Encore un site de sur Gérard

Nuit 100- Gérard - Part 1 GG se Confie Sur Sa Toute Vie

12 janvier 2001 · Hors-antenne ou à part · 8 739 mots

1 « ta gueule » 4 insultes 10 « de toute manière »

Équipe citée : Phildar, Rigo.

[SPEAKER_00]: Voilà, ça y est, on y est, il est minuit et neuf minutes, un petit peu de retard, mais c'est pas grave.
[SPEAKER_00]: Encore deux heures, cinquante et une minutes de pur bonheur et de Gérard qui est avec nous et qui est en train de s'installer, il est en train de régler son micro.
[SPEAKER_00]: Au lieu de le faire cinq minutes avant, il faut qu'il le fasse pendant le jingle.
[SPEAKER_00]: Il rentre en jingle et après il installe son casque, il règle son micro, la hauteur du volant, machin, etc. Gérard, bon !
[SPEAKER_00]: Bon, cette première heure, avant d'attaquer le débat sur les relations amoureuses, on va donc d'abord dire bonsoir à Rigaud, salut Rigaud !
[SPEAKER_00]: Bonsoir !
[SPEAKER_00]: Et donc tout le monde est là, NK, Maju, Fildar et tout le monde.
[SPEAKER_00]: Pendant cette première heure, inutile de nous joindre au 0803 08 5000, gardez votre énergie pour tout à l'heure lors des débats.
[SPEAKER_00]: Alors, on va faire une chose qu'on n'a jamais faite, c'est tout simplement de te parler de toi.
[SPEAKER_00]: D'abord, d'où tu viens Gérard ?
[SPEAKER_00]: Exactement, où es-tu né ?
[SPEAKER_00]: À Putot.
[SPEAKER_00]: À Putot, donc en fin de compte, tu es un enfant de Paris, de la banlieue.
[SPEAKER_00]: Voilà.
[SPEAKER_00]: D'accord, donc tu as été à l'école en banlieue parisienne, c'est ça ?
[SPEAKER_00]: Tu as été à l'école en banlieue parisienne ?
[SPEAKER_00]: Oui.
[SPEAKER_00]: D'accord, comment, sans aller jusqu'au niveau d'études, mais est-ce que tu gardes des bons souvenirs de l'école ?
[SPEAKER_01]: Pas trop, parce que bon, il y a eu quand même des petits problèmes, donc je ne dirais pas lesquels.
[SPEAKER_00]: C'est-à-dire des problèmes d'ordre professeur avec tes élèves, tu ne t'entendais pas très très bien, c'est quoi ?
[SPEAKER_00]: Non, non, vis-à-vis des parents.
[SPEAKER_00]: Vis-à-vis des parents, de tes parents à toi ?
[SPEAKER_00]: Soi-disant.
[SPEAKER_00]: Non, mais c'est tout.
[SPEAKER_00]: On avait dit que... D'accord, ok.
[SPEAKER_00]: Mais je veux dire, sinon, est-ce que tu gardes de bons souvenirs avec des élèves ?
[SPEAKER_00]: Est-ce que tu te souviens, sans donner le nom de famille, d'un prénom ?
[SPEAKER_00]: Est-ce que tu avais un super pote à toi quand tu étais en maternelle ou en école scolaire ?
[SPEAKER_01]: Non, parce que là où j'étais, je ne pouvais pas avoir de bons souvenirs.
[SPEAKER_01]: Si tu veux, tu sais très bien le problème, on en a discuté.
[SPEAKER_01]: On avait dit qu'on n'en parlerait pas trop à l'antenne.
[SPEAKER_00]: Non, non, non, tu dis ce que tu as envie de dire, mais c'est un truc avec des initiales.
[SPEAKER_00]: Tu peux dire sans nous dévoiler, je veux dire.
[SPEAKER_00]: Donc tu n'as pas de bon copain, tu n'as pas du souvenir de bon copain au BAHU ?
[SPEAKER_00]: Non.
[SPEAKER_00]: Et de professeur non plus, tu trouvais marrant ou un cours qui te trouvait sympa ?
[SPEAKER_00]: Quelle était ta matière préférée ?
[SPEAKER_01]: De la matière préférée, on me laissait dans le fond d'une classe, c'est tout.
[SPEAKER_02]: Depuis le début ?
[SPEAKER_00]: T'avais une matière préférée au fond de la classe ou pas ?
[SPEAKER_00]: Fécale ?
[SPEAKER_00]: Non, non, non.
[SPEAKER_00]: Sérieux, on a dit, s'il vous plaît.
[SPEAKER_00]: Fécale, c'est quoi ?
[SPEAKER_01]: C'est de la physique-chimie.
[SPEAKER_01]: Non, mais...
[SPEAKER_01]: Sixième, il a arrêté.
[SPEAKER_01]: Non, même pas.
[SPEAKER_00]: Tu fais de la physique en chimie, hein, sixième.
[SPEAKER_00]: Bon, bref.
[SPEAKER_00]: Donc, pour l'école, pas très bons souvenirs.
[SPEAKER_00]: Donc, tu quittes l'école.
[SPEAKER_00]: Ton premier job, ça a été quoi ?
[SPEAKER_01]: De l'intérim, travailler en manutention.
[SPEAKER_01]: Non, même pas, même pas.
[SPEAKER_01]: Non, même pas, parce que j'ai arrêté l'école à 17 ans.
[SPEAKER_01]: Disons, c'est moi qui ai fait une fugue de là où j'étais.
[SPEAKER_01]: Ah, t'as fait une fugue ?
[SPEAKER_01]: Pourquoi ?
[SPEAKER_01]: Parce que là où j'étais, c'était pas un truc qui était pour moi.
[SPEAKER_01]: Tu te sentais pas bien ?
[SPEAKER_01]: Non, mais c'est pas ça, c'est que... Pas assez de liberté ?
[SPEAKER_01]: Non, c'est pas ça.
[SPEAKER_01]: C'est que, bon, j'ai pas voulu trop en parler.
[SPEAKER_01]: Pourtant, toi, tu le sais, parce que je t'en avais parlé plusieurs fois.
[SPEAKER_01]: Même Arnold, qui est là, peut intervenir aussi s'il veut.
[SPEAKER_01]: Non, mais toi, surtout, vas-y.
[SPEAKER_01]: Disons, moi, je n'ai pas gardé de souvenir de ce qui m'est arrivé.
[SPEAKER_01]: Pourquoi tu as fait cette fugue ?
[SPEAKER_01]: Ce qui s'est passé, si tu veux que je dévoile tout, on va le dévoiler.
[SPEAKER_01]: Mais ça, après, ça restera entre nous et je ne veux pas qu'il y ait des saloperies qui viennent comme ça.
[SPEAKER_01]: Donc, comme Fildar veut savoir d'où je viens, je viens de la DAS.
[SPEAKER_01]: D'accord.
[SPEAKER_01]: Oui, donc c'est là-bas que tu n'étais pas bien.
[SPEAKER_01]: Donc, de l'âge de 5 mois jusqu'à 18 ans, à 17 ans, j'ai fait une fugue, j'ai été récupéré par les gendarmes, et ils m'ont ramené avec les menottes dans le train jusqu'au tribunal de Nanterre pour en prendre.
[SPEAKER_00]: D'accord, mais pour dire quand on vient de là, de la DAS, tu étais dans des familles d'accueil, ça ne se passait pas bien ?
[SPEAKER_00]: Non.
[SPEAKER_00]: Jamais, à aucun moment ?
[SPEAKER_01]: Et là, bon, le dernier centre que j'ai fait, c'est dans le Loir-et-Cher, donc... Centre commercial ?
[SPEAKER_01]: Non, non, non.
[SPEAKER_01]: Centre... Ah oui, d'accord.
[SPEAKER_01]: Centre pour enfants.
[SPEAKER_01]: D'accord.
[SPEAKER_01]: Donc j'étais là-bas et ça s'est très mal terminé.
[SPEAKER_01]: La directrice, bon...
[SPEAKER_01]: Donc tu as fait quoi ?
[SPEAKER_00]: Tu t'es retrouvé dans la rue avec ton sac ?
[SPEAKER_00]: À l'âge de 20 ans, 21 ans, tu t'es retrouvé comment ?
[SPEAKER_00]: Une fois que tu as décidé que tu as pu quitter la date, tu t'es dit stop, j'arrête, j'y retourne plus.
[SPEAKER_01]: Je me suis retrouvé au tribunal de Nanterre.
[SPEAKER_01]: C'est de là que soi-disant une personne qui serait venue au tribunal de Nanterre en disant comme quoi j'étais leur fils.
[SPEAKER_01]: Donc...
[SPEAKER_01]: Pour l'instant, j'ignore encore les circonstances.
[SPEAKER_00]: Non mais ça c'est une chose, mais après ce fameux procès, qu'est-ce qui s'est passé ?
[SPEAKER_00]: Tu t'es retrouvé dans la rue ?
[SPEAKER_01]: Ben non, je me suis retrouvé chez eux et puis bon, on m'a dit, si tu ne fais pas ce qu'on te dit, on te met en marine jusqu'à...
[SPEAKER_01]: L'armée quoi ?
[SPEAKER_01]: Non, placé à la marine, c'est-à-dire faire mon service militaire dans la marine.
[SPEAKER_00]: C'est ce qu'on te dit, c'est vrai, au service militaire, faire la marine, l'armée quoi.
[SPEAKER_00]: Voilà, jusqu'à... Donc t'étais dans une famille ou...
[SPEAKER_00]: dont on t'a dit que c'était ta vraie famille.
[SPEAKER_00]: Voilà.
[SPEAKER_00]: Soi-disant.
[SPEAKER_00]: Soi-disant, parce qu'aujourd'hui, c'est pas ta vraie famille.
[SPEAKER_00]: Tu sais.
[SPEAKER_01]: J'ignore.
[SPEAKER_01]: Tu ignores, d'accord, ok.
[SPEAKER_01]: J'ignore tout ce qui se passe.
[SPEAKER_00]: D'accord.
[SPEAKER_01]: Le nom que tu portes, c'est ton vrai nom ou pas ?
