01] C'est des preuves, ça !
[SPEAKER_01] Attends, attends, excusez-nous, ça cogne un peu, là.
[SPEAKER_01] J'ai rien dit !
[SPEAKER_01] Mais pourquoi tu lui donnes le courrier ?
[SPEAKER_01] Pourquoi tu lui donnes le courrier si après tu veux pas qu'il le lise ?
[SPEAKER_01] C'est à toi qu'elle dit qu'il faut aller le lire.
[SPEAKER_01] Faut savoir !
[SPEAKER_01] Ah, mais t'es con ou quoi ?
[SPEAKER_01] Lui, il est encore plus con parce qu'il donne les noms des villes.
[SPEAKER_01] Mais non, alors tu donnes pas...
[SPEAKER_01] Mais c'est pas des noms des villes !
[SPEAKER_02] T'inquiète pas, t'inquiète pas, je vais savoir où ça va aller, ça.
[SPEAKER_02] Nuances.
[SPEAKER_02] Bon, je termine ou pas ?
[SPEAKER_01] Non, non, tu ne termineras pas.
[SPEAKER_01] Sans les noms de villes.
[SPEAKER_01] Mais ce n'était pas des noms.
[SPEAKER_00] Tu as dit la princesse de Cougnac ou de Casse-les-Culs.
[SPEAKER_00] Donc, il s'en passe de bien bonne là-bas, en haut.
[SPEAKER_00] Depuis que le parégo Gérard, il vient régulièrement.
[SPEAKER_00] Gérard, ça va ?
[SPEAKER_00] Gérard, ça va, ce n'est pas ton nom ?
[SPEAKER_00] Régulièrement, notez qu'il n'a pas mentionné le patronyme de Taville.
[SPEAKER_00] Ancien routier, il a rencontré la vicomtesse à cette époque du côté du BIP, sur le bord de l'autoroute, où elle était tombée en panne.
[SPEAKER_00] L'ayant dépanné, Gérard dit le culbuteur, aurait depuis cette époque noué des relations étroites et sulfureuses avec son égérie.
[SPEAKER_00] C'est lui qui l'aurait décidé à créer dans cette propriété tranquille, une conserverie high-tech.
[SPEAKER_00] Par la mise en boîte et la commercialisation d'un produit du terroir élaboré et très goûteux.
[SPEAKER_00] Devant révolutionner la gastronomie du troisième millénaire et contribuer activement à la lutte contre la faim dans le tiers monde.
[SPEAKER_00] Le brave Lulu nous raconte ensuite le dîner auquel il fit convier à la Toussaint 98 en voyant...
[SPEAKER_00] En voici le compte rendu fidèle.
[SPEAKER_00] Ouais, mais j'ai plus la suite.
[SPEAKER_02] Tu l'auras pas ?
[SPEAKER_02] Déjà une !
[SPEAKER_02] Déjà une !
[SPEAKER_02] Tu vois, ça, déjà, c'est daté du 20 février 99 et la lettre, on la reçoit à les parties du 11...
[SPEAKER_02] Du 11 de ce mois-ci.
[SPEAKER_01] Et alors ?
[SPEAKER_01] Moi, je peux très bien écrire une lettre et pas avoir envie de l'envoyer, puis au bout de deux mois, me dire, tiens, je l'envoie, et puis voilà, je l'envoie.
[SPEAKER_01] Ben alors, ça n'a rien à voir.
[SPEAKER_01] C'est nul, alors.
[SPEAKER_01] Ça sert à quoi que tu me files ton courrier ?
[SPEAKER_01] Je ne comprends pas ton comportement, Gérard.
[SPEAKER_01] C'est hors antenne.
[SPEAKER_01] Avant l'émission, tu lui donnes ton courrier en disant, je veux que tu en parles à l'antenne, et après, une fois à l'antenne...
[SPEAKER_02] Non mais attends, j'ai voulu, mais il n'a pas besoin de tout balancer comme il vient de perdre.
[SPEAKER_02] Les noms de billes et puis tout ça.
[SPEAKER_02] Donc alors, terminé maintenant, tu t'occuperas de ton cul, tu feras ton courrier avec tes deux potos de naze là, et c'est tout.