[SPEAKER_01]: Non, parce que je ne connais pas mon père.
[SPEAKER_00]: D'accord, donc le nom qu'on t'a donné, c'est le nom de cette famille-là.
[SPEAKER_01]: Non, mais je porte le nom de soi-disant mon père, que je ne connais pas.
[SPEAKER_01]: D'accord, ok.
[SPEAKER_02]: D'accord.
[SPEAKER_01]: Par contre, si on pouvait arrêter de parler de ça, parce que sinon... Non, non, non, il n'y a pas de problème.
[SPEAKER_01]: Il y a une chose que j'aurais bien voulu faire, et c'est dommage, il n'y a qu'un représentant qui est là, de l'équipe que tu connaissais très bien le matin.
[SPEAKER_01]: Donc, il peut intervenir.
[SPEAKER_01]: Mais non, mais dis ce que tu as à dire, toi.
[SPEAKER_01]: Non, mais moi, j'aurais bien voulu essayer de voir avec...
[SPEAKER_01]: Sous-titrage Société Radio-Canada
[SPEAKER_00]: Tu as eu le déclic de vouloir être routier.
[SPEAKER_01]: Et comment ça s'est passé ?
[SPEAKER_01]: Depuis l'âge de 10 ans, ça m'a passionné.
[SPEAKER_01]: Je voyais des camions, c'était ma passion.
[SPEAKER_00]: Tu voyais ça dans la rue, dans les séries, à la télé, partout ?
[SPEAKER_01]: Dans la rue, je voyais plein de camions.
[SPEAKER_01]: Pour moi, c'était ma passion.
[SPEAKER_01]: Et ça a toujours été ma passion d'être routier.
[SPEAKER_01]: C'est pour ça que j'ai passé mon permis.
[SPEAKER_01]: Je suis devenu routier.
[SPEAKER_01]: Malheureusement, je ne peux plus le faire, mais je salue tous mes potes routiers.
[SPEAKER_01]: Ils se reconnaîtront largement.
[SPEAKER_01]: Il y en a beaucoup.
[SPEAKER_00]: Donc tu as voulu être routier, tu l'as été, tu es rentré dans une société, tu as eu justement ce qu'on dit qui fait que tu ne peux plus être, c'est-à-dire que tu as eu un accident.
[SPEAKER_00]: Qu'est-ce qui s'est passé justement cet accident ?
[SPEAKER_00]: Parce que tu nous as souvent parlé, tu nous as déjà parlé de verglas, un accident de camion.
[SPEAKER_00]: Je voulais juste demander avant, est-ce que tu as eu des difficultés à passer le permis poids lourd ou pas ?
[SPEAKER_00]: Parce qu'hier on a eu Thierry qui lui l'a passé.
[SPEAKER_01]: Le tiré de la sécu hier, il a passé son permis poids lourd, il nous l'a dit, et il a dit que c'était dur, parce qu'il fallait faire des marches arrière avec un smear mark.
[SPEAKER_01]: Non, mais lui, ce qu'il a passé, c'est le super lourd, donc le 40 tonnes.
[SPEAKER_01]: Moi, j'ai que le 19 tonnes.
[SPEAKER_01]: Donc le 40 tonnes, c'est différent, parce qu'il faut...
[SPEAKER_01]: Avec l'auto-école, ils te font reculer avec la remorque.
[SPEAKER_00]: Il y a 19 tonnes.
[SPEAKER_00]: Alors après, qu'est-ce qui s'est passé ?
[SPEAKER_00]: Combien de temps tu as été routier ?
[SPEAKER_00]: J'ai été routier 3 ans.
[SPEAKER_00]: Jusqu'à cet hiver, où il y a eu une plaque de virgule, tu as eu un accident.
[SPEAKER_00]: Qu'est-ce qui s'est passé ?
[SPEAKER_00]: D'ailleurs, dans ce moment-là, c'est que tu avais un peu bu, c'était quoi ?
[SPEAKER_00]: Une erreur d'attention ?
[SPEAKER_01]: Non, non, non.
[SPEAKER_01]: Une mauvaise visibilité ?
[SPEAKER_01]: Non, c'est pas ça, c'est que...
[SPEAKER_01]: Normalement, comme c'était le lendemain des... le jour des vacances, donc en 93, donc 5 janvier 93, je m'en souviens très bien, ça fait 6 ans maintenant...
[SPEAKER_01]: Non, un peu plus.
[SPEAKER_00]: T'as fêté ton hier, ça arrive carrément.
[SPEAKER_01]: Ça fait 8 ans.
[SPEAKER_01]: Donc, ce qui s'est passé, c'est que là, je devais aller à Dourdan, charger un complet pour aller à Rouen.
[SPEAKER_01]: Donc, au centre hospitalier de Rouen.
[SPEAKER_01]: Ah non, tu faisais quand même des grandes distances.
[SPEAKER_01]: Bah oui.
[SPEAKER_01]: Tu rentrais pas chez toi tous les soirs.
[SPEAKER_01]: Ah si, si, si.
[SPEAKER_01]: Ah c'est quand même, oui.
[SPEAKER_01]: Si, je m'arrêtais à Poissy.
[SPEAKER_01]: Tu vidais là-bas ?
[SPEAKER_01]: Non, je vidais une palette de parfum pour Poissy, donc Rochat.
[SPEAKER_01]: Et après, je continuais sur Orouin, au centre hospitalier.
[SPEAKER_01]: Et là, c'était les vacances, ce fameux 5 janvier 93.
[SPEAKER_01]: Voilà, donc tu n'avais pas le droit aux autoroutes.
[SPEAKER_01]: Et donc, j'ai pris une départementale et là, ce n'était pas sablé.
[SPEAKER_01]: Et donc, tu allais vite, tu roulais vite ?
[SPEAKER_01]: Non, non, non.
[SPEAKER_01]: J'étais à vitesse normale.
[SPEAKER_01]: Et celui qui m'a percuté, lui...
[SPEAKER_01]: On t'a percuté ?
[SPEAKER_01]: C'est l'erreur de quelqu'un ?
[SPEAKER_01]: C'est un semi-remorque.
[SPEAKER_01]: Avant, c'était un 38 tonnes qui m'a percuté.
[SPEAKER_01]: Donc c'est lui, en fin de compte, qui n'a pas vu que j'étais en Warling, déjà, parce que j'étais déjà en travers de la... T'étais en Warling ?
[SPEAKER_01]: Non, en travers de la route, donc il n'a pas pu... Comme il y avait un peu de brouillard, donc il n'a pas pu voir, et donc il m'a percuté.
[SPEAKER_00]: Ah, mais toi, t'avais déjà eu un accident, c'est-à-dire que t'avais quitté la route ?
[SPEAKER_00]: Ah, mais moi, j'étais déjà en travers, quand lui m'a percuté.
[SPEAKER_00]: Ah, donc c'est pas lui qui t'a mis en travers, c'est toi qui étais tout ça à cause du verglas, et lui, en plus, il n'a pas eu le temps de venir, t'as rentré dedans ?
[SPEAKER_00]: C'est à cause de ce truc-là que tu as eu ton souci.
[SPEAKER_00]: Donc tu as été hospitalisé, c'était un accident assez grave ?
[SPEAKER_01]: Oui, quand même.
[SPEAKER_01]: Hospitalisé ?
[SPEAKER_01]: Je suis resté quand même un peu plus de 6 mois à l'hôpital, sans pouvoir bouger.
[SPEAKER_00]: Donc tu étais sur un fauteuil roulant, rééducation ensuite, mais tu avais une vie de famille ?
[SPEAKER_00]: Tu as tout perdu ?
[SPEAKER_00]: Plus ou moins à cause de ça ?
[SPEAKER_01]: Oui, c'est à cause de ça en fin de compte.
[SPEAKER_01]: Mais pas avant, si tout se passait bien avant ?
[SPEAKER_01]: Ben disons, ça s'est bien passé.
[SPEAKER_01]: Dès que j'ai commencé à dire que je faisais de la route, ça s'est un peu mal terminé.
[SPEAKER_01]: Donc, ça, il n'y a pas plus.
[SPEAKER_01]: Ma fille, tu veux que je te dise tout ?
[SPEAKER_01]: Tu dis ce que tu as envie de dire.
[SPEAKER_01]: Attention, que je ne dise pas après, que je t'ai obligé de dire.
[SPEAKER_01]: Tu dis ce que tu as envie de dire.
[SPEAKER_01]: Non, mais ma fille, que je ne vois plus à l'heure actuelle, et que j'y fais des gros bisous, malgré qu'il y a beaucoup de gens de Lyon qui nous écoutent.
[SPEAKER_01]: Donc...
[SPEAKER_01]: Donc, bon, elle, dès qu'elle voyait un camion, elle disait, c'est papa, c'est papa, c'est papa.
[SPEAKER_01]: Et alors que j'étais déjà hospitalisé.
[SPEAKER_01]: D'accord.
[SPEAKER_00]: Et après, quand t'es rentré, donc, de l'hôpital, et donc, qu'est-ce qui s'est passé ?
[SPEAKER_00]: C'est qu'elle est partie, ils sont partis ?
[SPEAKER_00]: Après, bon, ben, elle est partie, puis... D'accord.
[SPEAKER_00]: Et c'est à ce moment-là qu'on s'est connus.
[SPEAKER_00]: Voilà.
[SPEAKER_00]: Parce que là, t'étais dans le trou, t'en pouvais plus...
[SPEAKER_01]: Tu es tombé un peu dans le...
[SPEAKER_01]: Disons, j'ai commencé bien avant qu'on se connaisse.
[SPEAKER_01]: Disons, non, pas trop, disons si.
[SPEAKER_01]: J'ai commencé comme ça, puis bon, après, ça a été la décatombe.
[SPEAKER_01]: La décathlon, bon, jusqu'à dire, jusqu'à tant qu'on se connaisse, bon, même quand on s'est connu, bon, il y a eu quelques embrouilles.
[SPEAKER_01]: Sinon, après, il y a eu...
[SPEAKER_01]: On peut dire que tu as fait une cure pour t'arrêter quand même.
[SPEAKER_01]: Oui, mais en fin de compte, ça ne servait à rien.
[SPEAKER_01]: Plus les années passaient, plus je repensais à ma fille.
[SPEAKER_01]: Mais j'aime bien parce qu'en fin de compte...
[SPEAKER_01]: Tu n'étais pas très motivé à avoir envie d'arrêter réellement ?
[SPEAKER_01]: De quoi ?
[SPEAKER_00]: Quand tu buvais un peu, quand tu voulais faire une cure, parce qu'il faut être motivé, c'est comme quelqu'un qui a décidé d'arrêter de fumer ou qui se drogue.
[SPEAKER_00]: Forcer quelqu'un à le faire, parce que toi, je me souviens, t'avais été obligé, on t'avait obligé.
[SPEAKER_00]: T'as eu un procès ou je sais pas quoi, et pour bonne conduite, il fallait absolument que tu fasses ça.
[SPEAKER_01]: C'est pas ton propre chef.
[SPEAKER_01]: Non, mais c'est pas ça, c'est qu'on m'a obligé dans un sens oui et non pour...
[SPEAKER_01]: Parce que j'avais des voisins, j'avais tout fermé, les volets et tout.
[SPEAKER_01]: J'avais marqué comme quoi je ne voulais plus qu'on me dérange.
[SPEAKER_01]: Et puis tout, donc ils ont fait intervenir.
[SPEAKER_01]: Et t'avais toujours les volets fermés, c'est vrai.
[SPEAKER_01]: Donc ils ont fait intervenir la police et les pompiers.
[SPEAKER_01]: Bon, c'est de là que ça s'est passé.
[SPEAKER_01]: Puis après, bon, on s'est connus.
[SPEAKER_01]: Donc...
[SPEAKER_01]: Je ne peux pas dire que ça va encore bien, bien, bien, parce que je repense toujours à elle.
[SPEAKER_01]: Je sais que là, son anniversaire est passé, je ne la vois toujours pas.
[SPEAKER_01]: Je suis en train de me battre pour essayer de la voir.
[SPEAKER_01]: Tu n'as plus de nouvelles, tu ne sais plus où elle est du tout ?
[SPEAKER_01]: Je sais qu'elle est avec mon ex-femme sur Lyon, mais pour l'instant, elle ne me donne pas signe de vie.
[SPEAKER_01]: D'accord.
[SPEAKER_01]: Donc, je ne peux pas certifier si elle va bien.
[SPEAKER_01]: D'accord.
[SPEAKER_01]: J'ai une photo d'elle, mais je ne peux pas la regarder.
[SPEAKER_01]: Non, je comprends.
[SPEAKER_01]: Moi, ça me fait trop mal au cœur, parce que ça fait quand même 95 qu'elle est partie, donc ça fait déjà 6 ans.
[SPEAKER_01]: Ça fait 6 ans, oui.
[SPEAKER_00]: 6 ans qu'elle est partie, donc...
[SPEAKER_00]: En dehors de ça, on va changer de sujet, il y a un truc qui passionne également les gens, c'est quand on a préparé cette petite heure, beaucoup de messages internet, des gens voulaient savoir beaucoup de choses te concernant, sur Gérard de Suren.
[SPEAKER_00]: Quelles sont les passions de Gérard ?
[SPEAKER_01]: Alors, les passions, c'est la pêche.
[SPEAKER_01]: J'aimais bien aller à la pêche.
[SPEAKER_01]: Quel genre de pêche ?
[SPEAKER_01]: Pêche à la mouche ?
[SPEAKER_01]: Non, gardons, tout ça.
[SPEAKER_01]: Camping quand même, parce que quand j'ai eu des petits problèmes, bon...
[SPEAKER_01]: Je partais avec une mobilette et puis je... Ah, t'as eu une mobilette ?
[SPEAKER_01]: Toi, que mobilette ?
[SPEAKER_01]: Je dirais pas la marque.
[SPEAKER_01]: Non, mais une 103... Non, non, 51.
[SPEAKER_01]: Ouais, voilà, mais j'étais jusqu'à Orléans.
[SPEAKER_01]: Ah ouais, quand même.
[SPEAKER_01]: Avec.
[SPEAKER_01]: Au camping d'Orléans.
[SPEAKER_01]: C'est bien le camping ?
[SPEAKER_01]: Non, parce que t'as pas trop d'entourage derrière.
[SPEAKER_01]: Donc tu as des passions, tu as dit la pêche, la camping, et puis la Formule 1, ça a... Justement, la Formule 1, ça a même fait un débat, quand il y avait fait un débat sur la pêche aussi, qui était pas mal, la pêche et la chasse, à l'époque, mais tu n'en finis plus ?
[SPEAKER_00]: Tu dois être encore sur l'alcool.
[SPEAKER_00]: C'est pas grave, la Formule 1.
[SPEAKER_00]: T'aurais voulu en faire un métier ou pas ?
[SPEAKER_01]: De quoi ?
[SPEAKER_01]: De... Non.
[SPEAKER_01]: Si t'avais pu ?
[SPEAKER_01]: Non, non, non.
[SPEAKER_01]: Et de la pêche ?
[SPEAKER_01]: Non, non.
[SPEAKER_01]: Pêche, à la rigueur, je dirais pas que j'y retournerais pas.
[SPEAKER_01]: C'est un beau métier, pêcheur.
[SPEAKER_01]: Non, mais je dis pas que j'y retournerais pas...
[SPEAKER_01]: Par la suite.
[SPEAKER_01]: C'est dur, il faut se lever tôt.
[SPEAKER_01]: Ça ne me dérange pas de me lever tôt.
[SPEAKER_01]: Tu te vois sur un bateau partir le matin ?
[SPEAKER_01]: Non, je ne vais pas en mer.
[SPEAKER_00]: Tu veux partir avec un chalutier, mais en rivière.
[SPEAKER_01]: Non, je vais au bord des lacs.
[SPEAKER_00]: En chalutier, au bord des lacs.
[SPEAKER_00]: Sinon, tu loues une petite péniche et tu fais les canals du midi.
[SPEAKER_00]: C'est le bon pêcheur.
[SPEAKER_00]: Formule 1, c'est ta passion.
[SPEAKER_00]: Quel est pour toi le plus grand ?
[SPEAKER_01]: Pour moi, j'aimais bien Ayrton Senna, malheureusement, il est parti.
[SPEAKER_01]: Il a la retraite, oui.
[SPEAKER_01]: Alain Prost, j'aimais bien aussi.
[SPEAKER_00]: Qu'est-ce que t'aimes ?
[SPEAKER_00]: Qu'est-ce qui te passionne dans cette formule ?
[SPEAKER_00]: C'est quoi que t'aimes là-dedans ?
[SPEAKER_01]: J'aime bien, c'est au moment du départ et les ravitaillements.
[SPEAKER_01]: Tout le reste, c'est chiant.
[SPEAKER_01]: Non, mais après, quand tu les vois, ils se doublent, tout ça, c'est pas trop intéressant.
[SPEAKER_01]: Le mieux, c'est le départ et les ravitaillements.
[SPEAKER_00]: Tu pourrais aimer la moto, tu pourrais aimer à ce moment-là les rallies.
[SPEAKER_00]: Tu pourrais aimer Paris-Dakar.
[SPEAKER_00]: Toi, tu aimes bien Paris-Dakar, c'est surtout le 1er janvier à minuit et le 31 janvier à midi.
[SPEAKER_00]: Non, j'aime pas trop Paris-Dakar.
[SPEAKER_01]: Si, par contre, ce qui me passionne...
[SPEAKER_01]: Quand il y a un départ, il n'arrive rien.
[SPEAKER_01]: Ce que j'aime bien dans des rallies comme ça, c'est que c'est dommage qu'il n'y en ait pas beaucoup, à part dans le Paris-Dakar.
[SPEAKER_01]: C'est que sur le Paris-Dakar, j'ai vu, il y avait les camions, mais ils ne nous les font pas voir assez.
[SPEAKER_00]: Ils comptent faire un Paris-Dakar en Australie.
[SPEAKER_00]: Il faut créer Paris et Dakar, mais dès que ça sera fait, ils vont nous le dire.
[SPEAKER_00]: Sur la Formule 1, ce que tu aimes avant tout, c'est la vitesse, c'est le goût du risque.
[SPEAKER_00]: Ça me paraît un peu bizarre de dire que ma passion comme sport, c'est ça, la Formule 1.
[SPEAKER_00]: Sauf qu'en fait, c'est juste le ravitaillement et le départ qui te passionnent là-dedans.
[SPEAKER_01]: Non, mais c'est la vitesse et le risque.
[SPEAKER_01]: Le risque ?
[SPEAKER_01]: Tu crois que pour toi, ils risquent leur peau ?
[SPEAKER_00]: Même quand je vois les essais, est-ce que tu considères qu'un Schumacher aujourd'hui dont on dit qu'il gagne 22 millions par mois, au total, tout compris, est-ce que ça te paraît énorme aujourd'hui les sommes des sportifs plus que de la Formule 1, même les joueurs de football, est-ce que ça t'écœure toi ?
[SPEAKER_00]: Qui a de la difficulté tous les jours à finir tes fins de mois d'entendre quand même tes sportifs préférés gagner des millions.
[SPEAKER_00]: Est-ce que ça t'écoeure ?
[SPEAKER_00]: Est-ce que tu trouves ça normal que taper dans un ballon, gagner un million et demi par mois ?
[SPEAKER_00]: Que de conduire avec un volant ?
[SPEAKER_01]: Non mais ça, ça me dégoûte.
[SPEAKER_01]: Pourquoi ?
[SPEAKER_01]: Non, ça me dégoûte parce qu'ils sont trop payés, le parti politique.
[SPEAKER_01]: Pourquoi ?
[SPEAKER_01]: Non mais ils le font pour toi.
[SPEAKER_01]: Non mais ils sont trop payés.
[SPEAKER_01]: Pourquoi ils sont trop payés ?
[SPEAKER_01]: Non mais ils sont trop payés là-dedans.
[SPEAKER_01]: Attends, t'as un adulte qui gagne quoi ?
[SPEAKER_01]: La moitié de ce qu'il gagne ?
[SPEAKER_01]: Même pas la moitié.
[SPEAKER_01]: Encore, je suis généreux, je dis la moitié.
[SPEAKER_01]: Par exemple, la moitié quand même d'un million, ça fait toujours 500 000 francs, ça va, c'est honnête.
[SPEAKER_01]: Qu'est-ce que tu veux vivre avec 500 000 francs par mois ?
[SPEAKER_01]: Tu peux pas ?
[SPEAKER_01]: Sous-titrage Société Radio-Canada Sous-titrage Société Radio-Canada
[SPEAKER_00]: Bon, quoi ?
[SPEAKER_00]: Deux, trois restos, pas plus.
[SPEAKER_00]: Non, non, non.
[SPEAKER_00]: Des dingues, deux, trois restos.
[SPEAKER_00]: Des restos, des restos.
[SPEAKER_00]: Soyons clairs, là, je rejoins Gérard.
[SPEAKER_00]: Tu gagnes 500 000 francs par mois.
[SPEAKER_00]: T'as un loyer, 4-5 000 francs.
[SPEAKER_00]: T'es foutu après.
[SPEAKER_00]: Tu vas payer l'EDF, machin, t'en as pour 400-500 balles.
[SPEAKER_00]: L'hiver, tu fais le chauffage, tu vas rajouter 5-600 balles.
[SPEAKER_00]: Les courses ?
[SPEAKER_00]: Les courses, 2000 balles par mois.
[SPEAKER_00]: Non mais attends, je termine de ce que je dis.
[SPEAKER_00]: Non mais il a raison, 2-3 loisirs, un mec qui aime bien jouer au loto, tout ça, il fait des grilles pendant le mois.
[SPEAKER_00]: C'est qu'au total, tu dois retirer à peu près 10 000 francs.
[SPEAKER_00]: C'est-à-dire qu'il te reste plus que 400 990 000 francs.
[SPEAKER_00]: Pour vivre !
[SPEAKER_00]: Non, mais même, tu ne peux pas.
[SPEAKER_00]: Tu ne peux même pas mettre de côté, tu ne peux pas partir en voyage.
[SPEAKER_00]: C'est difficile, reconnaissez-le.
[SPEAKER_00]: Ou alors, il faut être raisonnable.
[SPEAKER_00]: Quand tu gagnes 500 000 francs par mois, il ne faut pas vivre avec un loyer de 5 000 francs par mois.
[SPEAKER_00]: Non, mais même.
[SPEAKER_00]: Comment tu fais ?
[SPEAKER_00]: Tu ne peux pas acheter non plus.
[SPEAKER_00]: Je ne sais pas, Gérard, toi.
[SPEAKER_00]: Pour toi, un mec qui gagne seulement 500 000 francs par mois...
[SPEAKER_00]: Sa journée se résume à quoi pour toi ?
[SPEAKER_00]: C'est de la survie ?
[SPEAKER_01]: Oui.
[SPEAKER_01]: Personnellement, même avec un loyer, le téléphone, l'EDF, les courses, plus l'habillement, avec 500 000 francs, on ne peut pas y arriver.
[SPEAKER_01]: Je suis désolé.
[SPEAKER_01]: « Désolé, papa y est arrivé. »
[SPEAKER_01]: Alors le mec qui arrive, qui dit qu'il peut y arriver, ben, qu'il me le dise.
[SPEAKER_00]: Tu lui tires son chapeau avant autre chose.
[SPEAKER_00]: Non mais qu'il me le dise.
[SPEAKER_00]: Il faut peut-être qu'il soit célibataire, mais il ne peut pas avoir une vie de famille avec des enfants.
[SPEAKER_01]: Ça, c'est clair et net.
[SPEAKER_01]: Parce qu'un mec qui gagne 500 000 francs par mois et qui ose avoir une famille, c'est les foutre dans la merde.
[SPEAKER_01]: Il y a la pension alimentaire derrière.
[SPEAKER_00]: Parce que sinon, si la femme elle bosse, ça double.
[SPEAKER_00]: Dans ces cas-là, il faudrait que la femme gagne effectivement elle aussi 500 000 francs par mois, ce qui nous fait un million par mois.
[SPEAKER_00]: Là, tu peux commencer un petit peu à t'amuser.
[SPEAKER_01]: Tu peux te faire mettre une folie.
[SPEAKER_01]: Là, avec un million par mois, tu peux y arriver tranquille.
[SPEAKER_01]: Tu peux faire quoi de plus ?
[SPEAKER_01]: Tu peux faire tout ce que tu veux, tu peux aller en boîte, tu peux aller au resto tous les week-ends.
[SPEAKER_01]: Tous les week-ends.
[SPEAKER_01]: Le samedi du week-end, pas tous les week-ends, pas les week-ends complets.
[SPEAKER_01]: Tu peux y aller le samedi et le dimanche.
[SPEAKER_01]: Alors que si tu gagnes deux fois moins qu'un million, non.
[SPEAKER_01]: 500 000 euros, c'est pas pareil.
[SPEAKER_01]: On s'en fout de ça, de l'euro.
[SPEAKER_01]: On s'en fout de l'euro, Fildar, je t'ai dit...
[SPEAKER_01]: Tu crois qu'on était clair, d'accord ?
[SPEAKER_01]: Non, mais Gérard, il a raison, on discute.
[SPEAKER_01]: On s'en fout, là, pour l'instant, de l'euro.
[SPEAKER_00]: Mais non, justement, il a raison, on parle de tout.
[SPEAKER_00]: Pourquoi tu t'en fous ?
[SPEAKER_01]: L'euro, ça arrive bientôt.
[SPEAKER_01]: Non, mais l'euro, pour l'instant, je m'en bats les couilles.
[SPEAKER_01]: Non mais je m'en bats les couilles, ce n'est pas avant février 2002.
[SPEAKER_00]: D'accord, mais il faut commencer à s'éduquer.
[SPEAKER_00]: Non mais je m'en bats les couilles, on ne parle pas de ça.
[SPEAKER_00]: Non, on parle de toi et de tes passions.
[SPEAKER_00]: Qu'est-ce que tu en penses toi Gérard ?
[SPEAKER_01]: Moi personnellement, l'euro de toute manière, ça va être de la merde.
[SPEAKER_01]: Pourquoi ?
[SPEAKER_01]: Parce qu'ils vont commencer déjà à nous faire chier, parce qu'ils vont commencer à nous rendre de la monnaie en euros et en francs.
[SPEAKER_01]: Donc on va se mélanger les pédales.
[SPEAKER_01]: Alors pour moi, c'est de la merde.
[SPEAKER_00]: Surtout pour les personnes âgées.
[SPEAKER_01]: Oui.
[SPEAKER_01]: Alors ça, les personnes âgées, et tout ça, ça, je vais te dire une chose, c'est aveugle.
[SPEAKER_01]: Ouais, mais ça... Ouais, mais ça... Bon, hé, Fildar, j'ai rien dit.
[SPEAKER_00]: Non, non, mais tu fermes ta gueule, c'est tout.
[SPEAKER_00]: Non, mais attends, Gérard, on parle calmement, il déconne, je vous le demande jamais.
[SPEAKER_00]: Non, non, j'ai rien dit.
[SPEAKER_01]: Non, mais moi, je préfère dire une chose, que sur l'euro, pour l'instant, pour moi, ça va être le bordel complet.
[SPEAKER_01]: Là, c'est en pourparler.
[SPEAKER_01]: Déjà, je crois qu'il y a des chéquiers qui sont en euros et il paraît qu'ils commencent déjà à rendre la monnaie en euros.
[SPEAKER_01]: Je ne sais pas dans quel magasin, mais il paraît que ça commence.
[SPEAKER_01]: Et ils acceptent déjà les chèques en euros et en francs.
[SPEAKER_02]: Est-ce que tu aurais une solution, toi, pour aider les gens pour le problème de l'euro ?
[SPEAKER_01]: Qu'est-ce qu'ils peuvent faire, à ton avis ?
[SPEAKER_01]: Disons, pour les personnes âgées,
[SPEAKER_01]: Le problème, c'est qu'ils voient avec des gens qui sont...
[SPEAKER_01]: Je vais dire, c'est compliqué la question que tu me poses, Rigaud, mais je vais quand même y répondre.
[SPEAKER_01]: Si tu veux, il faudrait qu'ils aillent quelqu'un de confiance.
[SPEAKER_01]: Par exemple, quelqu'un de leur famille.
[SPEAKER_01]: Qu'ils soient toujours avec eux.
[SPEAKER_01]: Qu'ils soient toujours avec eux.
[SPEAKER_01]: Qu'ils soient avec eux pour faire leur cause, c'est tout ça.
[SPEAKER_00]: Donc même quand ils partent en vacances au Canary, au Malagascar, quand ils font les trois images, il faudrait qu'ils soient dans l'avion.
[SPEAKER_01]: Non, mais ce qu'il y a dans l'avion, ça c'est différent.
[SPEAKER_01]: Parce que quand tu vas dans l'avion, il y a simplement le billet à prendre, le reste c'est payé.
[SPEAKER_01]: Parce que c'est vrai que les personnes âgées, déjà quand c'était l'ancien froid et le nouveau froid, ils se faisaient avoir.
[SPEAKER_01]: Déjà, là maintenant, ça va être encore pire.
[SPEAKER_01]: Parce que de toute manière, ça rentre en rigueur à partir du 18 février 2002.
[SPEAKER_01]: Ça va être l'hécatombe.
[SPEAKER_02]: À partir de ce jour-là, il n'y aura plus de francs du tout.
[SPEAKER_02]: Il n'y aura plus que des francs.
[SPEAKER_01]: Si, mais ce qu'il y a, c'est que tu auras jusqu'au mois de juillet 2002 pour redonner tous tes francs.
[SPEAKER_01]: Je crois que c'est plus en 2005.
[SPEAKER_02]: Non, non, non.
[SPEAKER_02]: Je crois que c'est la même année.
[SPEAKER_01]: C'est prévu pour 2002 que toutes les personnes qui seront avec des billets, par exemple de 50 francs, soient redonnées.
[SPEAKER_01]: D'accord.
[SPEAKER_01]: Et après, ça sera terminé.
[SPEAKER_01]: D'accord.
[SPEAKER_01]: Donc, je peux te dire une chose, que ça va être complet.
[SPEAKER_00]: Donc, toi, à la rigueur, tu aurais été à Strasbourg, tu serais député européen, tu aurais voté contre la loi de Maastricht.
[SPEAKER_01]: « Disons que j'aurais dit non, puis c'est tout. »
[SPEAKER_01]: « T'aurais dit non ? »
[SPEAKER_01]: « Ouais, parce que qu'est-ce que tu veux faire ?
[SPEAKER_01]: Pour une personne âgée ?
[SPEAKER_01]: Comment tu veux que ça se débrouille ? »
[SPEAKER_00]: « Non, mais en dehors de ça, parce que le fait d'avoir installé l'euro, Gérard, c'est justement pour essayer de concurrencer les États-Unis qui sont la première puissance, le dollar. »
[SPEAKER_00]: C'est surtout pour que tous les pays européens puissent faire un grand pays à lui-même pour essayer de concurrencer les Etats-Unis, c'est pas seulement pour essayer d'emmerder les personnes âgées.
[SPEAKER_01]: Non mais même, tu vois les Etats-Unis avec l'or de l'art, tu vois l'Italie avec la lyre,
[SPEAKER_01]: C'est l'euro contre le dollar.
[SPEAKER_01]: Qu'est-ce que tu penses de cette guerre ?
[SPEAKER_00]: Je trouve que c'est complètement con.
[SPEAKER_00]: On parlait des Etats-Unis, Gérard.
[SPEAKER_00]: J'aimerais que tu me donnes ton petit point de vue sur une affaire qui a fait beaucoup parler dernièrement.
[SPEAKER_00]: Tu sais que les Etats-Unis sont la plus grosse puissance du monde.
[SPEAKER_00]: C'est un peu eux qui dirigent le monde.
[SPEAKER_00]: Qu'est-ce que tu as pensé de cette fameuse élection ?
[SPEAKER_00]: Si tu veux qu'on parle politique...
[SPEAKER_00]: C'est un feuilleton à la Dallas, il faut le reconnaître.
[SPEAKER_00]: C'est même pas un feuilleton à la Dallas, c'est un feuilleton au feu de l'amour.
[SPEAKER_01]: C'est un truc hallucinant, parce que t'en as un d'un côté, il te dit...
[SPEAKER_01]: C'est Bush.
[SPEAKER_01]: C'est Bush.
[SPEAKER_01]: C'est Al Gore.
[SPEAKER_01]: C'est Al Gore.
[SPEAKER_01]: Après, non mais il faut revoir tous les bulletins de vote parce que ça se faisait en France.
[SPEAKER_01]: Moi, en France, personnellement, je...
[SPEAKER_01]: Tu votes plus, toi, d'ailleurs ?
[SPEAKER_00]: Moi, j'ai jamais voté, puis de toute manière, je m'en fous.
[SPEAKER_00]: Qu'est-ce que t'attendrais d'un homme politique en France ?
[SPEAKER_00]: Qu'est-ce que t'aimerais qu'il change en premier ?
[SPEAKER_00]: Ce qu'il change en premier ?
[SPEAKER_00]: Alors, moi, je vais te dire...
[SPEAKER_01]: Dis-moi les 2-3 choses que t'aimerais qu'un homme politique change.
[SPEAKER_01]: Déjà, une, qu'il y ait moins de personnes en difficulté.
[SPEAKER_01]: En deux, qu'ils aillent des moyens pour...
[SPEAKER_01]: Sous-titrage Société Radio-Canada
[SPEAKER_01]: Comment se sortir du sida ?
[SPEAKER_01]: Comment se sortir de la myopathie ?
[SPEAKER_01]: C'est des maladies qui donnaient plus de moyens à la recherche.
[SPEAKER_01]: Disons qu'il faut donner et savoir ce que les gens donnent.
[SPEAKER_01]: Quand il y a des manifestations, savoir si ça leur va vraiment.
[SPEAKER_01]: Les décathlons, tout ça.
[SPEAKER_00]: Le téléton, le truc sur le sida, c'est pour ça que... T'as l'insigne toujours, d'ailleurs, décathlons, tout ça.
[SPEAKER_00]: Ah non, les trucs... Ah non, les tétathlons.
[SPEAKER_00]: Non, le téléton.
[SPEAKER_01]: Gérard, tu donnes à chaque fois ?
[SPEAKER_01]: Moi, personnellement, j'ai jamais donné.
[SPEAKER_01]: Si, j'ai donné pour avoir ça.
[SPEAKER_00]: Oui, d'accord, mais sinon ?
[SPEAKER_01]: Mais sinon, je ne donne jamais, parce que je ne fais jamais...
[SPEAKER_01]: Si ça leur revient ou pas.
[SPEAKER_01]: Alors, on revient sur les...
[SPEAKER_01]: Il y a encore aussi une autre maladie.
[SPEAKER_01]: Le cancer.
[SPEAKER_01]: Oui, d'accord.
[SPEAKER_01]: Le cancer.
[SPEAKER_00]: Non, non, mais c'est bon, Gérard, Gérard, Gérard.
[SPEAKER_00]: Non, non, ce que tu voulais dire, en gros, parce qu'il n'y a pas plus de maladies, c'est pas genre...
[SPEAKER_00]: Il y en a beaucoup.
[SPEAKER_00]: Non, mais c'est pour dire de l'argent pour la recherche.
[SPEAKER_00]: Et la troisième chose, qu'est-ce que t'aimerais d'autre qu'un homme politique change encore ?
[SPEAKER_00]: C'est quoi ?
[SPEAKER_01]: Qu'il n'y ait plus de chômage, plus de... Ah ben ça, le chômage... Plus de discothèque, je sais pas, plus de... Non, non, mais le chômage, ça, de toute manière, tu ne pourras rien y faire.
[SPEAKER_01]: Non.
[SPEAKER_00]: Il n'y a aucune solution.
[SPEAKER_00]: C'est du bluff que les hommes politiques disent qu'ils vont essayer de trouver.
[SPEAKER_00]: On revient, tu as fait un débat, en plus tu connais bien le sujet, parce que pour certaines personnes, et surtout des hommes politiques, les 35 heures, ça va tout révolutionner.
[SPEAKER_00]: Grâce à ça, il n'y aura quasiment plus de chômage ou plus du tout.
[SPEAKER_00]: Ça ne changera rien du tout.
[SPEAKER_01]: Ce n'est pas parce qu'ils mettent ça aux 35 heures, mais ce qu'il faut dire, c'est qu'en mettant ça aux 35 heures, ils vont mettre des gens en pré-retraite.
[SPEAKER_01]: Donc, est-ce qu'ils vont remplacer les gens qui vont aller en pré-retraite par des jeunes ?
[SPEAKER_01]: On ne sait pas.
[SPEAKER_01]: Ceux qui vont aller en retraite, est-ce qu'ils vont les remplacer ?
[SPEAKER_01]: On ne sait pas.
[SPEAKER_01]: Donc tout ça, pour l'instant, pour moi, c'est des magouilles.
[SPEAKER_01]: Pour moi, c'est de la merde.
[SPEAKER_01]: Non, mais tu dis ça tout le temps, mais c'est facile, tu n'as jamais pu expliquer pourquoi c'est de la merde.
[SPEAKER_01]: Non, mais même, c'est de la merde, parce que...
[SPEAKER_01]: C'est magouille, pour toi, c'est ce qui est impolitique, c'est des magouilles.
[SPEAKER_01]: Pour moi, c'est les chefs d'entreprise qui ne sont pas capables de remplacer une personne qui va partir en pré-retraite
[SPEAKER_01]: Pour prendre un jeune à la place.
[SPEAKER_01]: Parce qu'il faut former le jeune.
[SPEAKER_00]: Et qu'est-ce que tu penses d'une femme qui a 40 ans aujourd'hui, qui cherche du boulot et ne comprend pas parce qu'elle a 40 ans et qu'on considère qu'à 40 ans, les gens sont trop vieux ?
[SPEAKER_00]: C'est pas bien.
[SPEAKER_00]: À 40 ans, il te reste encore 15 à 20 ans à travailler.
[SPEAKER_01]: Ce qu'il y a, c'est que pour les femmes, la retraite, c'est 60 ans.
[SPEAKER_01]: Pour les hommes, c'est 65.
[SPEAKER_01]: Pour moi, je trouve ça dégueulasse.
[SPEAKER_01]: La femme qui a 40 ans, elle a 20 ans à travailler.
[SPEAKER_01]: Un chef d'entreprise...
[SPEAKER_01]: C'est dégueulasse qu'il la refuse.
[SPEAKER_01]: Il ne va pas prendre quelqu'un pour 20 ans.
[SPEAKER_01]: C'est déjà bien 20 ans.
[SPEAKER_01]: Oui, mais il faudra la former, donc il y a un an de formation.
[SPEAKER_01]: Alors, il en reste 19 dans la société.
[SPEAKER_00]: Oui, mais après, c'est par exemple... Donc, ça veut dire qu'à 40 ans, on ne sert plus à rien pour toi ?
[SPEAKER_00]: On va mettre la retraite à 40 ans, alors.
[SPEAKER_00]: Personnellement, oui.
[SPEAKER_00]: Si on remet la traite à 40 ans, dans 20 ans, il y aura peut-être le même problème qu'à partir de 30 ans, on n'en voudra plus.
[SPEAKER_00]: Il faudra commencer à travailler dès âge de 15 ans.
[SPEAKER_00]: De toute manière, il y a des jeunes qui commencent bien avant.
[SPEAKER_01]: Moi, j'ai commencé à 17 ans à travailler.
[SPEAKER_00]: Parce que toi, tu as eu la chance de commencer parce que tu as eu la chance de ne pas faire d'études.
[SPEAKER_00]: Il y a des jeunes qui, malheureusement, sont obligés de faire des études à Bac plus 10.
[SPEAKER_01]: Ça, les bacs et le BEP, brevet d'études professionnelles, pour moi, tu n'as pas besoin d'un bac.
[SPEAKER_01]: Disons, on dit qu'on n'a pas besoin de bac pour le BEP ou l'ENA.
[SPEAKER_01]: Oui, mais même.
[SPEAKER_01]: Maintenant, à l'heure actuelle ?
[SPEAKER_01]: Tu regardes dans une annonce, vous avez le bac, vous avez le BEPC et autre chose.
[SPEAKER_01]: Maintenant pour être éboueur, il faut avoir le bac.
[SPEAKER_01]: Ah bon ?
[SPEAKER_01]: Tu demandes, maintenant à l'heure actuelle, pour être éboueur, il faut avoir le bac.
[SPEAKER_00]: Explique-moi pourquoi, tu as entendu ça où ?
[SPEAKER_00]: D'après toi, pourquoi il faut avoir le bac pour être éboueur ?
[SPEAKER_00]: Il s'est renseigné ?
[SPEAKER_00]: D'après toi, c'est peut-être vrai ce que tu dis, je te crois.
[SPEAKER_00]: Mais explique-moi, toi, Gérard, pourquoi il faut avoir le bac pour être éboueur ?
[SPEAKER_01]: Je me le demande.
[SPEAKER_01]: Je suis comme toi.
[SPEAKER_01]: Je me pose la question.
[SPEAKER_01]: Pourquoi avoir un bac pour être éboueur ou pour balayer une rue ?
[SPEAKER_01]: Pour tenir un balai, il faut avoir un bac.
[SPEAKER_01]: Non mais attends, tu vas où là ?
[SPEAKER_01]: Tu vis dans un monde de quoi ?
[SPEAKER_01]: Dans un monde de tarés ?
[SPEAKER_00]: On est d'accord, mais moi je te suis complètement.
[SPEAKER_01]: Dans un monde de tarés ?
[SPEAKER_00]: On vit dans un monde de fous.
[SPEAKER_00]: De toute manière, qui sait qui l'a voulu ?
[SPEAKER_00]: C'est nous.
[SPEAKER_00]: A l'heure actuelle, tant pis.
[SPEAKER_00]: Demain, pour être cuistot, il va falloir faire une pocagne.
[SPEAKER_00]: De toute manière, pour être cuistot, il te faut le CAP.
[SPEAKER_00]: C'est ça qui est génial.
[SPEAKER_00]: Pour être cuisinier, il faut un CAP.
[SPEAKER_00]: En même temps, pour être ébouvant, il faut avoir le bac.
[SPEAKER_00]: On vit dans un monde de dingue.
[SPEAKER_00]: C'est complètement du délire.
[SPEAKER_00]: Donc le lieu, c'est de démarrer le plus rapidement possible dans la vie active.
[SPEAKER_00]: Alors comment justement, toi, tu verrais changer l'éducation pour que les jeunes aient la chance, comme toi, de ne pas faire d'études ?
[SPEAKER_01]: Moi, je leur conseille, s'ils veulent s'en sortir, les jeunes, à l'heure actuelle, qu'ils arrêtent les études.
[SPEAKER_01]: Non, qu'ils continuent ça.
[SPEAKER_01]: Qu'ils continuent.
[SPEAKER_00]: Non, mais s'ils continuent, ils vont se mettre à rentrer dans la vie active tard, et très vite, ils se retrouveront au chômage.
[SPEAKER_00]: C'est ce qu'on disait tout à l'heure avec la femme de 40 ans.
[SPEAKER_00]: Alors qu'une fille qui a la chance de pouvoir arrêter ses études à 13-14 ans, donc en 4e, disons, même 5e, avec un peu de chance, elle rentre tout de suite dans la vie active, comme ça, elle se fait plus vite de l'argent, et plus vite, bon, elle se fera à 40 ans, elle se fera licenciée, elle aura mis de l'argent de côté.
[SPEAKER_01]: Ouais, mais... Non, moi, je trouve ça dégueulasse parce que ça sert à rien d'avoir un diplôme.
[SPEAKER_01]: Parce que ça va te servir à quoi ?
[SPEAKER_01]: A rien du tout.
[SPEAKER_01]: C'est pour ça que pourquoi tu dis qu'il faut inciter les jeunes à faire des études ?
[SPEAKER_01]: Ça sert à rien.
[SPEAKER_01]: Mais ouais, mais... Ah ouais, tu vois, tu sais, c'est un enfant qui se mord la cul.
[SPEAKER_01]: Mais ouais, mais moi, je veux te dire, j'ai commencé à bosser à l'âge de 16 ans, de 17 ans, en apprenti.
[SPEAKER_01]: Alors, on voulait me faire continuer la cuisine, ça me plaisait pas.
[SPEAKER_01]: Je n'aimais pas être derrière, servir les gens, il fallait avoir quelqu'un derrière mon cul.
[SPEAKER_01]: Moi je n'aime pas, je préfère avoir mon indépendance, comme sur la route j'avais mon indépendance.
[SPEAKER_01]: Ça te manque ça aujourd'hui ?
[SPEAKER_01]: Ah oui.
[SPEAKER_01]: En disant je ne me plains pas où je suis.
[SPEAKER_01]: Je me plains pas.
[SPEAKER_00]: Mais j'aurais préféré rester... Qu'est-ce que t'aimais bien ?
[SPEAKER_00]: C'était dans le camion, tu mettais ta musique, tu mettais Sardo, tout ça ?
[SPEAKER_00]: Voilà.
[SPEAKER_00]: Sardouille justement, on change de sujet mais on reste dans l'actualité.
[SPEAKER_00]: Il est d'ici très peu de temps, il fait une dizaine de jours à Bercy, après ça sera la dernière date.
[SPEAKER_00]: Ça ne veut pas dire qu'il va continuer la salle, mais c'est la dernière fois de sa vie qu'il va faire une grande salle comme Bercy.
[SPEAKER_00]: Après il n'en fera plus jamais.
[SPEAKER_00]: Qu'est-ce que tu penses de ça ?
[SPEAKER_00]: Et que ce mec-là, à l'âge qu'il est, avec son pauvre lifting, il remplit Bercy pendant 13 jours ?
[SPEAKER_01]: Moi, je lui tire mon chapeau, c'est comme Johnny Hallyday.
[SPEAKER_01]: Je ne tire pas la peau, vous savez.
[SPEAKER_01]: Non, mais je lui tire mon chapeau.
[SPEAKER_01]: C'est bon, ça peut être comme Johnny Hallyday, comme Jean-Pierre Saussard, qui adore Johnny Hallyday.
[SPEAKER_00]: Non, mais on s'en fout, Saussard parle de Johnny Hallyday.
[SPEAKER_01]: Je te parle de Johnny Hallyday, quand tu vois, par exemple, Notre-Dame de Paris, qui va pas tarder d'être au Palais des Congrès.
[SPEAKER_01]: Mais parlons de Sardou.
[SPEAKER_01]: Moi, Michel Sardou, je l'adore, parce qu'il a des chansons, il faut les comprendre.
[SPEAKER_01]: Lesquelles ?
[SPEAKER_00]: Je vole, un accident et petit.
[SPEAKER_00]: Prenons ces trois chansons, décortiquons-les un petit peu.
[SPEAKER_00]: Tu m'as dit, je vole.
[SPEAKER_00]: Ça parle de quoi ?
[SPEAKER_00]: Tu peux me chanter un extrait ou me donner un texte ?
[SPEAKER_00]: Si tu pouvais avoir...
[SPEAKER_01]: Je ne sais pas, donc il faudrait que tu les chantes.
[SPEAKER_01]: Mes chers parents, je vole, je pars.
[SPEAKER_01]: Vous n'aurez plus d'enfants ce soir.
[SPEAKER_01]: Comprenez bien, je vole.
[SPEAKER_01]: C'est un enfant qui se suicide ?
[SPEAKER_01]: Non, c'est un enfant...
[SPEAKER_01]: Après, à un moment donné, il dit...
[SPEAKER_00]: Je ne sais plus exactement, je ne l'ai plus en tête.
[SPEAKER_00]: Non mais c'est pas grave les textes, ça parle de quoi ?
[SPEAKER_00]: D'un enfant qui décide de partir de chez lui, de quitter sa maison ?
[SPEAKER_00]: Tu peux quitter ta maison en restant en bon rapport avec tes parents ?
[SPEAKER_01]: Oui mais...
[SPEAKER_01]: C'est pas le cas là.
[SPEAKER_01]: Sur cette chanson là, c'est pas le cas.
[SPEAKER_01]: Bon, un accident...
[SPEAKER_01]: Un accident, c'est quoi les textes ?
[SPEAKER_01]: C'est...
[SPEAKER_01]: Attention, un accident.
[SPEAKER_01]: Un accident donc...
[SPEAKER_00]: Tu peux fonder un peu ?
[SPEAKER_01]: C'est...
[SPEAKER_01]: Je ne me souviens plus de la chanson.
[SPEAKER_01]: Non, je ne m'en souviens plus, c'est un accident.
[SPEAKER_01]: Non, non, non, non, non, c'est pas ça, je ne m'en souviens plus.
[SPEAKER_01]: Je ne l'ai plus en tête, c'est quelqu'un qui dit, regardez dans la boîte à gants, vous trouverez son adresse.
[SPEAKER_01]: Vous trouverez son numéro de téléphone.
[SPEAKER_01]: Il n'avait pas de portable à l'époque.
[SPEAKER_01]: Non, non, mais il dit comme ça sur la chanson.
[SPEAKER_01]: Vous trouverez son numéro de téléphone dans la boîte à gants.
[SPEAKER_01]: Mais ne promenez pas mes parents car j'ai eu un accident.
[SPEAKER_01]: C'est un jeune.
[SPEAKER_01]: Sous-titrage Société Radio-Canada
[SPEAKER_00]: Si on peut voir les textes, parce que je crois que dans Sardou, il doit y avoir un site Sardou, il doit y avoir des textes, et là, à ce moment-là, Gérard pourrait les relire.
[SPEAKER_00]: Alors, il y avait Accident, Tu m'avais dit, Je vole, et Petit.
[SPEAKER_00]: Et Petit, c'est quoi Petit ?
[SPEAKER_01]: Petit, c'est... Petit, n'écoute pas les grands parler, tu comprends pas...
[SPEAKER_01]: Je sais plus exactement comment que c'est... Vas-y, vas-y, lâche-toi quand même, c'est pas grave, c'est bien, vas-y.
[SPEAKER_02]: C'est Petit, n'écoute pas les grands parler, tu comprends pas...
[SPEAKER_01]: Je ne sais plus, je l'ai en plus, mais je n'ai pas pensé à le prendre.
[SPEAKER_00]: Rigaud, il va voir s'il peut trouver un truc sardou avec la tête sur le trou.
[SPEAKER_00]: Petit, je vole, et un accident.
[SPEAKER_00]: Surtout celui-là, en preuve.
[SPEAKER_01]: Un accident, en fin de compte, c'est grave parce que ça a hyper rappelé son père.
[SPEAKER_00]: Non, laisse tomber.
[SPEAKER_01]: Non, un autre, un cheval ou un petit.
[SPEAKER_01]: Non, mais tu essaies de le voir et tu me diras.
[SPEAKER_01]: Sinon, j'aime bien là.
[SPEAKER_01]: Parce que la table ronde, elle est vachement bien organisée.
[SPEAKER_01]: Jack Max qui parle.
[SPEAKER_00]: Non, parce que tu sais, finalement, je crois que je pose des questions que vous avez envie de lui poser et je pense qu'il se réserve pour le débat pour être en forme.
[SPEAKER_00]: Sardou, tu l'as déjà vu sur scène ?
[SPEAKER_00]: Non, j'ai jamais eu l'occasion de le voir.
[SPEAKER_00]: Pour toi, Sardou, c'est quoi ?
[SPEAKER_00]: C'est un chanteur ?
[SPEAKER_00]: C'est quelqu'un qui a dû partager ta cabine ?
[SPEAKER_01]: Non, mais Michel Sardou, c'est un chanteur que j'aime bien.
[SPEAKER_01]: Celui, au moins, t'accompagnait quand même quand t'étais sur la route.
[SPEAKER_01]: À te me dire, moi, du Michel Sardou, j'avais...
[SPEAKER_01]: Tout par cœur.
[SPEAKER_01]: J'avais tous tes cassettes.
[SPEAKER_01]: J'avais plus de 200 disques à lui et 500 cassettes.
[SPEAKER_01]: D'accord.
[SPEAKER_01]: 500 cassettes, 500 albums de Michel Sardou.
[SPEAKER_01]: Tu vas avoir plus d'un que personne ne doit avoir.
[SPEAKER_01]: Il y en a beaucoup que je ne peux pas avoir.
[SPEAKER_00]: Tu as trouvé ?
[SPEAKER_00]: Il y a un site officiel quand même, michelsardou.com.
[SPEAKER_00]: On va essayer de trouver les paroles de quelques chansons.
[SPEAKER_00]: On va regarder.
[SPEAKER_00]: Alors, dans ton camion, revenons à ce métier de routier et restons dans la musique.
[SPEAKER_00]: C'était important la musique pour toi quand tu étais dans ton camion ?
[SPEAKER_01]: De toute manière, ça a toujours été pour moi la chose la...
[SPEAKER_01]: Le mieux, et ça, de toute manière, aucun routier pourra me démentir.
[SPEAKER_01]: J'espère qu'on en aura tout à l'heure entre 2h et 3h.
[SPEAKER_01]: Aucun routier ne pourra me dire... Qui ne conduit pas sans musique.
[SPEAKER_01]: La musique.
[SPEAKER_00]: C'est clair que c'est important parce que ça vous accompagne, parce que vous aimez bien quand même être seul, c'est le fait d'être seul, mais quand même il ne faut pas être seul au point de se retrouver sans musique parce que sinon ça serait tristouné.
[SPEAKER_00]: La route vous paraît moins longue.
[SPEAKER_00]: Est-ce qu'il y aurait quand même, parce que toi tu as côtoyé beaucoup de routiers ?
[SPEAKER_00]: Souvent, vous vous retrouviez dans les routiers sont sympas, dans les cafétérias, discutant.
[SPEAKER_01]: Disons, moi, j'ai écouté les routiers sont sympas, mais... Non, je parle des routiers.
[SPEAKER_00]: Tu as connu des potes routiers.
[SPEAKER_00]: Vous avez souvent discuté de lui.
[SPEAKER_00]: Quels sont, d'après toi, si tu devais donner un trio de tête des chanteurs par routier ?
[SPEAKER_00]: Le trio chanteur-routier.
[SPEAKER_00]: Quels étaient les plus fortes rotations de cassettes d'artistes français dans les cabines de routiers ?
[SPEAKER_00]: Il y a Sardou,
[SPEAKER_00]: Sardou, peut-être que tout le monde ne l'aime pas.
[SPEAKER_00]: Mais bon, d'après toi, quels étaient les artistes qui étaient le plus aimés des routiers ?
[SPEAKER_00]: Les chanteurs, les trois chanteurs.
[SPEAKER_00]: Qui étaient tout le temps dans les cabines, à tourner la tue-tête.
[SPEAKER_00]: De toute manière, il est libre, Max.
[SPEAKER_00]: Non, mais on parle des artistes, pas des chansons, mais des groupes.
[SPEAKER_00]: Les chanteurs, c'est Johnny Hallyday, à mon avis.
[SPEAKER_01]: Ouais, mais ça, dans Johnny Hallyday, je pense Elvis Presley.
[SPEAKER_01]: Sardou, peut-être.
[SPEAKER_01]: Bah oui, sûrement.
[SPEAKER_01]: Les trois ténors.
[SPEAKER_01]: Voilà.
[SPEAKER_00]: Sinon, après, bon... Jacques Brel, quoi que les routiers, non, peut-être pas.
[SPEAKER_00]: C'est de la merde.
[SPEAKER_00]: Un sens, non.
[SPEAKER_00]: Léo Ferré, non.
[SPEAKER_00]: Je sais pas, parce que ça dépend des... Peut-être, je pensais à un truc...
[SPEAKER_00]: Je sais, Jérôme ?
[SPEAKER_00]: Je pense, oui.
[SPEAKER_00]: C'est Jérôme, Mike Brandt.
[SPEAKER_00]: Mike Brandt, c'est... Ça devait tourner, ça doit aller boutique.
[SPEAKER_01]: Frédéric François ?
[SPEAKER_01]: Non, plus...
[SPEAKER_01]: C'est Jérôme et Mike Brandt aussi.
[SPEAKER_01]: C'est Jérôme ?
[SPEAKER_01]: Non.
[SPEAKER_01]: Je viens de le lire.
[SPEAKER_01]: Non, je voulais dire Frédéric François ?
[SPEAKER_01]: Je pense pas, non.
[SPEAKER_01]: Ça dépend, parce que maintenant, t'as des jeunes qui sont...
[SPEAKER_00]: On parle de l'époque.
[SPEAKER_00]: Les années 70-80, quand t'étais routier.
[SPEAKER_00]: Ah mais moi j'aimais bien tout.
[SPEAKER_00]: Moi je parle pas de toi, je parle des routiers en général.
[SPEAKER_00]: Non mais je pense que...
[SPEAKER_00]: Si tu devais donner trois chanteurs les plus écoutés par les routiers... Sardou, Sardou, Alidé, Mike Brandt et...
[SPEAKER_00]: C'est Jérôme, voilà.
[SPEAKER_00]: Il en a cité quatre dans les trois.
[SPEAKER_00]: Ils vont se serrer un peu, on mettra deux ex aequo.
[SPEAKER_01]: Non mais ce qu'il y a, c'est qu'après il y a eu la Cibi.
[SPEAKER_00]: Avant d'aller vers la Cibi et de revenir dans ton métier de routier, on va se retourner vers le site officiel de...
[SPEAKER_00]: De Sardou ?
[SPEAKER_02]: Tout à fait, j'ai trouvé les paroles et des extraits en audio aussi.
[SPEAKER_02]: Alors, attends, il faut que tu lèves la tranche audio.
[SPEAKER_02]: C'est en train de se connecter, là, deux secondes.
[SPEAKER_00]: Tu te souviens, Gérard ?
[SPEAKER_00]: Alors, t'as les paroles, Gégé ?
[SPEAKER_00]: Un peu de lumière, on va lui mettre un peu de lumière.
[SPEAKER_02]: C'est écrit petit, ouais.
[SPEAKER_00]: Alors, Gérard va nous interpréter.
Vas-y.
[SPEAKER_00]: Le son n'est pas très bon.
[SPEAKER_00]: On va essayer de faire des petites améliorations.
[SPEAKER_00]: Il y aura un petit peu de crachat sur la ligne, mais on va essayer d'avoir mieux.
[SPEAKER_00]: C'est pas ça ?
[SPEAKER_02]: Non mais c'est des extraits.
[SPEAKER_02]: Un accident.
[SPEAKER_02]: C'est des extraits de 30 secondes sur Internet.
[SPEAKER_02]: Fini à blanc.
[SPEAKER_02]: Pour moi c'est mort, tout mon corps saigne, mais reste-t-il un survivant ?
[SPEAKER_02]: Je vous en prie, trouvez ma femme, mais n'appelez pas mes parents.
[SPEAKER_00]: T'es prêt ?
[SPEAKER_02]: C'est plus marrant, c'est moins désespérant, en chantant.
[SPEAKER_00]: Ah, c'est en chantant, j'ai d'accord.
[SPEAKER_00]: Et tu voulais, il n'y avait pas, je m'envole ou je vole ?
[SPEAKER_02]: Si, mais c'est pas au point leur truc.
[SPEAKER_00]: C'est pas au point ?
[SPEAKER_00]: En chantant.
[SPEAKER_02]: Petit, en chantant.
[SPEAKER_02]: Sors-moi tout le... Rigaud, sors-moi tout le...
[SPEAKER_02]: L'intégral ?
[SPEAKER_02]: L'intégral de... Bon, eh, remets du papier dans la privation.
[SPEAKER_00]: Alors, chanson d'origine a cappella, t'as les textes, tu te regardes la mélodie, quand même.
[SPEAKER_02]: Petit, petit, petit, petit, petit, petit, petit, petit, petit, petit, petit, petit, petit, petit, petit, petit, petit, petit, petit,
[SPEAKER_02]: ... ... ... ... ...
[SPEAKER_02]: Sous-titrage ST' 501
[SPEAKER_02]: Mes chers parents, je parle, je vous aime et je parle, vous n'aurez plus d'enfants ce soir.
[SPEAKER_02]: Je ne m'en puis pas, je vole, comprenez bien, je vole, sans pumer, sans alcool, je vole, je vole.
[SPEAKER_01]: C'est jeudi, il est 5h du matin, j'ai bouclé ma petite valise et je traverse doucement l'appartement à dormir.
[SPEAKER_01]: J'ouvre la porte d'entrée en retenant mon souffle et je marche sur la pointe des pieds comme le soir où je rentrais après minuit.
[SPEAKER_01]: Voilà.
[SPEAKER_01]: Continue, continue.
[SPEAKER_00]: Non mais c'est bon, j'ai plus rien.
[SPEAKER_00]: Dommage.
[SPEAKER_00]: Je refais le refrain ?
[SPEAKER_02]: Mes chers parents, je pars, je vous aime et je pars, vous n'aurez plus d'enfants ce soir.
[SPEAKER_02]: Je ne m'en fuis pas, je vole, comprenez bien, je vole, sans fumer, sans alcool, je vole, je vole.
[SPEAKER_02]: Et voilà, terminé.
[SPEAKER_00]: Pas mal, bravo !
[SPEAKER_00]: Donc Sardou, pièce importante.
[SPEAKER_00]: On revient dans le...
[SPEAKER_00]: On va terminer là-dessus parce qu'on aurait pu continuer.
[SPEAKER_00]: On fera une autre émission, on reparlera parce qu'on n'a pas eu le temps de tout parler.
[SPEAKER_00]: C'est bien, c'est sympa de parler comme ça.
[SPEAKER_00]: Dernier sujet qui tient à cœur.
[SPEAKER_02]: Oui, juste une petite question très intéressante parmi les milliers de connectés sur Internet.
[SPEAKER_02]: Il y a un roco tout à l'heure, il voulait savoir à partir de quel âge as-tu commencé à porter la moustache ?
[SPEAKER_02]: Ah oui, c'est vrai.
[SPEAKER_02]: Il y a tellement de trucs dont on aurait aimé parler.
[SPEAKER_02]: La moustache.
[SPEAKER_00]: Ben, depuis l'âge de...
[SPEAKER_00]: En avant ?
[SPEAKER_00]: 17 ans.
[SPEAKER_00]: Oh, chaud !
[SPEAKER_00]: T'as des photos de toi quand t'avais 17-20 ans avec la moustache ?
[SPEAKER_00]: Non.
[SPEAKER_00]: Non, t'as pas de photos de toi quand t'étais plus jeune ?
[SPEAKER_00]: Non.
[SPEAKER_00]: Non, rien du tout.
[SPEAKER_00]: Ok.
[SPEAKER_00]: Alors, la Cibi pour terminer.
[SPEAKER_00]: La Cibi, ça a toujours été ma passion.
[SPEAKER_00]: Ça a été la révolution pour toi.
[SPEAKER_00]: La Cibi, ça a été à l'époque, pour les routiers dans les années 70, ce qui est aujourd'hui pour un jeune de 19 ans, l'Internet.
[SPEAKER_00]: C'est un peu le...
[SPEAKER_01]: Disons maintenant, c'est que la Cibi, je pense que...
[SPEAKER_01]: À l'époque, c'était la Révolution.
[SPEAKER_01]: Oui, mais ça, la Cibi, on en voit toujours encore avec des codes Cibi sur le rebord du volant.
[SPEAKER_01]: Mais je sais que la Cibi, ça a été au départ un truc dingue.
[SPEAKER_01]: Même les jeunes, je vois, à 8-9 ans, ils prenaient la poli.
[SPEAKER_01]: C'était la poli même avec la CB portable.
[SPEAKER_00]: Ah, il y a eu une CB portable.
[SPEAKER_00]: Comme les téléphones portables, il y a eu de la CB portable.
[SPEAKER_01]: C'était un genre de taki-walki, en forme de mallette, et ils se parlaient entre eux et tout.
[SPEAKER_01]: C'était génial.
[SPEAKER_01]: Je pense que ça a été le truc le mieux vendu en France.
[SPEAKER_00]: D'accord.
[SPEAKER_00]: On va conclure là-dessus.
[SPEAKER_00]: On va aller vers ton débat sur les relations amoureuses.
[SPEAKER_00]: C'est sympa de parler comme ça.
[SPEAKER_00]: Non, mais on peut aller jusqu'à 1h15, moi, ça ne me dérange pas.
[SPEAKER_00]: Non, mais on en fera d'autres nuits comme ça, c'est sympa.
[SPEAKER_00]: Non, mais on peut aller jusqu'à 1h15.
[SPEAKER_00]: Non, on en fera d'autres promis.
[SPEAKER_00]: Il vaut mieux que les gens restent sur leur faim et on en demande question.
[SPEAKER_00]: Je vais terminer.
[SPEAKER_00]: Puisque tu parlais d'une invention géniale, et que ça s'est super bien vendu, la Cibi, tu peux me citer peut-être 2, 3 ou 4, 5 inventions qui, depuis le début du siècle, donc depuis l'an 0, pour toi, ont le plus marqué les gens ?
[SPEAKER_00]: Depuis la...
[SPEAKER_00]: Sur quoi ?
[SPEAKER_00]: Sur la Sybie ?
[SPEAKER_00]: Non, dans le monde depuis l'an 1000, depuis l'an 0.
[SPEAKER_00]: La naissance de Jésus, tout ça, depuis 2000 ans.
[SPEAKER_00]: Quelles ont été pour toi les plus belles inventions ?
[SPEAKER_00]: La révolution pour l'être humain.
[SPEAKER_00]: Moi, je peux te dire qu'à l'heure actuelle...
[SPEAKER_01]: Pour toi ?
[SPEAKER_01]: Pour moi, ça a été l'invention de l'Internet.
[SPEAKER_01]: Ça, au début, moi, je n'ai pas connu.
[SPEAKER_01]: Je suis né qu'en 61, donc t'as qu'à voir.
[SPEAKER_02]: L'Internet, ça date depuis quand, Rigo ?
[SPEAKER_02]: Bien avant.
[SPEAKER_02]: Bien avant, ouais.
[SPEAKER_02]: C'est vieux, c'était l'armée qui s'en servait avant.
[SPEAKER_00]: Tu parles de l'armée en 1870, bien avant.
[SPEAKER_00]: Avant les premières guerres mondiales.
[SPEAKER_00]: Pour communiquer entre les pays.
[SPEAKER_00]: C'est vieux Internet.
[SPEAKER_00]: On a du retard.
[SPEAKER_00]: Sur certains pays, on a du 400-500 ans de retard.
[SPEAKER_00]: Non, mais ce qu'il y a, c'est que...
[SPEAKER_00]: Alors, donc, t'as l'Internet ?
[SPEAKER_00]: Bon, l'Internet, la Cibi, bien sûr... Non, mais dans les inventions du monde, pour toi, c'est ça ?
[SPEAKER_00]: Tu parles des plus grandes inventions que de l'être humain.
[SPEAKER_00]: Ah non, mais moi, j'ai pas connu de... Non, mais c'est pas grave pour toi, qualité.
[SPEAKER_00]: Oh, téléphone !
[SPEAKER_01]: Oh, téléphone portable, tout ça... Non, mais t'es...
[SPEAKER_01]: Sans plus, je ne peux pas te dire exactement.
[SPEAKER_00]: Non, mais toi, pour toi, d'après toi, les choses les plus fabuleuses, l'électricité, le téléphone, l'avion, le bateau, la voiture, le nucléaire, j'en sais rien.
[SPEAKER_00]: Non, pour toi, c'est Internet.
[SPEAKER_01]: La CB.
[SPEAKER_01]: Non, la CB et l'Internet, téléphone, c'est tout.
[SPEAKER_01]: Le reste, pour moi, rien.
[SPEAKER_01]: Tu ne trouves pas que c'est une belle invention d'avoir inventé la voiture ou le téléphone ?
[SPEAKER_00]: Non, je viens de dire le téléphone.
[SPEAKER_00]: L'électricité, par exemple, ça n'a pas été une belle invention pour toi ?
[SPEAKER_01]: Non.
[SPEAKER_01]: Ce que j'ai bien plus aimé, c'est l'invention des camions sur la route, c'est tout.
[SPEAKER_01]: Parce que comme j'étais routier, moi je pense plus à eux que... Ouais, c'est normal.
[SPEAKER_00]: C'est sur cette belle parole donc...
[SPEAKER_00]: C'est normal que je pense à...
[SPEAKER_00]: Les plus belles inventions, Gérard, que l'être humain ait pu créer depuis ces 100 dernières années, donc depuis la création du monde, c'est la CB, l'Internet, le portable, et également l'invention des camions sur les routes.
[SPEAKER_00]: Pour les routiers, eh ben dis donc, avec ça, on est bien barrés.
[SPEAKER_00]: Gérard, on aura le cas où on referme des nues où nous parlerons comme ça tous les deux, en tête à tête ?
[SPEAKER_00]: La nuit est loin d'être terminée.
[SPEAKER_00]: On a fait un tiers de cette nuit consacrée à Gérard.
[SPEAKER_00]: Puisque maintenant, direction le débat de Gérard.
[SPEAKER_01]: Mais avant que tu lances ton disque, on va quand même saluer tous ceux qui sont sur les routes.
[SPEAKER_01]: Les nuitels, les millepattes, les infirmières, ceux qui sont en prison.
[SPEAKER_01]: Et les veilleurs de nuit, on passe à vous.
[SPEAKER_01]: Et on se retrouve tout de suite après pour le débat de Gérard sur les relations amoureuses.